Publié le 4 Novembre 2014

Saint Charles Borromée

Salve, et Laus Deo, quoi de mieux pour bien commencer la journée ??

C'est la Saint Charles Borromée ! Grand cardinal de la Sainte Eglise, ami des pauvres sans affectation ! Vous pouvez, à grand profit, lire sa vie ICI (Très interessant !)

Adso m'a fait suivre vos gentils mails, le fait est que la santé n'est pas très bonne et que mes nombreuses activités m'ont tenue un peu eloignée du blog. Rassurez vous j'ai plein de sujet pour le carnet, et je suis toujours là au moins en union par la prière

Bonne journée !

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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Publié le 3 Novembre 2014

Histoire des chapelles papales Par Gaetano Moroni,Manavit

C'est toujours dans les chapelles des palais apostoliques qu'a lieu cette cérémonie funèbre. Les cierges sont de cire jaune, et le tableau est le même que celui des matines. Les Cardinaux sont revêtus de leurs insignes violets; ils ne rendent point ce jour-là leur obédience ordinaire. Le Pape met l'étole violette, la chape rouge et la mitre lamée d'argent. Les Camériers n'ont point de mitre à porter ce jour-là lorsqu'ils accompagnent le Pontife, et r par conséquent, ils n'en déposent aucune sur la table de l'autel. C'est le Cardinal-Grand-Pénitencier à qui il appartient de célébrer ce jour-là les saints mystères. Deux anciens soprani entonnent l'introït Requiem aeternam, etc., et ensuite le Kyrie, que l'on chante, comme toutes les parties de la messe, sans contre-point, et que l'on finit quand le Pape, descendant du trône, va se mettre à genoux sur son prie-dieu. Le trait est chanté par trois groupes de soprani : le premier chante le verset Absolve; le second, Et gratias, et le troisième, Et lucis; le chœur ayant terminé le verset, le premier groupe entonne le Dies irae, etc.

Le Pape descend une seconde fois de son trône, et va se mettre à genoux devant son prie-dieu un peu .avant l'élévation; il ne revient au trône qu'aux paroles proférées par le Célébrant: Pax Domini sit semper vobiscum. Enfin , le Pontife revient encore à son prie-dieu, où il s'agenouille pendant que le Cardinal-Célébrant chante la postcommunion, après laquelle il monte sur son trône pour faire l'absoute.

Des Clercs de la Chapelle placent devant l'autel un petit catafalque portatif, qui n'est entouré d'aucun cierge, mais seulement recouvert d'une étoffe, noire à lames et broderies d'or. Le Libera est chanté modo andante, et le Pontife, du haut de son trône, fait l'absoute ordinaire, c'est-à-dire qu'il asperge trois fois le catafalque et qu'il l'encense, assisté par les prélats Votants de signature , en cotte et rochet. Si le Pape n'assiste point à la cérémonie, c'est le Cardinal-Célébrant qui fait l'absoute à la manière ordinaire.

La cérémonie funèbre pour les Cardinaux défunts a lieu dans la chapelle apostolique, le surlendemain. C'est le Cardinal-Camerlingue du Sacré-Collége qui chante la messe. On a déjà fait remarquer qu'il n'y avait pas d'obédience rendue au Pape dans les messes funèbres. La Chapelle pour les Cardinaux défunts, établie aussi par Alexandre IV, est tenue le 5 du mois de Novembre: On y observe les mêmes rites, et c'est le Cardinal-Camerlingue qui célèbre les saints mystères, en présense de Sa Sainteté.

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Histoire, #Ecclésial

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Publié le 3 Novembre 2014

En prévision de Noël

Cela change du bête cheval à bascule !

Oeuvres de l'artiste Constantin Bolimond, si je trouve où vous pouvez les acheter, je vous l'indique !

En prévision de Noël

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Le moleskine d'Amandine

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Publié le 3 Novembre 2014

Il parait, que c'était Halloween...

l'autre jour ! Ces animaux ont appréciés !

Il parait, que c'était Halloween...

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Rédigé par Caramelo

Publié dans #Humour

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Publié le 3 Novembre 2014

Mémorial des Zouaves Pontificaux
Mémorial des Zouaves Pontificaux

Il y a, à Rome, un sympathique cimetière jouxtant la non moins sympathique basilique Saint Laurent hors les murs !

