Publié le 1 Octobre 2014

Mise en boite

On peut fabriquer ses petites boites pour offrir, car le contenant ça compte aussi, mais pour les plus pressés, il y a CECI !

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Le moleskine d'Amandine

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Publié le 1 Octobre 2014

Saint Rémi, aujourd'hui, nous permet de rester dans les prodiges de Dieu !

La vie de saint Rémy a été écrite par Hincmar, archevêque de Reims.

I. La naissance de ce glorieux docteur et confesseur de la foi a été prophétisée par un ermite, dans les circonstances que voici. Au moment où la persécution des Vandales désolait toute la France, un saint ermite, qui était aveugle, priait avec ardeur pour la paix de l’Église des Gaules. Or un ange lui apparut et lui dit : « Sache que la femme qui s’appelle Ciline mettra au monde un fils du nom de Rémy, qui délivrera son peuple des attaques des méchants ! » Aussi l’ermite, dès qu’il s’éveilla, se fit-il conduire à la maison de Ciline et lui raconta sa vision. Et comme la dame refusait d’y croire, – car elle était déjà vieille, et avait renoncé à l’espoir d’enfanter, – l’ermite lui dit : « Sache que, lorsque ton enfant aura pris le sein, tu n’auras qu’à me frotter les yeux de ton lait pour qu’aussitôt je recouvre la vue ! » Et tout arriva, en effet, de cette façon.

Dès sa jeunesse, Rémy évita le monde et entra dans un couvent. Mais à vingt-deux ans sa renommée, sans cesse croissante, lui valut d’être choisi par tout le peuple pour l’archevêché de Reims. Et c’était un homme d’une telle douceur que, quand il mangeait, les moineaux venaient sur sa table, et qu’il les nourrissait dans le creux de sa main. Ayant été un jour reçu dans la maison d’une dame, et apprenant que celle-ci n’avait plus de vin, saint Rémy entra dans sa cave, fit un signe de croix sur le tonneau ; et voici que le vin en jaillit en telle abondance que toute la cave s’en trouva inondée.

Le roi de France Clovis était alors païen, et sa pieuse femme ne parvenait pas à le convertir. Mais un jour, se voyant menacé par l’immense armée des Allemands, il fit vœu au Dieu qu’adorait sa femme de se convertir à lui, s’il lui accordait la victoire sur ses ennemis. Et Dieu lui accorda la victoire, de sorte qu’il se rendit auprès de saint Rémy et demanda à être baptisé. Mais, en arrivant aux fonds baptismaux, l’évêque et le roi s’aperçurent que le saint chrême manquait ; et voici qu’une colombe, fendant les airs, apporta dans son bec une ampoule pleine de saint chrême, dont le prélat oignit le roi. Et cette ampoule se conserve dans l’église de Reims, où elle sert, aujourd’hui encore, au sacre des rois de France.

II. Longtemps après, Génébald, homme sage et pieux, qui avait épousé la nièce de saint Rémy, mais s’était séparé d’elle, d’un commun accord, par scrupule de piété, fut ordonné évêque de Laon par saint Rémy. Mais comme ce Génébald avait permis à sa femme de venir souvent s’instruire auprès de lui, ces fréquents entretiens allumèrent le désir dans son âme, et le firent tomber dans le péché. Et la femme, ayant mis au monde un fils, manda cette nouvelle à l’évêque, qui, rempli de honte, lui dit : « Puisque cet enfant est le résultat d’un larcin, je veux qu’il s’appelle Larron ! » Mais plus tard, il permit de nouveau à sa femme de venir s’instruire auprès de lui, et de nouveau il finit par se précipiter dans le péché. Et comme, cette fois, sa femme mit au monde une fille, il dit : « Je veux que cette fille s’appelle Renarde ! » Puis, rentrant en lui-même, il alla se jeter aux pieds de saint Rémy, et le pria de lui ôter du cou l’étole épiscopale. Mais saint Rémy s’y refusa ; et après l’avoir doucement consolé, il l’enferma pendant sept ans dans une cellule, et, durant cet intervalle, gouverna lui-même son diocèse. Or, la septième année, comme Génébald célébrait sa messe, un ange lui apparut, qui lui annonça que son péché lui était remis, et lui ordonna de quitter sa cellule. Alors Génébald répondit : « Je ne le puis pas, car mon maître Rémy a fermé cette porte et l’a scellée de son sceau. » L’ange lui dit alors : « Afin que tu saches que le ciel s’est rouvert, cette porte va s’ouvrir sans que le sceau soit brisé ! » Et aussitôt la porte s’ouvrit. Mais alors Génébald, se jetant en croix sur le sol, dit : « Si même le Seigneur Jésus venait me mettre en liberté, je ne sortirais pas d’ici sans y être autorisé par mon chef Rémy, qui m’a enfermé ! » Alors saint Rémy, mandé par l’ange, vint à Laon, et replaça Génébald sur son siège épiscopal ; et Génébald persévéra dans la piété jusqu’à sa mort, et Larron, son fils, lui succéda sur son siège, et mérita même d’être canonisé. Enfin saint Rémy s’endormit en paix, vers l’an 500. Le jour de sa fête est aussi celui où se célèbre la naissance de saint Hilaire, évêque de Poitiers.

