Publié le 22 Février 2015

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu IV versets 1-11.

En ce temps-là, Jésus fut conduit par l'Esprit dans le désert pour y être tenté par le diable.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
Et le tentateur, s'approchant, lui dit : " Si vous êtes fils de Dieu, dites que ces pierres deviennent des pains. "
Il lui répondit : " Il est écrit : L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. "
Alors le diable l'emmena dans la ville sainte, et, l'ayant posé sur le pinacle du temple,
il lui dit : " Si vous êtes fils de Dieu, jetez-vous en bas ; car il est écrit : Il donnera pour vous des ordres à ses anges, et ils vous prendront sur leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre une pierre. "
Jésus lui dit : " Il est écrit aussi : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. "
Le diable, de nouveau, l'emmena sur une montagne très élevée, et lui montrant tous les royaumes du monde, avec leur gloire,
il lui dit : " Je vous donnerai tout cela, si, tombant à mes pieds, vous vous prosternez devant moi.
Alors Jésus lui dit : " Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. "
Alors le diable le laissa, et voilà que des anges s'approchèrent pour le servir.

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 21 Février 2015

~~Ste Irène vierge (✝ 379)

Soeur du Pape saint Damase qui écrivit pour elle son livre sur la Virginité. Il composa pour elle son épitaphe pleine de la tendresse d'un frère : "Chez elle la vertu avait devancé les années. Je souffre de perdre en toi le charme de ma vie."

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 20 Février 2015

~~ Jésus fut conduit par l'Esprit dans le désert, pour être tenté du diable.

. On vit dans le ciel un grand changement, lorsque les anges, maintenant ennemis, autrefois enfants et domestiques, ayant quitté le bien commun de toutes les natures intelligentes pour s'arrêter à eux-mêmes et à leur propre excellence, perdirent tout à coup la justice dans laquelle Dieu les avait créés; et n'ayant plus que du faste au lieu de leur grandeur naturelle, des finesses malicieuses au lieu d'une sagesse céleste, l'esprit de division au lieu d'une charité très-ardente, ils devinrent superbes, trompeurs et jaloux, et réduits justement par leur péché à une telle extrémité de misère, que, nonobstant l'excellence de leur nature, de pauvres mortels comme nous ne laissent pas que de leur faire envie. Changement vraiment épouvantable, lequel, si nous méditons sérieusement, il en réussira cette utilité, que ces esprits ~~malfaisants, malgré la haine qu'ils ont contre nous, profiteront néanmoins à notre salut, en nous apprenant à craindre Dieu par l'exemple de leur ruine et à veiller sur nous-mêmes par l'appréhension de leurs ruses. C'est le fruit que je me propose de ce discours, qui étant de telle importance, je ne puis douter du secours d'en haut dans une entreprise si salutaire. Oui, mes frères, le Saint-Esprit descendra sur nous; Marie nous assistera par ses prières; et, s'agissant de combattre les démons, un ange nous prêtera volontiers ses paroles pour implorer son secours.

C'est le dessein du Fils de Dieu de tenir ses fidèles toujours en action, toujours occupés, et vigilants, et animés, jamais relâchés ni oisifs : et parce que, comme de tous les emplois celui de la guerre est le plus actif, de là vient qu'il nous enseigne, dans son Écriture, que « notre vie est une milice, » et que comme nous sommes toujours dans le combat, aussi ne devons-nous jamais cesser d'être sur nos gardes [« Soyez sobres, et veillez. »]

L'évangile de ce jour nous fait bien connaître cette vérité. Nous y voyons Jésus conduit au désert, pour y être tenté du diable; c'est-à-dire notre capitaine qui descend au champ de bataille pour venir aux mains avec nos ennemis invisibles

Ne croyez pas,, que nous devions être oisifs de ce combat admirable : nous sommes engagés bien avant dans cette querelle, et le Fils de Dieu ne permet aux démons d'entreprendre aujourd'hui sur sa personne, qu'afin de nous faire entendre par son exemple ce qu'ils machinent tous les jours contre nous mêmes.