C'est le cimetière du Campo Verano !

Mis en service le 3 septembre 1835 lors d'une cérémonie présidée par le cardinal Odescalchi avec grand renfort de prêtres et de fidèles, Stendhal le décrit dans ses écrits et flâneries romaines car il passait devant.

Durant l'occupation Napoléonienne de Rome, un édit interdit l'ensevelissement dans la ville, et c'est ainsi qu'on enterra les habitants en ces lieux !

c'est LE rendez vous des Romains ces jours ci, parce que la majorité de la population jusqu'au milieu des Années 1980 y est ensevelie ! (sauf les papes, la plupart des cardinaux et la famille royale Italienne)

Voici ce qu'on pouvait dire historiquement de ce cimetière, un peu le "Père Lachaise Romain" en 1870 (description la plus fidèle que j'ai pu trouver)

"Un large vestibule, qui sera richement décoré de statues, conduit (depuis la basilique Saint Laurent (note de Baglialto)) dans le vaste Campo Santo à l'Agro Verano. Les tombes de terre, ouvertes sous le pontificat de Grégoire XIV, ont été remplacées par des sépultures nouvelles dans une enceinte quadrilatérale immense, où l'œil s'égare comme s'il con— templait l'espace des temps, et où l'esprit chrétien se recueille dans la pieuse méditation des milliers d'inscriptions funéraires, d'effigies en marbre ou en peinture, de croix enguirlandées de fleurs et de témoignages innombrables d'affection pour de chers défunts.

On acheta les terrains des vignes d'alentour à des prix élevés; on dégagea la basilique de Saint-Laurent en taillant la colline a laquelle elle est adossée, travail ardu et digne de Vespignani. On rendit à la lumière une grande partie du cimetière ancien de Cyriaque, où l'on découvrit çà et là des chapelles avec des peintures échappées aux ravages du temps; et notre Campo Santo acquit l'ordre, l'étendue et une élégance tout artistique. La partie plane contient les sépultures communes, creusées par mesure de salubrité. De petites éminences sont réservées pour les monuments des particuliers, groupés les uns près des autres et mêlant leurs sculptures, leurs édicules, leurs ombrages de cyprès avec une variété infinie d'affectueux témoignages de regrets et d'honneurs. Tout le pourtour est entouré d'un long mur couvert d'inscriptions, et qui, à cause de la nouvelle disposition du terrain, s'étendra encore au loin, mettant en meilleure vue le cimetière ancien.

Au centre du Campo Santo, Pie IX a fait ériger à ses frais une grande chapelle, surmontée d'une croix, ornée d'un portique et soutenue de dix colonnes de caristio, d'imero et de granit d'Égypte, avec un riche autel expiatoire pour les âmes des trépassés et un grand tableau de l'éminent professeur Minardi. La chapelle est pavée de dalles très—historiées. Et lorsque les premiers héros de Castelfidardo et ensuite ceux de Mentana ont donné leur vie pour la défense du trône de Saint—Pierre, Pie IX ordonna que, sur la partie la plus en vue de la colline, s'élevât un monument avec des statues colossales dues au ciseau de l'illustre sculpteur Lucardi, et destinées 21 désigner pour jamais leur mémoire aux louanges de la postérité.

Un portique très-orné avec de larges ailes s'étend commepour embrasser le Campo Santo. Il y a là des monuments qui méritent d'être signalés pour la perfection de leurs sculptures; nous n'en pouvons pas rendre compte; leur nombre et la description de leurs détails dépasseraient les limites de cet écrit.

Cependant les jours s'écoulaient assez tranquilles. Les armes de guerre étaient remplacées par les instruments de paix employés à rappeler à la lumière du soleil les monuments ensevelis dans les ténèbres de la terre. La voie Appienne et la voie Latine laissaient apparaître, au milieu des débris des sépulcres païens, les vestiges de la basilique de Saint—Étienne et les cryptes non encore arrachées au mystère des catacombes de Calixte. Sur la voie Nomentane on découvrait la célèbre basilique du pape Alexandre, amour et merveille des premiers siècles chrétiens. Chaque motte de terre, remuée par hasard ou explorée par les fouilles savantes des archéologues, fournissait des objets remarquables par leur sainteté ou indiquait les lieux où d'autres d'un prix égal devaient se rencontrer."

