Publié le 14 Décembre 2014

Chantons un peu !

Ecce Apparebit Dominus super nubem candidam et cum eo sanctorum milia

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 14 Décembre 2014

Gaudete in Domino semper : Herum dico, gaudete. Modestia vestra nota sit omnibus hominibus: Dominus prope est. Nihil solliciti sitis: sed in omni oratione petitiones vestrœ innotescant apud Deum.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean I versets 19 à 28 :
En ce temps-là, les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites auprès de Jean pour lui demander : "Qui êtes-vous ?"
Il déclara, et ne le nia point ; il déclara : "Je ne suis point le Christ."
Et ils lui demandèrent : "Quoi donc ! Êtes-vous Elie ?" Il dit " Je ne le suis point." " Êtes-vous le prophète ?" Il répondit " Non."
"Qui êtes-vous donc, lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dites-vous de vous-même ?"
Il répondit : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe."
Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens.
Et ils l'interrogèrent, et lui dirent : "Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ?"
Jean leur répondit : "Moi je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,
C'est celui qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure."
Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 13 Décembre 2014

Lussekatter

A la fin des années 60, j'ai passé presque 3 semaines en Suède ! pour la Sainte Lucie, on y déguste de petites brioches : les Lussekatter ! (Je suis trop pressé pour vous expliquer tout alors suivez le lien vers Wiki)

Je vous mets la recette :

Pour 13 pièces (nous sommes le 13 !)

- 20 cl de lait
- 1 pincée de safran
- 25 g de levure fraîche
- 60 g de beurre
- 400 g de farine
- 75 g de sucre
- 1 oeuf
- sel
- 2 c
uillères à soupe de raisins secs

voilà ce qu'il vous faut !

*********************************************


Faire fondre le beurre dans une casserole à petit feu, ajouter le lait et le safran.

Faire chauffer jusqu'à ce que cela tiédisse

Dans un saladier,verser par à coup, la levure, & le lait.

Ajouter la farine, le sucre et une pincée de sel.

Mélanger et travailler la pâte qui doit être souple.

Couvrir d'un torchon légerement humide e et laisser poser pendant 30 mn.

Pétrir à nouveau la pâte sur une surface farinée.

Partager en environ 13 petits ballons que vous laisserer reposer quelques minutes, couvertes d'un linge sur une grille.

Avec chaque boule, former un boudin de 5 à 10 cm de long, puis former des S.

Placez quelques raisins secs dans l'extremite du S.

Couvrir les "lussekatter" d'un linge et laisser monter pendant environ 40 min.

Battre l'œuf et badigeonner les "lussekatter".

Placez au four 5 à 10 min à 250°C (thermostat 8-9) jusqu'à ce qu'ils dorent.

Laisser les "lussekatter" refroidir sur la grille, couverts d'un linge.

Bon appétit !

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Culture

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Publié le 13 Décembre 2014

Salve et Laus Deo !

C'est samedi, jour de magazinage comme dirait Octavien, avant Noël !

Faites vous vos courses de Noël par internet ou allez vous courir les magasins ?

Allez vous dans les grandes surfaces ou les petits commerces ?

Pour ma part, je commande beaucoup étant dans un petit village, avec peu de commerce ! Toulouse est un peu (relatif loin) et Albi même si elle est bien achalandée, n'offre pas tout.

Adso, Balthasar & Cie, sont en Aunis, aujourd'hui et demain, et sans doute posteront ils des reportages

Aujourd'hui c'est Sainte Lucie qui retient mon attention au calendrier des saints !

Lucie, jeune fille de Syracuse, vint à Catane, au tombeau de sainte Agathe, avec sa mère qui souffrait d'un flux de sang incurable. Après avoir prié un instant, Lucie s'endormit et vit en songe sainte Agathe qui lui dit: "Lucie, ma soeur, pourquoi me demander ce que ta foi a pu obtenir par elle-même? Ta mère est guérie. Tu seras bientôt la gloire de Syracuse comme je suis la gloire de Catane." Lucie en échange de la guérison de sa mère, lui demanda et obtint la grâce de garder sa virginité. De retour à Syracuse, elle se défit de ses bijoux, vendit tous ses biens, et ne tarda pas à être dénoncée comme chrétienne par son propre fiancé.

