Petites réflexions

Publié le 29 Décembre 2015

Les villes fêtent l’abaissement de Dieu à grand renfort de luxe, les campagnes, faute de ressources, observent ce qu’on appelle la convenance du sujet. C’est mieux, parce que c’est plus bucolique.
À la ville, les parures vous cachent l’esprit de la fête ; à la campagne, tout contribue à le faire ressortir. Là, sans être ému, vous admirez les œuvres de l’homme, en oubliant celles de Dieu ; ici, vous admirez Dieu, sans presque vous arrêter à l’homme. À la campagne, on communie, on prie, on pleure de joie, pendant que nos enfants, à l’orgue, chantent ensemble : gloire à Dieu et paix aux hommes, et cela suffit ; le cœur n’en demande pas plus, l’intelligence ne trouve rien à redire.
Wilfrid Larose (1863-1936), La messe de Minuit

Rédigé par Cdl Balthasar

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