Le complexe renferme des œuvres d’art et des sculptures qui font du Verano, l’un des cimetières monumentaux les plus importants d’Europe. Il renferme les dépouilles de personnages illustres, comme Natalia Ginzburg, Marcello Mastroianni, Rino Gaetano, Alberto Moravia et Palmiro Togliatti.

Un monument aux zouaves pontificaux comme aux Garibaldiens s'y trouve ! Le parti Communiste y a un caveau (On est au pays de Pepone, et le plus noir communiste a toujours en vue la cure de Don Camillo)

De fait, de très nombreuses personnalités, y ont leurs dernières demeures ! Goffredo Mameli, l'auteur de l'hymne italien, patriote, par exemple...

Bref, comme nous sommes un peu romain sur ce blog, c'est le lieu qu'il faut découvrir en ce jour !

On peut s'y rendre en tramway depuis le Vatican (Ligne 19 depuis Risorgimento, descendre à Verano (long mais sympathique !) ou en métro, avec la ligne B (Policlinico, puis descendre l'avenue (600 à 800 m ?!))

Galerie desservant des caveaux de familles romaines

Galerie desservant des caveaux de familles romaines

Caveau d'une famille romaine

Caveau d'une famille romaine

Vue générale d'une partie du Campo Verano avec la basilique St Laurent en second plan

Vue générale d'une partie du Campo Verano avec la basilique St Laurent en second plan

Tombeau de Goffredo Mameli

Tombeau de Goffredo Mameli

Entrée du cimetière

Entrée du cimetière

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Culture

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Publié le 3 Novembre 2014

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur la mort de son frère, § 6 (trad. coll. Migne n°84, p. 225 rev.)

« Quand Jésus vit que Marie pleurait, et que les juifs venus avec elle pleuraient aussi, il fut bouleversé d’une émotion profonde » (Jn 11,33)

Pourquoi est-ce que je te pleurerais, mon frère qui m’aimais tant et qui m’a été enlevé ? Car je n’ai pas perdu mes relations avec toi ; elles ont complètement changé pour moi : jusqu’ici elles étaient inséparables du corps, maintenant elles sont indissociables des sentiments. Tu restes avec moi et tu y resteras toujours. L’apôtre Paul me rappelle et met une sorte de frein à mon chagrin par ces mots : « Nous ne voulons pas, frères, vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort, pour que vous ne soyez pas tristes comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1Th 4,13)

Mais tous les pleurs ne sont pas signe de manque de foi ou de faiblesse. La douleur naturelle est une chose, la tristesse de l’incroyance en est une autre. La douleur n’est pas seule à avoir des larmes : la joie a ses larmes, l’affection elle aussi fait venir les pleurs et la parole arrose le sol de larmes, et la prière, selon les mots du prophète, baigne de larmes notre lit (Ps 6,7). Quand on a enseveli les patriarches, leur peuple aussi a beaucoup pleuré sur lui-même. Les larmes sont donc des signes d’affection et non des incitations à la douleur. J’ai pleuré, je l’avoue, mais le Seigneur aussi a pleuré (Jn 11,35) ; lui a pleuré quelqu’un qui n’était pas de sa famille, moi un frère. Lui, en un seul homme, a pleuré tous les hommes ; moi je te pleurerai, mon frère, en tous les hommes.

C’est avec notre sensibilité que le Christ a pleuré, non avec la sienne, car la divinité n’a pas de larmes. Il a pleuré en cet homme qui était « triste à en mourir » (Mt 26,38) ; il a pleuré en celui qui a été crucifié, qui est mort, qui a été enseveli ; il a pleuré en cet homme né de la Vierge.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 3 Novembre 2014

COMMÉMORAISON DES FIDÈLES TRÉPASSÉS

Prions en ce jour pour nos chers disparus, membres de nos familles, amis ... Mais prions aussi pour tous les défunts que nous ne connaissons pas directement mais avec lesquels nous seront peut être en présence un jour, particulièrement pour la délivrance de ceux qui sont dans le purgatoire !