Que s'il est ainsi, chrétiens, que nous soyons obligés à combattre, faisons ce que l'on fait dans la guerre; et avant que d'entrer dans la mêlée, avançonsnous avec le Sauveur pour reconnaître ces ennemis qui marchent contre nous si résolument. Si nous sommes soigneux de les observer dans l'évangile de cette journée, nous remarquerons aisément leur puissance, qui les rend superbes et audacieux. Ils entreprennent, messieurs, contre le Fils de Dieu même, ils tentent de le mettre à leurs pieds : peut-on voir une audace plus emportée ? ils l'enlèvent en un moment du désert sur le pinacle du temple, Jésus-Christ le permettant de la sorte pour l'instruction de ses fidèles : est-ce pas une force terrible?

S'ils sont forts et entreprenants, ils ne sont pas moins rusés ni malicieux. La haine invétérée qu'ils ont contre nous les oblige de recourir à des artifices également subtils et malins. Ils tentent Jésus-Christ de gourmandise après un jeûne de quarante jours : [« Dites que ces pierres de« viennent des pains; »] et ils tâchent de le porter à la vaine gloire, après une action d'une patience héroïque: n'était-ce pas un dessein plausible et une finesse bien inventée? Tout cela, chrétiens, nous doit faire peur, puisque nous avons à nous défendre, dans le même temps, et de la violence et de la surprise, et de la force et des ruses.

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 19 Février 2015

Les Sacconi.—Aumônes particulières.—Réflexions sur la charité romaine.

~~Les Trois Rome: journal d'un voyage en Italie

Le temps était froid, le ciel brumeux, le pavé couvert de boue. Je note toutes ces circonstances, parce qu'elles relèvent à mes yeux l'œuvre admirable dont je vais parler. Comme nous passions au sommet du Capitole, près de la prison des débiteurs, nous vîmes à quelques pas deux hommes marchant silencieusement devant nous, de chaque côté de la rue. Ils étaient nu-pieds, le corps entièrement couvert d'un long sac de toile blanche, terminé par un masque de la même étoffe et percé de deux trous à la hauteur des yeux, en sorte qu'il était impossible de voir leur visage.

L'un et l'autre tenaient une bourse à la main et se présentaient sur le seuil de chaque porte où ils s'arrêtaient, sans dire un seul mot; la porte s'ouvrait, une pièce de monnaie tombait dans leur bourse, et, leur reconnaissance exprimée par un profond salut, ils allaient se présenter à la porte voisine. « Quels sont ces hommes? que font-ils? » telles furent les questions que nous adressâmes tout d'une voix à l'excellent ami qui nous accompagnait. « Ces hommes, nous dit-il, sont des Sacconi: ils doivent leur nom au grand sac qui les enveloppe. Vous saurez qu'il existe ici une association pieuse, composée de l'élite de la noblesse, du clergé séculier et des cardinaux; elle a pour but le soulagement des pauvres et surtout des prisonniers pour dettes.

Chaque mois ses membres parcourent les rues en demandant l'aumône. Au jour fixé, en été comme en hiver, n'importe le froid ou la pluie, ils vont, comme vous voyez, pieds nus, quêter de porte en porte dans tous les quartiers de Rome. Vous voyez encore que tout le monde les accueille; le peuple a pour eux. une grande vénération, et les riches s'exposeraient, en les refusant, à éconduire un de leurs parents ou de leurs amis : ces deux Sacconi qui nous précèdent sont peut-être deux cardinaux, ou deux princes romains. » Voilà, si je ne me trompe, une charité de bon aloi. Qu'on ne dise plus, comme certains touristes, que pour les Romains tout est spectacle et momerie; qu'amis du confortable ils ne connaissent pas la charité, qui exige du dévouement et le sacrifice du moi. Certes, l'ostentation ne se trouve pas ici, elle ne peut pas s'y trouver. Ces hommes ne sauraient être connus de personne, pas même de leurs amis; ils ne disent pas un mot, et nul ne peut voir les traits de leur visage.