Le gouverneur fait venir Lucie à son tribunal et lui ordonne de sacrifier aux dieux; Lucie demeure invincible devant toutes les menaces. Les bourreaux la saisissent pour l'entraîner en un mauvais lieu; mais, malgré leurs efforts, elle reste inébranlable comme un rocher. On la tire avec des cordes attachées à ses pieds et à ses mains sans plus de succès. On attelle plusieurs paires de boeufs pour l'ébranler; mais toute la vigueur de ces robustes animaux ne produit aucun effet:
"Quels maléfices emploies-tu donc? dit à Lucie le préfet exaspéré.
– Je ne recours point aux maléfices, dit-elle, mais la puissance de Dieu est avec moi.
– Comment peux-tu, femme de rien, triompher d'un millier d'hommes?
– Fais-en venir dix mille, et ils ne pourront lutter contre Dieu." Lucie est alors couverte d'huile, de poix et de résine, et on y met le feu; mais la flamme respecte la vierge. Enfin elle meurt d'un coup d'épée en prédisant la paix dans l'Église.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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Publié le 12 Décembre 2014

"Je me souviens, quand j'étais petit (Cest Balthasar qui parle), il y avait, comme maintenant, dans la ferme de mon petit village près de Modène (Modena, la ville qui a vu naître entre autres, Enzo Ferrari !), la crèche !

On plaçait, mon frère, ma sœur, ou moi (selon, celui qui avait été le plus sage...) le Gesu Bambino, dans la crèche, au retour de la messe, que nous entendions dans la cathédrale !

La crèche était disposée neuf jours avant Noël, près de la cheminée de notre ferme !

Pour les cadeaux, on n’avait pas toute cette débauche de paquets ! Papa et maman n'étaient pas bien riches, alors c'est grâce à l'oncle Fabrizio, le frère de papa, qu'on avait de quoi s'offrir des cadeaux !

Bien sur, et ce n'est que justice, c'est le Gesu Bambino, qui donne la santé, laquelle permet de travailler, et d'avoir de quoi acheter de belles choses !

L'orange a toujours fait ma joie ! La mienne venait de Sicile, et c'est ‘Tio’ Fabrizio qui la ramenait de ses voyages, en même temps que le Panettone !

Le Panettone, c'est traditionnel en Italie ! Comme vous le décrire... C'est une sorte de gros cake (encore que le terme soit impropre), rond avec des fruits confits !

On les trouve maintenant souvent dans de belles boites métalliques ! Idéales pour que madame y mette ses petits chapeaux !

On dit qu'il est né au XVème siècle dans le Milanais ! Tio Fabrizio, en riche négociant qu'il était, en offrait toujours à ses clients ! Avec un bon chocolat chaud, là aussi c'était du luxe, au retour de la messe, on en dégustait religieusement un morceau, coupé soigneusement par papa avec son beau couteau à manche de corne ! Pas question de perdre une miette !

Le bon lait comme le beurre et le fromage, c'est Augustina, notre bonne vache qui en donnait !

Je me souviens d'une année où les affaires n'avaient pas du être bonnes pour l'oncle, car au lieu du gigantesque Panettone, il nous ramena un petit Pandoro ! C'est voisin du Panettone, mais pas si bon !

Il y a aussi le Panforte, mais le Tio disait toujours "Il y a une époque pour tout" de sorte que cette friandise de Sienne, il la réservait pour nos anniversaires !

Papa et mon oncle échangeaient un clin d'œil ! D'un grand sac, ils sortaient toutes sortes de choses !

Baldolino (Note D'Adso: Oui, Balthasar a des frères !) trépignait ! De belles étoffes pour ma mère et mes sœurs ! Une fois, un liquide ambré dans une bouteille qui sentait très fort, mais rudement bon ! Une création du grand Giovanni Maria Farina, qu'une ville d'Allemagne a rendue célèbre !