A Rome sous Pie IX

Au palais apostolique, chapelle papale, 10 h. l ; messe par le cardinal grand pénitencier. On chante le Dies irae de Baïni.(1775-1844, chanteur puis directeur de la chapelle pontificale, abbé, spécialiste de musicologie (ouvrages sur Palestrina, entre autres), et compositeur (Misere, Dies Irae, Panis Angelicus (sans doute sa pièce la plus connue dans les chapelles dites « tradies ») http://it.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Baini

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean V versets 25 à 29 :
En ce temps-là, Jésus dit à la foule des Juifs : En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient - et c'est maintenant - où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.
Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ;
Et il lui a aussi donné le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de l'homme.
Ne vous en étonnez pas ; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix
Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie ; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation.

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Rédigé par Cdl Balthasar / Baglialto

Publié dans #Ecclésial, #Histoire, #Culture, #Salve

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Publié le 2 Novembre 2014

Salve ! Aujourd'hui, c'est un Dimanche après la pentecôte ! Oui, nous sommes le 2 Novembre, mais comme c'est Dimanche, la commémoraison des fidèles défunts est repoussée au 3 !

Donc, nous nous précipitons pour entendre la sainte messe !

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu XVIII versets 23 à 35:
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : "Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur de dix mille talents.
Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait pour que paiement fût fait.
Alors le serviteur, tombé à ses pieds, demeurait prosterné, disant : " Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. "
Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette.
Ce serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers. L'ayant saisi à la gorge, il l'étouffait, disant : " Paie ce que tu dois. "
Son compagnon de service, tombé à ses pieds, le suppliait, disant : " Aie patience envers moi, et je te paierai. "
Mai lui ne voulait pas, et il s'en alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé sa dette.
Ce que voyant, ses compagnons de service furent grandement contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s'était passé.
Alors le maître le fit appeler et lui dit : " Serviteur méchant, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'as supplié.
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon de service, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? "
Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette.
Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. "

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 1 Novembre 2014

Je vis une grande multitude que nul ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de toute langue ; elle se tenait devant le trône, vêtue de robes blanches, des palmes à la main ; de ses rangs s'élevait une acclamation puissante: Gloire à notre Dieu (2) !

Le temps n'est plus ; c'est l'humanité sauvée qui se découvre aux yeux du prophète de Pathmos. Vie militante et misérable de cette terre (2), un jour donc tes angoisses auront leur terme. Notre race longtemps perdue renforcera les chœurs des purs esprits que la révolte de Satan affaiblit jadis ; s'unissant à la reconnaissance des rachetés de l'Agneau, les Anges fidèles s'écrieront avec nous: Action de grâces, honneur, puissance à notre Dieu pour jamais (3) !

Et ce sera la fin, comme dit l'Apôtre (4): la fin de la mort et de la souffrance ; la fin de l'histoire et de ses révolutions désormais expliquées. L'ancien ennemi, rejeté à l'abîme avec ses partisans, ne subsistera plus que pour attester sa défaite éternelle. Le Fils de l'homme, libérateur du monde, aura remis l'empire à Dieu son Père. Terme suprême de toute création, comme de toute rédemption : Dieu sera tout en tous (1).

Bien avant le voyant de l'Apocalypse, déjà Isaïe chantait : J'ai vu le Seigneur assis sur un trône élevé et sublime ; les franges de son vêtement remplissaient au-dessous de lui le temple, et les Séraphins criaient l'un à l'autre : Saint, Saint, Saint, le Seigneur des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire (2).

Les franges du vêtement divin sont ici les élus, devenus l'ornement du Verbe, splendeur du Père (3). Car depuis que, chef de notre humanité, le Verbe l'a épousée, cette épouse est sa gloire, comme il est celle de Dieu (4). Elle-même cependant n'a d'autre parure que les vertus des Saints (5) : parure éclatante, dont l'achèvement sera le signal de la consommation des siècles. Cette fête est l'annonce toujours plus instante des noces de l'éternité; elle nous donne à célébrer chaque année le progrès des apprêts de l'Epouse (6).

Heureux les conviés aux noces de l'Agneau (7) ! Heureux nous tous, à qui la robe nuptiale de la sainte charité fut remise au baptême comme un titre au banquet des cieux ! Préparons-nous, comme notre Mère l'Eglise, à 1'ineffabte destinée que nous réserve l'amour. C'est à ce but que tendent les labeurs d'ici-bas : travaux, luttes, souffrances pour Dieu, relèvent d'inestimables joyaux le vêtement de la grâce qui fait les élus. Bienheureux ceux qui pleurent (8) !