Quel avantage vraiment, pour la vanité et le bien-être de ces grands seigneurs, de parcourir ainsi, enveloppés dans un mauvais sac de toile, les pieds nus, par un temps d'hiver, pendant une grande partie de la journée, demandant l'aumône, les rues les plus obscures de la cité? Les détracteurs systématiques de tout ce qui est inspiré par la religion auraient-ils le courage d'en faire autant? Vaniteux comme tous les fils d'Adam, qu'ils essayent donc de conquérir la popularité à ce prix-là! Quand nous les aurons vus à l'œuvre, nous pourrons penser que des motifs humains peuvent inspirer un pareil dévouement; jusque-là, on nous permettra de croire que l'Évangile seul est capable d'obtenir, et d'obtenir constamment, depuis plusieurs siècles, un sacrifice doublement coûteux à la nature. Le spectacle si moral que nous avions sous les yeux nous conduisit à parler des aumônes particulières qui se font à Rome. Cette page devait compléter notre histoire de la charité corporelle dans la ville de Saint-Pierre.

En France, nous bénissons Henri IV pour avoir désiré que tous ses sujets eussent une poule à manger le dimanche; à Rome, les secours sont si abondants que chaque pauvre peut tous les jours faire un excellent repas. Et d'abord, deux belles institutions prennent un soin spécial des infortunés qui, nés dans l'aisance et élevés dans les habitudes du monde, sentent peser plus lourdement sur eux le poids de la misère. Grâce à l'Archiconfrérie des Saints-Apôtres et de la Divine Pitié, des secours, souvent considérables, viennent inattendus, et même inconnus, trouver dans leur fière indigence des veuves honnêtes et de malheureux pères de famille. La première remonte en 1564. Elle fut fondée par quelques pieux chrétiens qui prenaient un soin particulier de la chapelle du Saint-Sacrement, dans l'église des Saints-Apôtres. Se trouvant associés par cette pratique de piété, ils voulurent joindre aux actes de dévotion les œuvres d'une active charité; toujours et partout c'est ainsi que le Christianisme procède. Ils se consacrèrent donc au soulagement des pauvres, et spécialement des pauvres honteux. Tous issus de nobles et riches familles, les membres actuels sont au nombre de quatorze, un par quartier, et chacun d'eux distribue par an trois cents francs en aumônes. La congrégation de la Divine Piété doit son origine au vénérable prêtre Giovanni Stanchi, de Castel-Nuovo. En 1679, ce saint homme réunit quelques personnes choisies dans le clergé et parmi les laïques pour recueillir des aumônes destinées aux familles honteuses, dont la misère contraste avec leur aisance passée. Grâce à la généreuse protection des souverains pontifes Innocent XI, Clément XII, Benoit XIII, la congrégation s'est toujours maintenue dans un état prospère. Il nous fut très agréable de la connaître, parce qu'elle offre une preuve de plus de la priorité de Rome et de son intelligence en fait de bonnes œuvres. Ses membres sont au nombre de trente à quarante, et doivent avoir vingt-cinq ans accomplis : il sont prêtres ou séculiers. « Leur méthode, dit monseigneur Morichini, dans la distribution des secours est, je crois, la meilleure que l'on puisse suivre; et Rome peut se vanter d'avoir mis en pratique, il y a cent cinquante ans, ces maximes de la charité publique et privée dont le baron de Gérando a récemment développé la théorie dans son Visiteur du pauvre. Chaque quartier de la ville a son député, assisté de deux autres membres visiteurs. Aucune aumône n'est accordée avant qu'un visiteur ait, de ses propres yeux, constaté la misère et le besoin. « Les secours se donnent plutôt en nature qu'en argent; plutôt à un petit nombre de personnes qui s'en trouvent vraiment soulagées, qu'à de nombreuses familles pour qui ils ne seraient qu'une goutte d'eau. Des couchers, des vêtements, le rachat des gages du mont-de-piété, le payement des loyers, des bons de pain, sont les aumônes les plus ordinaires. D'après ses statuts, l'œuvre doit assister spécialement les infirmes, les jeunes filles en péril, les veuves, les femmes délaissées par leurs maris, les prisonniers, les pénitents, les jeunes gens privés d'emploi et les voyageurs. « Trois fois par an, chaque visiteur a une somme à distribuer dans son quartier. Chacune de ces distributions peut monter à 700 écus, ce qui forme dans l'année 2,100 écus, bien que la Congrégation possède un revenu double au moins, mais grevé de legs et de services religieux. Une distribution de pain se fait à la fête de Sainte Anne, et des secours particuliers assez considérables se donnent encore d'urgence dans le cours de l'année, lorsqu'on a connaissance de la position critique de quelque honorable famille. Dans ce cas, les aumônes sont portées aux nécessiteux par les députés désignés à l'avance sous le titre de députés des cas secrets, qui ne rendent point compte de l'argent à eux confié, afin que jamais le nom des malheureux qu'ils ont secourus ne paraisse sur les registres de la société1. » J'ajouterais de longues pages à celles qui précèdent, si je voulais parler de toutes les autres aumônes, bonnes œuvres, institutions de charité, qui font la gloire et la vie de Rome chrétienne ; je me contenterai de quelques réflexions propres à caractériser ce magnifique système de philanthropie, si peu connu en Europe et si peu en harmonie avec les principes de nos économistes modernes.