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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Publié le 1 Octobre 2014

Foin de cheveaux secoués ou de Saints du corridor aujourd'hui ! C'est la petite Thérèse de l'Enfant Jésus qui nous enchante aujourd'hui !

N'a t'elle pas promis une pluie de roses et de graces ? Ses écrits, simples et merveilleux peuvent en rebuter certains par le côté fleur bleue, mais valent la peine d'être lus !

Bonne journée

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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Publié le 30 Septembre 2014

On n'oublie pas 

l'équipe du blog sera en grande partie réunie à Bordeaux pour la manif de dimanche !

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Avis et mises à jour

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Publié le 30 Septembre 2014

L'église collé à la muraille, vue de côté
L'église collé à la muraille, vue de côté

L'église des Saint-Anges (dediée à tous les saints) du corridor était, elle aussi, située dans le Rione Borgo.


Son nom vient du fait qu'elle a été construite derrière les murs de ce qu'on appelle maintenant le passage du Borgo, c'est à dire la muraille qui relie le Vatican au chateau Saint Ange. A une époque plus lointaine, les guides la donne sous d'autres vocables

( Castellum Sancti Angeli, Sancti Angeli di Borgo...) de sorte qu'elle fut confondue avec d'autres églises du secteur à cause de son vocable et de la proximité du chateau Saint Ange

L'église a été reconstruite sur une ancienne église (XI siècle) en 1564 en tant que siège de la confrérie de Saint Michel, dont la fondation date du XIIIe ou XIVe siècle.

À l'époque du pape Eugène IV annexé au côté de l'église , il y avait t un hôpital tenu par cette confrérie de laïcs.

La confrérie unie en 1968 à celle de l'Esprit Saint, existe toujours mais n'a plus son siège en cette église, qui a été démoli en 1939-40 pour mettre en évidence la muraille

L'église de Santa Maria Annunziata au Borgo, accueille un grand nombre de meubles et mobilier de l'église détruite.

Je n'ai hélas pour celle ci aucune description architecturale, mais des photos:

Façade de l'église

Façade de l'église

Oratoire collé à l'Eglise sur le côté

Oratoire collé à l'Eglise sur le côté

Aquarelle: on voit bien l'église et l'oratoire

Aquarelle: on voit bien l'église et l'oratoire

Aquarelle: destruction de l'église

Aquarelle: destruction de l'église

Situation actuelle

Situation actuelle

Copie d'une des oeuvres perdues dans la destruction

Copie d'une des oeuvres perdues dans la destruction

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Histoire, #Ecclésial, #Culture, #Voyages