1. I. Cor. XV, 24-28. — 2. Isai. VI, 1-3.— 3. Heb. I, 3. — 4. I Cor. XI. 7. — 5. Apoc. XIX, 8. — 6. Ibid. 7. — 7. Ibid. — 8. MATTH. V, 5.

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Ils pleuraient, ceux que le Psalmiste nous montre creusant avant nous Je sillon de leur carrière mortelle (1), et dont la triomphante allégresse déborde sur nous, projetant à cette heure comme un rayon de gloire anticipée sur la vallée des larmes. Sans attendre au lendemain de la vie, la solennité commencée nous donne entrée pat la bienheureuse espérance au séjour de lumière où nos pères ont suivi Jésus, le divin avant-coureur (2). Quelles épreuves n'apparaîtraient légères, au spectacle des éternelles félicités dans lesquelles s'épanouissent leurs épines d'un jour ! Larmes versées sur les tombes qui s'ouvrent à chaque pas de cette terre d'amertume, comment le bonheur des chers disparus ne mêlerait-il pas à vos regrets la douceur du ciel ? Prêtons l'oreille aux chants de délivrance de ceux dont la séparation momentanée attire ainsi nos pleurs ; petits ou grands (3), cette fête est la leur, comme bientôt elle doit être la nôtre. En cette saison où prévalent les frimas et la nuit, la nature, délaissant ses derniers joyaux, semble elle-même préparer le monde à son exode vers la patrie sans fin.

Chantons donc nous aussi, avec le Psaume : « Je me suis réjoui de ce qui m'a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. Nos pieds ne sont encore qu'en tes parvis, mais nous voyons tes accroissements qui ne cessent pas, Jérusalem, ville de paix, qui te construis dans la concorde et l'amour. L'ascension vers toi des tribus saintes se poursuit dans la louange ; tes trônes encore inoccupés se remplissent. Que tous les biens soient pour ceux qui t'aiment, ô Jérusalem ; que la puissance et l'abondance règnent en ton

1. Psalm. CXXV. — 2. Heb. VI, 19-20 — 3. Apoc. XIX, 5.

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enceinte fortunée. A cause de mes amis et de mes frères qui déjà sont tes habitants, j'ai mis en toi mes complaisances ; à cause du Seigneur notre Dieu dont tu es le séjour, j'ai mis en toi tout mon désir (1). »

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 1 Novembre 2014

Par Barbier de Montault

Fête d'obligation.

Au point du jour, on tire le canon et l'on arbore les bannières pontificales au château St-Ange. — Au palais apostolique, chapelle papale, 10 h ; messe par un cardinal-évêque, sermon latin par un élève du collège germanique - Vêpres, matines et laudes de l'office des morts, 3 h.

A Ste-Marie des Martyrs, où l'on expose toutes les reliques, fête patronale de l'église. Offrande annuelle par le sénat d'un calice et de quatre torches.—A Ste Bibiane, aujourd'hui et chaque jour de l'octave, Indulgence de sept mille ans. —

Dans l'après-midi commence I'octave des Morts, avec I P. chaque jour, à St-Grégoire-sur-le-Cœlius, à St-Jacques Scossacavallo (Cf article sur cette église détruite au XXème siècle), à Ste-Lucie delia Tinta, aux Stigmates, à Ste-Marie-du-Sufrage,à la Morte et à S tMichel in Borgo, où l'on monte à genoux une imitation de la Scala santa (Cf article à ce sujet).—Représentation, avec personnages de grandeur naturelle, d'un fait historique, le plus souvent relatif à la mort,, dans les cimetières de St-Jean de Latran, du St-Esprit, de la Morle et de SteMarie in Trastevere .

A l'oratoire de la Chiesa Nuova , une demi-heure après l'Ave Maria, commencent les oratorios de musique sacrée institués par St Philippe de Néri ; on les continue ainsi tous les dimanches et autres jours de fête d'obligation jusqu'au dimanche des Rameaux inclusivement . Ces oratorios, précédés du chant des litanies de la Ste Vierge et d'un sermon récité par un enfant, ne sont guère fréquentés que pendant l'Avent et le Carême, à cause de la fermeture des théâtres : c'est alors qu'on y entend la meilleure musique et les plus belles voix

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Ecclésial, #Histoire, #Culture

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