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Histoire, #Ecclésial

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Publié le 19 Février 2015

~~Station à st Georges

Au VIII siècle, devant le danger d’une invasion lombarde et sous la menace des armées musulmanes, le Pape Grégoire II convia le peuple de Rome à une prière plus intense ; et il instaura la station du premier jeudi de carême dans l’église ST Georges. Ce grand martyr, qu’une tradition légendaire présente comme un officier romain et un célèbre thaumaturge fut toujours honoré comme le patron des armées chrétiennes. La messe qui fut composé dans ces circonstances nous invite à la pénitence et à la confiance dans l’efficacité de la prière !

~~Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu VIII versets 5 a 13

En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion l'aborda d'un ton suppliant et dit cette prière : " Seigneur, mon serviteur est couché dans ma maison, paralysé, et il souffre cruellement. " Il lui dit : " Je vais aller le guérir. " Le centurion reprit : " Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit ; mais dites seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi qui suis sous des chefs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un : " Va " et il va ; et à un autre : " Viens " et il vient ; et à mon serviteur : " Fais ceci " et il le fait. " Ce qu'entendant, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : " Je vous le dis en vérité : dans Israël, chez personne je n'ai trouvé une si grande foi. Or je vous le dis : beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident, et prendront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux, tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et le grincement de dents. " Et Jésus dit au centurion : " Va, et qu'il te soit fait selon ta foi ! " Et à l'heure même le serviteur se trouva guéri.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial, #Salve

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Publié le 18 Février 2015

La petite Hélène dont je vous parlais il y a quelques jours, est partie au ciel, quelques minutes après sa naissance, ce matin, baptisée par son père ...

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 18 Février 2015

Des chrétiens coptes ont été égorgés par les assassins de l'Etat Islamique, François s'en est ému, c'est bien normal, mais dans la nouvelle sémantique Bergoglienne, on ne parle pas de Martyrs !

J'ai cherché la définition catholique du terme martyrs, me disant que j'avais peut être raté quelque chose, mais des esprit chicaneurs, obtus et de mauvaise foi se sont emparés de cette affaire pour venir dire que je chipotais sur la qualité de martyr ! Martyrs ces chrétiens sont, il n'y a aucun doute là dessus, puisque chrétiens , ils le sont !