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Publié le 30 Septembre 2014

Eglises détruites de Rome: L'église des cheveaux secoués !
A quelques pas du Vatican, sur une jolie petite place, se dessait autrefois fièrement une belle église sous le vocable de Saint Jacques de Scossa-Cavalli (en un ou deux mots, les deux orthographes existent), Saint Jacques de cheveaux secoués !
L'église semble avoir sa première référence documentaire sous le règne du pape Léon IX (1049-1054), sous le vocable de San Salvatore in Bordonia. Egalement appelée San Salvatore in Portico, parce que juste à l'est de la principale porte d'entrée de l'enceinte du Vieux-Saint-Pierre. Puis, à la fin du 12ème siècle, nous la retrouvons sous le vocable de Scossa Cavalo
Les premières références à la dédicace de Saint-Jacques datent en fait de 1275 et 1277, où le nom est donné comme Scossa Cavallo (ou Cavalli) apparait subitement !
L'impératrice Hélène, mère de Constantin , envoya de saintes reliques concernant Notre Seigneur Jésus Christ avec l'ordre de les placer dans Saint-Pierre; mais quand le char qui les portait passa devant Saint-Jacques, il fut arrêté par une main invisible, et les chevaux presque renversés du contre-coup. De là le nom de Scossacavalli donné à Saint-Jacques , qui eut les reliques
Cette église possédait donc la pierre sur laquelle Jésus-Christ fut circoncis, on voyait l'empreinte d'un des talons du jeune enfant; cette pierre était sur l'autel de la Présentation.
On conservait aussi, sur l'autel de sainte Anne de cette église , la table de marbre qui avait été préparée pour le sacrifice d’lsaac.
Notons que l’origine du nom peut aussi venir de fraquements de statues equestres découvertes dans cette zone à cette époque
C'était une petite église paroissiale dont la forme originale était rectangulaire avec façade sur le Borgo Vecchio.
Confiée à la garde du chapitre de Saint-Pierre au Moyen-Age, la responsabilité de sa reconstruction-rénovation a été transféré à la paroisse de la Confrérie del Saint Sacrement en 1520, laquelle est devenue une Archiconfrérie en 1568, ( initialement basée à Santa Maria della Purità à Borgo proximité)
L'église a été entièrement reconstruite, donc,au début du 17ème siècle, aux environs de 1601 !
La confrérie a fourni une sainte chapelle Sacrement séparé juste à l'est, avec une entrée au le long du Borgo Vecchio. Cette chapelle a été importante, aussi longtemps que l'église principale était large et avec comportait un dais. L'autel a été consacré à Saint-Sébastien, de sorte qu’on a pu croire à l’existence de deux églises en ce lieu ce qui n’était pas le cas !
L’architecte principal fut Giovanni Battista Cerasa.
Une visite de 1662 décrit tous les paroissiens comme étant «très pauvres». Il a également noté que la chapelle du Saint Sacrement n'avait pas été terminé, la façade incomplète, et que la confraternité avait du mal à entretenir le tout ! de fait l’église n'a jamais été terminée.
L'église et la chapelle ont été démolis en 1936 pour faire place à la Via della Conciliazione. Certaines des fresques qu'il contenait survivent au Museo di Roma.
Comment la trouver de nos jours ?
Cherchez le ‘Palazzo Giraud’ sur le côté nord de la Via della Conciliazione, et prenez une ligne à travers la route de la fenêtre du milieu à droite de l'entrée principale. Vous êtes sur la ligne de la façade de l'église. L'église était dans ce qui est aujourd'hui une des rues principales.
L'église était sur ​​le côté est de la place Scossacavalli, à l'angle de Borgo Vecchio. Son plan était curieux basée sur un parallélogramme plus large que cela ne le laissait apparaitre de dehors. Les parois latérales étaient inclinées légèrement vers la gauche à partir de la façade. Il n'y avait pas d’ abside ou de presbyterium séparé.