Il y avait du tabac pour papa, ou du café, ou un livre ! Des sucreries pour nous, qui n'étions que des enfants, un petit personnage ou un animal en bois sculpté et bien sûr l'orange de Noël, très précieuse pour nous , que nous appelions 'pom-arancia'.

Je m'imaginais d'ailleurs bien plus chanceux que le Gesu Bambino, à qui les mages portent de l'or ! Si mon Saint patron offre la Myrrhe, je trouvais qu'une orange, c'était mieux...

Maintenant, c'est vrai, les petits enfants ont toutes sortes de choses, des jouets en pagaille, qui dans un mois tout au plus, seront abandonnés dans un coin, par lassitude !

Quartiers par quartiers, je dégustais mon orange ! Maman collectait la peau, et la mettait dans une vieille jarre avec du vin, ce qui au bout de quelques jours faisait une excellente sauce, dont elle arrosait des pommes, qu'on mangeait cuites le jour des mages !

Voila mes souvenirs de ces jours de fête ! Notre bon pape Pio Nono ayant décidé d'honorer la Sainte Mère du Gesu Bambino, 17 jours avant sa venue au monde dans la nuit de Noël, nous placions aux fenêtres, de petites chandelles, que monsignore Sacconi faisait distribuer !

« L'immacolata doit être honorée comme il se doit », disait il !

Pas étonnant que notre bon pape, l'ait nommé à « l'Evangélisation des peuples » par la suite !

Tout cela pour dire que les festivités commençaient dès le 8 décembre. La vigile de noël, repas maigre, avec quelques légumes ! Papa insistait bien sur l'importance de ce pauvre repas, comme il insistait sur le vrai cadeau de Noël qu'est le Gesu bambino, présent durable, contrairement à mon orange...

La seule entorse à ce régime, et encore valait elle que pour nous autres enfants, était la tasse de vin chaud, vite bue avant d'aller à la messe ! C'est que le trajet d'une heure jusqu'à la cathédrale de Modène, dans la froideur de la nuit... je somnolais doucement, la tête sur les genoux de ma sœur aînée, enveloppés que nous étions, dans une vielle couverture de laine grise.

On filait dans la carriole, attachée à Tobia, notre brave âne (comme celui de Ste Lucie, qu'ont priait aussi de bien vouloir nous apporter des friandises au 13 décembre (mais c'est ce que disent les parents, que si l’on n’est pas sages "Ste Lucie ne t'apportera que du Charbon")).

Papa, tel, Gastaldo (l'assistant de Ste Lucie dans sa tournée des petits enfançons sages !) laissait la brave bête, grâce à la gentillesse d'un vendeur de charbons, sur la place de cathédrale, attaché sous son auvent, avec un peu de paille fraîche ...

J’ai aussi souvenance, des chœurs d'enfants, les "voci bianche" à la messe !

D'ailleurs, l'année ou Don Felippe m'a appris le latin, j'ai eu le droit d'y chanter,par privilège spécial (souvent, seuls les enfants de la bonne bourgeoisie chantaient dans le chœur, bien que cela changea après la chute de Rome, beaucoup de grandes familles n'étant plus en odeur de sainteté pour avoir soutenu le roi d'Italie face à notre bon Pio !)

On se lançait "Buon Natale" ou le si Italien Auguri (résurgence des augures païennes, c'est drôle le jour de Noël) avant d'aller faire un bon repas, jusque tard !

(Le lendemain de Noël est aussi férié, et on ne se souciait pas de se coucher tôt !)

Moi, écrasé de sommeil, serrant ma petite orange, et la tête pleine d'étoiles, je m'endormais doucement sur le banc, en songeant au Gesu Bambino, venu pour nous, dans le froid de la crèche, loin des palais des rois, dans la pauvreté, source de LA vraie richesse comme le disait Monsignore, en bon évêque qu’il était...

J'avais mon or, et mon ange, et le fruit de Noël brillait comme l'astre de Dieu, le Gesu Bambino, là près de l'âtre, étendant entre le bœuf et l'âne, sous le regard attendri de ses parents, ses bras, comme le Soleil, ses rayons ! "

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Culture

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Publié le 12 Décembre 2014

et vous l'avez oubliés ! Ce texte est assez connu, mais cela ne fait pas de mal de le remettre en lien ! Merci à Catherine de nous l'avoir signalé !