On serait peut être dans un autre cas de figure s'ils étaient protestants (non pas qu'ils ne confessent pas le Christ, mais parce qu'ils n'honorent pas Sa Sainte mère, dans sa Virginité, dans sa mission co rédemptrice, ni de près, ni de loin (ou de très loin alors...)

Puisqu'ils sont martyrs, François devrait le dire haut et fort ! Au lieu de cela, il nous pond une nouvelle expression "Œcuménisme du Sang"

Cette expression permet d'englober bien entendu toute diversité de personnes, mais amène une question essentielle, qui est celle que je pose !

le terme martyr avait le mérite d'être clair, le Ciel en compte des milliers....

L'expression de François, met dans le même sac, des gens qui confessent le christ, mais pas sa Sainte Mère, le Christ, mais pas au sens où nous l'entendons (Quid des Nestoriens par exemple...)

La question est: Peux t'on confesser le Christ en retranchant une partie du dépôt de la Foi ?

Voilà une des questions qui se posent, quand, pour plaire au monde, on relativise les termes, et qu'on appelle pas un chat, un chat ...*

Quand les choses sont évidentes, on aimerait que le pape, le dise, sans inventer des termes clinquant et ambigüs...

Bon carême

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Rédigé par Adso /Z

Publié dans #Le billet de Zosime

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Publié le 18 Février 2015

~~ MERCREDI DES CENDRES

La fonction commence par l’obédience. Les Cardinaux s’y rendent, la queue de leur cappa traînant à terre. Pendant toute la durée de cette cérémonie, le chœur chante un motet à l’unisson, sans harmonie. Les valets de pied entrent dans le chœur, & chaque Cardinal revêt alors l’habit de son ordre, qui est le pluvial pour les évêques, la chasuble pour les prêtres, & la chasuble coupée en avant pour les diacres. Tous ces ornements sont de couleur violette & brodés d’or. Un auditeur de Rote, Sous—Diacre apostolique, monte à l’autel où il prend les cendres déposées dans un plateau en vermeil & faites avec les rameaux bénits de l’année’ précédente, monte au trône & les présente au Pape, devant qui il se tient agenouillé. Le Pape récite sur les cendres les prières prescrites, puis les asperge & les encense. Le Missel manuscrit dont il se sert date du pontificat de Pie VI & de l’an 1790.

Le Cardinal grand pénitencier, qui se tient au fauteuil, au côté de l’épître, quitte la mitre, l’anneau & les gants, monte au trône &, après une salutation profonde, prend une pincée de cendres, qu’il laisse tomber sur la tête du Pape, sans rien dire & en forme de croix. Le Pape prend la mitre blanche galonnée d’or, s’assied, reçoit sur ses genoux un grémial de toile fine & commence à distribuer les cendres. Le Pape impose les cendres sur la tête de chacun

~~ Les Cardinaux reçoivent les cendres debout & baisent le genou du Pape. Les Patriarches, les Archevêques & les Evêques assistants au trône agenouillés baisent également le genou. Les Pénitenciers, les Évêques non assistants & tous les autres baisent le pied & sont agenouillés. Pendant la distribution, le chœur chante plusieurs motets à l’unisson. La distribution terminée, le Pape se lave les mains avec l’eau qui lui est présentée par le Prince assistant, quitte la mitre, se lève, dit ‘Dominus Vobiscum & récite l’oraison finale. Les Cardinaux quittent les ornements sacrés & reprennent la cappa violette. Alors la messe commence, célébrée par le Cardinal grand pénitencier. Le Pape descend de son trône & récite, au bas de l’autel, alternativement avec l’officiant, les prières ordinaires. Le chœur exécute, en chant grégorien & à l’unisson, l’Introït, le Graduel, le Trait, l’Offertoire & la Communion. Le Kyrie est chanté sur le ton férial. Il n’y a pas de Credo. Le Sanctus, le Benedictus & l’Agnus Dei sont seuls exécutés en musique alla Palestrina. Au dernier Kyrie, le Pape descend de son trône, s’agenouille sur le prie-Dieu violet placé vis-à-vis de l’autel & y écoute les oraisons; après quoi il remonte au trône. A la dernière phrase du Trait, Adjuva nos, il s’agenouille de nouveau, mais ’a son trône, sur un escabeau. Après l’Évangile, le sermon latin est prononcé par un religieux théatin qui porte, par-dessus l’habit de son ordre, une cappa violette retroussée à chaperon d’hermine. Il est suivi de l’absolution & de la promulgation de l’indulgence de quinze ans & de quinze quarantaines. Le motet de l’Offertoire est de Palestrina, Derelinquat impius viam suam. Vers la fin de la messe, les Maîtres des Cérémonies distribuent aux Cardinaux & à la prélature un livret contenant l’antienne Sancta Maria, les litanies des Saints, le psaume 45 'Deus noster refugium', les versets & les six Oraisons a réciter pendant le Carême pour gagner les indulgences des Stations dans leurs oratoires privés.