En dépit de sa taille, la disposition était celle d'une nef et bas-côtés de trois travées. La nef centrale était deux fois plus large que les allées, et les arcades qui soutennaient les trois voûtes en berceau étaient sur ​​deux colonnes doriques sur chaque côté. Les voûtes des bas-côtés ont eu deux pilastres correspondants attachés aux parois latérales.
Les voûtes des bas-côtés faisaient la moitié de la hauteur de la voûte de la nef, mais avaient exceptionnellement des logias au-dessus qui étaient accessibles par des escaliers au-delà du mur arrière de l'église.
La nef de droite avait trois logias de taille identique, mais l'allée de gauche avait une petite logia et une plus grande à la place de deux. Ces deux ensembles de logia ont été éclairés par trois fenêtres verticales rectangulaires dans chacune des parois latérales, qui à l'extérieur étaient plus de trois fenêtres carrées insérés dans la retombée des voûtes des bas-côtés. Il y avait une grande fenêtre en demi lune dessus de l'entrée et un autre donant sur l'autel, mais pas directement dans les murs de la nef ! Elle donait au dessus des arcades.
La chapelle du Saint Sacrement a une nef rectangulaire, et une petite abside rectangulaire transversale. L'accès interne se faisait par la sacristie, dont la porte était à la gauche de l'autel principal de l'église.
La façade a deux étages, le premier beaucoup plus élevés que la seconde. Le tout a été rendu en orange pâle, avec des détails architecturaux en blanc.
Le premier étage a eu six pilastres doriques gigantesques, dont trois régulièrement espacés de chaque côté de l'entrée avec deux sur les coins. Ceux-ci ont appuyé un entablement. L'entrée a un fronton brisé soulevée au sommet, et surtout une grande fenêtre en demi lune dans un cadre large, et des moulages courant vers les coins inférieurs interrompus par les pilastres.
Il y avait quatre niches en plein cintre entre les pilastres de chaque côté, deux en dessous du moulage mentionnée ci-dessus et deux au dessus .
Le second étage a un faux fronton formé par le pignon, et un moulage en cours d'exécution à partir des lignes de toit latérales sur les lignes prises à partir des bords intérieurs de la paire intérieure de pilastres du premier étage.
Il a été interrompu par une énorme tablette dans un cadre baroque portant une inscription dédicatoire court.
Au-delà de la paroi latérale, il y avait un bâtiment domestique, sans doute la maison du prêtre, puis la façade inachevée de la chapelle du Saint-Sacrementqui comportait une fenêtre rectangulaire sous un fronton triangulaire.
Le maître-autel contre le mur du fond, n’avait pas presbyterium. Il avait un retable représentant la Cène par Giovanni Battista Ricci da Novara dessiné de sa main, peint par un disciple, et un tabernacle en marbre polychrome d’afrique, par Giovanni Battista Ciolli. Il y avait deux autels latéraux. Celle de gauche a été consacré à la circoncision du Christ, et le retable était de même provenance ainsi que le rétable de la chapelle de droite qui a été consacrée à la Nativité de Notre-Dame. Les fresques au dessus de ce dernier autel étaient d’Ambrogini.
La chapelle du Saint Sacrment avait une fresque sur sa voûte du plafond montrant Dieu le Père, et les parois latérales montraient les quatre médecins latin. Tous deux étaient de Vespasien Strada. Le retable de l'autel montrant Saint-Sébastien, était de Paolo Guidotti.
Dans Itinéraires d'un Brugeois en Italie et en Sicile (1821-1823) Par André Jacopssen, on trouve quelques éléments annexes (photo de couverture de l'article)
Aquarelles faites avant la demolition