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Avis et mises à jour

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Publié le 12 Décembre 2014

Saint Corentin Évêque de Quimper (v. 375-460)

 


Ermite, né en Bretagne vers 375, disciple de saint Martin, saint Corentin est le saint patron de Quimper et un des sept saints fondateurs de la Bretagne qui évangélisèrent cette région, avec saint Tugdual de Tréguier, saint Paterne de Vannes, saint Samson de Dol, saint Pol de Léon, saint Malo et saint Brieuc.

Il est également le fondateur et le premier évêque de l'évêché de Cornouaille.

Après de longue années de recueillement et de prières à Plomodiern, Corentin acompagna Saint Tudy et Saint Guénolé à Tours.

Il participa au concile d'Angers en 453.

Il établit plus tard sa cathédrale à Quimper, ville du roi Gradlon.

Corentin est également connu sous les noms de Courantin, Kaour, Kaourintin et Tina.

Le village de Cury en Cornouailles britannique ne l'a pas oublié. Cependant de très nombreuses églises et chapelles se sont placées sous son vocable dans le Finistère et les Côtes d'Armor.

Une partie de ses reliques est conservée à la cathédrale de Quimper.

 

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Salve

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Publié le 11 Décembre 2014

Un peu de chant ambrosien ???

VENI, redemptor gentium,
ostende partum Virginis;
miretur omne saeculum:
talis decet partus Deum.
Non ex virili semine,
sed mystico spiramine
Verbum Dei factum est caro
fructusque ventris floruit.

Alvus tumescit Virginis,
claustrum pudoris permanet,
vexilla virtutum micant,
versatur in templo Deus.
Procedat e thalamo suo,
pudoris aula regia,
geminae gigas substantiae
alacris ut currat viam.
Aequalis aeterno Patri,
carnis tropaeo cingere,
infirma nostri corporis
virtute firmans perpeti.
Praesepe iam fulget tuum
lumenque nox spirat novum,
quod nulla nox interpolet
fideque iugi luceat.
Sit, Christe, rex piissime,
tibi Patrique gloria
cum Spiritu Paraclito,
in sempiterna saecula. Amen.

Notez qu'on le retouve aussi beaucoup chanté par les catholiques anglais qui suivent le rite de Sarum (il y en a peu c'est vrai !)

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Rédigé par Tite Rose / Adso

Publié dans #Soirées Classiques

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Publié le 11 Décembre 2014

saison des cadeaux ...suite ...

Nous passons à un DVD ! Nous en avons parlés beaucoup cette année, il s'agit du film "Cristeros !"

On peut se le procurer

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Boite à Outils

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Publié le 11 Décembre 2014

Natus qui antistes sedis Apostolicae

En des temps très troublés pour la Chrétienté et face à un anti-pape, Sain t Damase Ier que nous fêtons aujourd'hui, tint bon le cap !
Bonne journée