La Station a lieu à la fois dans les trois églises de Sainte-Marie in Cosmedin, de Sainte-Sabine & de Saint-Alexis sur le mont Aventin. On gagne à la visite de l’une d’elles une indulgence de quinze ans & quinze quarantaines. Quelques jours avant le mercredi des Cendres, le Pape réunit dans son palais les prédicateurs du Carême, leur adresse la parole, leur fait faire la profession de foi selon la formule de Pie IV, les admet au baisement du pied et donne la bénédiction apostolique.

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Rédigé par Baglialto / Actes et histoire du concile oecuménique de Rome

Publié dans #Histoire

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Publié le 18 Février 2015

"Nous nous étions endormis dans le carnaval nous nous réveillâmes dans le Carême. A minuit, les cloches de la ville sainte se mirent toutes en branle et annoncèrent solennellement l'ouverture de la grande quarantaine. Je ne sais quelle impression produit cette immense sonnerie, à une heure si inaccoutumée. De graves et saintes pensées vous assiègent, et l'homme même le plus irréfléchi doit avoir peine à s'en défendre. Au premier son des cloches, bals, spectacles, soirées, tout finit, et finit jusqu'à Pâques, du moins les spectacles et les bals. Le jeûne catholique a remplacé les joies folles et les pensées mondaines. Le peuple romain, qui avait pris le carnaval au sérieux, prend aussi le Carême sur le même ton. Dès le matin du mercredi des Cendres, il remplit les églises, et reçoit sur son front la marque solennelle de la pénitence. Tout est calme dans la cité, hier encore si bruyante. Rome a repris sa physionomie de grave et chaste matrone; on dirait que le carnaval est passé depuis un an."

~~Les Trois Rome: journal d'un voyage en Italie Par J. Gaume

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu VI versets 16 à 21:

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les hypocrites, qui s'exténuent le visage afin que les hommes s'aperçoivent qu'ils jeûnent. En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense.
Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,
afin qu'il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les voleurs percent les murs et dérobent.
Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la teigne ni les vers ne consument, et où les voleurs ne percent pas les murs ni ne dérobent.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

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Rédigé par Cdl Balthasar/Baglialto

Publié dans #Salve, #Ecclésial

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Publié le 17 Février 2015

Puisque c'est mardi Gras...

C'est au fameux Gouffé, que nous allons emprunter la recette des beignets aux pommes, aux poires, ainsi que des pannequets

~~ BEIGNETS DE POMMES OU DE POIRES:

Après avoir fait la pâte à frire, ayez 6 pommes de reinette de Canada. Videz-les avec une colonne de 2 centimètres de diamètre. Pelez-les et coupez-les en rouelles de 8 millimètres d’épaisseur. Mettez celles-ci dans un plat de terre, saupoudrez de sucre et arrosez avec de l’eau-de vie.