Aquarelles faites avant la demolition

Aquarelles faites avant la demolition

Aquarelles faites avant la demolition

ancienne vue de la place et de l'église

ancienne vue de la place et de l'église

Photo de la démolition

Photo de la démolition

photo de la demolition

photo de la demolition

aquarelles faites lors de la démolition

aquarelles faites lors de la démolition

aquarelles faites lors de la démolition

aquarelles faites lors de la démolition

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Histoire, #Ecclésial, #Voyages

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Publié le 30 Septembre 2014

En prélude à ce dont je vais vous parler aujourd'hui, voici une petite video qui retrace le Borgo quartier près le Vatican, tel qu'il fut avant sa profonde restructuration ! Le sujet a déjà été abordé par Balthasar et Adso sur ce blog, (lien) mais ces nouvelles recherches illustrées par une video sont plus "vivants"

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Histoire

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Publié le 30 Septembre 2014

David Teniers  Saint Jérôme -1643
David Teniers Saint Jérôme -1643

les amis, et Laus Deo ! Aujourd'hui entre autres choses, un second article de notre ami Baglialto sur les églises disparues de Rome. Il prévoit déjà de s'interesser à celle des grandes villes françaises !

Le beau temps est revenu et les stigmates des intempéries sont impressionantes ! heuresusement les cousins de Tite Rose à Montpellier ont été épargnés, mais ce fut dantesque !

Je vous souhaite une bonne journée en compagnie de Saint Jérôme à qui nous devons la Vulgate !

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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Publié le 29 Septembre 2014

A la recherche des églises détruites

Un vieux guide de Rome, que j'ai retrouvé l'autre jour en rangeant ma bibliothèque, me fait état d'eglises aujourd'hui disparues, (j'en connaissais deux sur les 4 mentionnées) ! J'ai donc entrepris quelques recherches que je vais vous livrer en de petits articles !

On y va ?

Wiki nous parle des

Tituli chrétiens à Rome

Dans la ville de Rome, titulus désigne le nom donné aux bâtiments privées transformés en lieux de cultes paléochrétiens - également appelés domus ecclesiae - d'après le nom du propriétaire du lot ou de l'immeuble assigné à cet usage, nom qui sera progressivement remplacé par des noms de saints ou d'évêques romains. Ces lieux de cultes domestiques apparaissent à partir du ive siècle, associés aux premières églises et basiliques chrétiennes. Les actes du synode romain de 499 mentionnent 25 tituli correspondant à des districts de Rome, établissant ainsi un découpage administratif de l'Église romaine5. Le mot titre est encore utilisé dans la dénomination de certains cardinaux romains6.

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Je compile ici les infos de deux guides de Rome, un du XVIIIème, et un de 1878 (qui plus est, en anglais) !

Je vais donc commencer par un des Titulus disparus, le Titulus Matthaei in Via Merulana (dont le nom vient des trophés de Marius, le Consul qui y furent placés ) sur l'axe de Ste Marie Majeure vers le Latran !

Le monastère et l'église se trouvaient au croisement de la Via Machiavelli

San Matteo in Via Merulana est un titre cardinalice. Le titre est établi une première fois en 112 par le pape Alexandre Ier. Le pape Grégoire Ier (590-604) supprime le titre en 600. Le titre est établi de nouveau en 1517 par Léon X et est supprimé en 1801. En 1775, l'église est déjà délabrée et le titre n'est plus octroyé depuis 1776. Le titre est transféré à Santa Maria della Vittoria en 1801.

On trouve mention, des rémissions et indulgence données en la fête de Saint Mathieu dans un ouvrage de 1616: "Il y à plenière remission des pechez le iour de sainct Matthieu, & chasque iour mill'ans, et autant de quarantaines d'Indulgence, & la remission de la septiesme partie des pechez."

Loin d’être une église insignifiante il semblerait qu’elle ait été édifiée au IVème siècle.Son titre apparait au synode de 499, mais disparait vers le VIème siècle, le titre ayant peut être été transferé à l’eglise des Saint Marcellins et Pierre du latran . Cette opinion est contestée, et il n'y a aucune preuve directe de subsistance du titre avant sa réintroduction au XVIème siècle.

L'église du monastère a été restauré par le pape Pascal II en 1110. C’est la première trace établie et la première preuve documentaire directe de l'église.

Sous le règne du pape Innocent III, en 1212 une nouvelle restauration est entreprise et un hospice est établi sur le côté sud.

Cet hospice devient lieu de résidence des membres infirmes de la Maison pontificale à l’époque où le Pape réside au palais du Latran.

L’ensemble (église et hospice) est confié à un ordre de frères connus sous le nom de Frères Croisiers mais cet ordre religieux se désagrège vers la fin du Moyen Age (supprimé en 1656)

L’église leur est retirée en 1477 après avoir été mise sous séquestre dans une sombre affaire. L’eglise est confiée aux frères Augustins.

En 1499 une icône byzantine de la Vierge et l'enfant a été placée dans l’église, après avoir été prétendument volée de son église d'origine en Crète par un marchand italien.