DAMASE 1" (St), pape, né à Guimaraens, en Portugal, fut élu en 366. II avait plus de soixante ans quand il fut élevé au souverain pontificat. N'étant encore que simple diacre de l'église de Saint-Laurent au moment de l'exil du pape Libérius, il avait énergiquement protesté contre l'élection frauduleuse de l'antipape Félix. Damase avait fait serment qu'il ne le reconnaîtrait jamais comme pontife légitime, et il tint parole. Il fut au nombre des prêtres romains qui allèrent visiter Libérius au fond de son exil, dans la Tbrace, s'exposant ainsi à toute la colère de Constance et de la secte violente dont cet empereur s'était fait le pontife.
Pendant que Damase recueillait les suffrages du peuple et du clergé, une faction ayant à sa tête deux hommes actifs et féconds en intrigues, les prêtres Marcel et Faustin, éleva le diacre Ursin au pontificat dans l'église de Saint-Jules. Cette faction prétendit que Damase avait été choisi par les anciens amis de l'antipape Félix, tandis que les électeurs d'Ursin étaient restés fidèles à la mémoire vénérée de Libérius. Les esprits s'échauffèrent. Deux partis se formèrent : les damasiens et les ursiniens. Des imprécations retentirent des deux côtés sur les places publiques. On s'attaquait, on se déchirait. Juventius, gouverneur de Rome, et Julien, intendant des vivres dans cette ville, firent arrêter Ursin, deux de ses diacres, Amance et Loup, qui s'étaient mis à la tête du mouvement, et les exilèrent. Loin de mettre un terme au désordre, cette mesure ne fit que l'accroître. Les deux partis en vinrent aux mains, et le sang coula à flots. Les damasiens pénétrèrent dans l'église de Sirineus (aujourd'hui SainteMarie-Majeure), où les ursiniens étaient assemblés, et se livrèrent, contre ces derniers, à des atrocités qui rappelèrent les horreurs des païens durant les persécutions du troisième siècle. Le sang inonda les dalles du lieu saint. Il n'y avait point à Rome de parti intermédiaire, et le gouverneur était sans force; ne voulant pas assister impuissant à ces scènes hideuses que saint Jérôme a flétries, et qu'Ammien Marcellin, dans sa haine contre les chrétiens, s'est complu à détailler, Juventius prit le parti de s'éloigner de la ville. Ammien élève au nombre de cent trente-sept les ursiniens assommés ou égorgés dans l'église de Sirineus; il n'hésite pas à placer Damase à la tête des assassins, ce qui n'est attesté par aucun autre historien.
Après une amnistie promulguée en 367, les partisans d'Ursin essaient d'occuper l'église mais sont contraints de quitter la Rome. Ils se manifestent à nouveau en 374, à l'occasion d'un procès intenté à Damase par un juif converti, Isaac, puis à nouveau en 380, ce qui vaut à l'affaire d'être évoquée, en 381, au premier concile d'Aquilée, initié par Ambroise de Milan et présidé par Valérien d'Aquilée.
Lors de son élection - une des plus mouvementées (et ensanglantées) de l’histoire de l’Église - sept prêtres et trois diacres, à la tête d'un groupe de fidèles lui reprochent de s'être rallié un certain temps, sous le pontificat précédent, à l'antipape Félix II. Les rebelles désignèrent l'un d'entre eux, Ursin, comme successeur de Libère.
En fait, ces rebelles sont des fonctionnaires ecclésiastiques qui montrent un luxe alimenté par les richesses de l'Église, déjà importantes, qui sont administrées par des diacres, en général irréprochables, comme Damase lui-même. Les rebelles massacrent un certain nombre de fidèles. Damase a des partisans qui font de même. Plus de 130 personnes meurent dans les bagarres entre les deux groupes. Le gouverneur de Rome Prétextat, sous l'autorité impériale, triomphe de la rébellion. L'antipape Ursin doit prendre le chemin de l'exil et meurt après 16 ans de schisme, sans avoir renoncé à ses prétentions.
Damase travailla à la conservation des mœurs et de la discipline ecclésiastique, tint plus, conciles contre les ariens, analhémalisa ou excommunia Ursace, Valens, Aaxence, Apollinaire, Vital et Timothée, hérétiques ou schismatiques, et mourut en 384. Ce pontife a laissé plus, écrits, dont on a une édit., Paris, 1672, ln-8, avec sa Fie, qui se trouve aussi dans la Bibliotheca Palrum, et dans les Epist. rom. pontif., de dom Coustant. On a quelques vers de St Damase dans le Corpus poelarum de Maittaire


On attribue à Damase l’utilisation du latin dans la liturgie romaine, jusque là semble-t-il plus souvent célébrée en grec.
C'est Damase qui charge saint Jérôme de préparer une nouvelle traduction latine des Saintes Écritures: une traduction « scientifique » et critique faite à partir des langues orientales, en comparant des manuscrits et parchemins anciens auxquels il a accès. C'est la Bible dite Vulgate qui fera autorité dans l’Église latine jusqu’à Vatican II, avec un statut de référence quasi officiel pour tout ce qui concerne le texte des Saintes Écritures.
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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial, #Salve

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