Au bout d’une heure, retournez-les, et une heure après égouttez-les sur serviette et épongez-les, car sans cette précaution la pâte ne tiendrait pas sur la pomme et les beignets seraient manqués. Faites de la pâte à frire avec 4 hectos de farine (passée au tamis) que vous mettez dans une terrine. Faites un trou au milieu, ajoutez 2 pincées de sucre, 1 prise de sel et 4 cuillerées à bouche d’huile. Mouillez avec 4 décilitres d’eau.

Mêlez l’eau à la farine en tournant avec la spatule d’une main et versant l’eau de l’autre. Il faut mettre l’eau avec précaution pour ne pas corder ou noyer la pâte. Si 4 décilitres étaient de trop, il ne faudrait pas tout mettre : la pâte doit masquer la cuiller et filer quand on la laisse tomber. On ne peut indiquer avec précision la quantité d’eau, car les farines ne sont pas toutes du même corps et boivent plus ou moins. La pâte bien mêlée et lisse, on fouette 2 blancs d’œufs bien ferme et on les mêle à la pâte. Pour toutes les fritures en général, on doit faire la pâte le matin : elles sont toujours plus belles lorsque la pâte est reposée.

Ayez de la graisse bien clarifiée et qui ait peu servi. Faites-la chauffer dans la poêle, et pour reconnaître si elle est assez chaude, jetez-y une pincée de mie de pain ou 2 gouttes d’eau: si la graisse crie, elle est assez chaude. Retirez-la sur le coin du fourneau. Trempez chaque rond de pomme dans la pâte et mettez-le dans la poêle; il ne faut pas que les beignets soient trop serrés dans la friture. Remettez la poêle en plein feu et agitez les beignets avec l’ écumoire, pour qu’ils prennent une couleur uniforme. Lorsqu’ils sont frits, égouttez-les sur grille, épongez-les légèrement, rangez-les sur une plaque d’office, saupoudrez-les avec ~~ du sucre passé au tamis de soie et glacez-les à vif à four chaud des deux côtés. Dressez en rocher sur un plat garni d’une serviette chaude , et servez.

Beignets de poires. Prenez 6 poires de bon-chrétien, coupez-en le bout de 1 centimètre. Séparez chaque poire en 8 morceaux sur la longueur si elle est grosse, en 6 si elle est moyenne. Épluchez-les et faites mariner comme les pommes. Finissez comme les beignets de pommes.

PANNEQUETS:

200 grammes de farine, 80 — de beurre, 4 œufs, 15 grammes de sucre, 5 décilitres de crème, 1 prise de sel. Faites un dôme en pain de mie de 10 centimètres de largeur et de 5 d’épaisseur.

Faites-le frire dans du beurre clarifié et collez-le sur un plat d’entremets avec du repère. Mettez dans une terrine le sucre, la farine, le sel et les œufs. Travaillez avec la spatule.

Faites fondre le beurre dans la crème et mouillez l’appareil avec la crème. . Si l’appareil était trop ferme, on ajouterait un peu de crème. Ayez du beurre clarifié et un pinceau. Faites chauffer la poêle.

Beurrez au pinceau avec le beurre clarifié. Prenez une cuiller à dégraisser et mettez une cuillerée d’appareil dans la poêle. Faites cuire d’un seul côté et mettez le côté qui n’est pas coloré sur le dôme. Étalez sur le côté coloré une couche de marmelade d’abricots de 3 millimètres d’épaisseur et passée au tamis. Continuez à faire les pannequets et à les mettre sur le dôme en les couvrant de marmelade : il en faut de 30 à 40 pour un entremets. Lorsqu’ils sont finis, on les saupoudre de sucre passé au tamis de soie et on les glace au four de campagne ou à la salamandre. Servez très-chaud.

On fait ces pannequets avec toutes les marmelades et gelées de fruits; il faut avoir soin de mettre la confiture chaude sur les pannequets : elle s’étale mieux et ne les refroidit pas.

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Rédigé par Amandine

Publié dans #Culture

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