Ce tableau Byzantin, de la Madone du Secours Perpetuel (Elle disparut pendant la révolution française ) est redecouvert au XIXe siècle en 1863 grâce à Michèle Marchi, et le Pape Pie IX la confia aux Rédemptoristes qui la placèrent alors dans l'église Saint-Alphonse nouvellement construite sur le site de l'église Saint-Mathieu. (J'ai un article en préparation sur cette icone !)

Le pape Léon X (1513-1521) rend son titulus à l’église , et le premier cardinal titulaire fut le célèbre humaniste Gilles de Viterbe.

Jusqu'en 1575, l'église était sur ​​la seule route entre le Latran et Santa Maria Maggiore. On construisit ensuite la Via Sant'Matteo, sur la même ligne que l'extrémité sud de l'actuelle rue Merulana mais celle-ci tourne à droite et continue en ligne droite (Via Trofei di Mario) dans ce qui est maintenant la Piazza Vittorio Emanuele II. L'entrée de l'église était sur ​​cette route, et il y avait un portique à colonnes de marbre blanc & noir.

En réponse aux travaux de percement des rues, l'orientation de l'église a été inversé et le portique démoli a été remplacé par une abside.

Sous le règne d'Innocent X (1644-1655) l'église a été enregistrée comme étant à l'abandon, et a perdu sa relique du bras de saint Matthieu au profit de Santa Maria Maggiore.

Nouvelle restauration sous le pape Clément IX (en 1667)

Le secteur reste assez rural voir campagnard (Vignes, patures pour les cheveaux des grandes familles locales) jusqu’à une époque assez avancée au XIXe siècle, bien que certaines villas somptueuses dans un vaste terrain aient été construits dans les deux siècles précedents.

L’ensemble a été démoli en 1810 pendant l'occupation française, apparemment dans le but d'élargir la Via Merulana. Cependant, l'église n'était pas dans l'emprise de ce chemin et la raison pour laquelle les Français la détruisirent ainsi le couvent, semble être un petit mystère. Le site a été tout simplement laissé vacant, jusqu'à la nouvelle campagne d’urbanisation suite à la prise de Rome

L'icône vénéré a été transféré d'abord à Santa Maria de Posterula en 1819, puis en 1866 à Saint Alphonse de Liguori sur l’Esquillin partiellement construite sur le terrain de notre église Saint Matthieu.

L’abside se situait dans la Via Machiavel juste au sud-ouest de l'intersection avec la Via Giusto.

L'église moderne de Sant'Elena all'Esquilino est sur le site de la nef.

Ce n'était pas une grande église par sa taille. Le plan était un simple rectangle, avec une petite et peu profonde abside rectangulaire avec un arc de triomphe, lequel se trouvait sur le site de l'ancien portique d'entrée sur la Via di San Matteo. Il y avait deux chapelles latérales se faisant face les uns des autres, mais celles-ci ne sortaient pas du quadrilatère. Elles comportaient une paire de pilastres chacunes.

L'entrée de la Via Merulana se faisait par une cour ouverte sur la rue avec l’unique entrée à l'extrémité. A droite de la façade : l'entrée au couvent. Cela formait deux ailes en forme de L; l'une était le long du côté sud de l'église, et l'autre le long du côté ouest de la Via di San Matteo. Un passage à arcades courait de l'entrée principale, le long du côté sud de l'ancienne aile et le côté ouest de cette dernière aile vers l'autre entrée sur la Via di San Matteo. Le jardin des moines était dans le triangle des deux rues au sud.

La voûte de plafond faisait reference au pape Clement VII et à Gilles de Viterbe sans que l’on ait plus de précision (fresques, mosaïques ?). Le sol était un bel exemple de l’art Cosmatesque

A Suivre...

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Voyages, #Culture, #Histoire

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Publié le 29 Septembre 2014

Salve

et ça repart, avec ce beau temps d'automne ! Saint Michel nous garde dans la voie étroite qui nous mène au ciel !

Prière à Saint Michel Archange

Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats
Soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous L'en supplions, et vous, prince de la milice céleste, par le pouvoir qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il.

Prière rédigée par le pape Léon XIII, le 13 octobre 1884.

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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