Publié le 3 Avril 2015

I Jésus est condamné à mort !

~~ Je vous adore, Seigneur Jésus, traîné de tribunal en tribunal, écoutant en silence les calomnies des faux témoins qui vous accusent et les clameurs de la foule qui réclame. " votre perte.

Je vous adore trahi par Judas, saisi comme un voleur par les valets des pharisiens, conduit au tribunal des grands prêtres, renvoyé par Caïphe au prétoire des Romains, interrogé par Pilate, renvoyé par Pilate à Hérode, roi des Juifs, méprisé par Hérode, renvoyé par Hérode à Pilate, jugé par Pilate avec une lâche indifférence, et enfin livré par lui à la furie du peuple.

Seigneur, le monde est souvent un prétoire, et ce n’est pas toujours assez de l’innocence pour y défendre des baisers de Judas, des mépris d’Hérode, du froid et cruel abandon de Pilate, de la haine même de ceux qui ne nous connaissent pas, et auxquels nous n’avons fait que du bien.

Il y a les jugements impitoyables des hommes, les calomnies des faux témoins, les suppositions perfides, les malveillances gratuites, les lâches silences de ceux qui n’auraient qu’un mot à dire, l’ingratitude; et, sans supposer l'acharnement de si cruels ennemis, il y a toujours l’inintelligence des hommes, l’inévitable malentendu qui fait le fond de la vie humaine, la malignité de la faiblesse, qui se soulage en observant la faiblesse des autres, les amitiés les meilleures quelquefois trompées ou fautives; partout quelque misère, partout quelque manque ou quelque dommage; car telle est la terre depuis qu’elle est livrée à la dispute du bien et du mal.

Seigneur, je dois trouver dans les souvenirs de votre jugement et de votre injuste condamnation une grâce inépuisable de patience et de douceur, et la force d’étre toujours et quand même très-ind ulgent envers les hommes.

Presque toujours les hommes sont impitoyables par inintelligence. Hérode vous a cru fou; Pilate ne comprenait rien aux titres de votre royauté mystérieuse. Tout ce peuple qui demandait. que votre sang retombât sur lui, savait-il qu’une seule goutte de ce sang divin suffisait à sauver le monde? Si tels sont les hommes dans leurs grandes cruautés, tels sont-ils davantage encore dans leur malice quotidienne et dans la malveillance vulgaire de leurs jugements. Habituez-moi donc, Seigneur, à ces conditions inévitables de la terre et à la vue simple et sans colère de ces tristes faiblesses.

Apprenez-moi à pardonner toujours, à oublier toujours, à aimer les hommes avec désillusion et désintéressement : seul l’amour désintéressé est invincible ! D’ailleurs les jugements du monde, sacriléges contre vous, sont souvent trop justes contre moi; car vous étiez tout innocence, et moi je suis tout misère et tout péché.

Enseignez-moi donc à baisser la tête devant la justice dure, mais juste, de ceux qui me blâment ou me méprisent; et si enfin je dois ressentir une crainte à l’égard des ju gements sévères, que ce soit non la crainte de les subir, mais plutôt celle de les porter.

O Jésus ! silencieux entre la terre qui vous accuse et le ciel tout entier prêt à votre défense, touchez mes lèvres, fermezles pour jamais aux paroles blessantes ou accusatrices; éteignez-y les flammes de la vengeance et jusqu’à l’ardeur de paraître toujours justifié.

Apprenez-moi que pour vous imiter il faut savoir céder de ses droits, et que souvent, après qu’on s’est senti vengé dans votre cœur, il n’y a rien à faire parmi les hommes qu’à se taire.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 3 Avril 2015

Chemin de la croix
Chemin de la croix
Chemin de la croix

Vous pouvez le suivre sur ce blog à partir de 15h00 ! Une station méditée tous les 1/4 d'H !

Nous nous retrouverons après le chemin de croix, sur ce blog... Dimanche pour fêter Pâques !

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 3 Avril 2015

Abstinence en maigre strict.

La station est à Ste. Croix de Jérusalem, où, après l'office du matin, a lieu l'ostension des grandes reliques: doigt de S. Thomas, deux épines de la Ste. Couronne, titre de la croix, un clou de la crucifixion, trois morceaux du bois de la vraie croix. Il y a indulgence de trente ans et trente quarantaines.

Le Pape tient chapelle à la Sixtine, à neuf heures et demie, pour le chant de la Passion, l'adoration de la croix, la messe des présanctifiés et les vêpres, et le soir, à trois heures et demie, pour les Ténèbres: il descend ensuite à la basilique de S. Pierre, accompagné des Cardinaux, pour l'ostension des grandes reliques.

Au Gesù, à Ste. Marie des Monts, à S. Jérôme de la Charité et à S. Sylvestre in Capite, à deux heures et demie, ont lieu les trois heures d'agonie de N.-S., sermon entrecoupé de morceaux de musique.

Au Colisée, à quatre heures, le sermon sur la Passion est suivi du Chemin de la Croix.

A S. Pierre, à cinq heures, le Cardinal Grand-Pénitencier siège près de l'autel papal, entend les confessions et distribue l'indulgence de cent jours aux fidèles qui s'inclinent sous sa baguette.

A S. Marcel et à S. Roch, une heure après l ' Ave Maria, a lieu l'Heure de désolation de la Ste. Vierge, sermon entrecoupé de morceaux de musique.

Une heure après l ' Ave Maria, les Arcades tiennent une séance académique à leur conservatoire et les confrères de la Trinité des Pèlerins lavent les pieds et servent à manger aux pauvres pélerins qu'ils hébergent.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial, #Salve

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Publié le 2 Avril 2015

Du lavement des pieds...
Du lavement des pieds...

VI. Lavement des pieds aux treize pèlerins ou apôtres, prêtres, ou diacres.

"Cette fonction se fait ordinairement dans la salle ducale du palais du Vatican auprès de la chapelle Sixtine. Cette salle est tendue, pour la circonstance, de draperies de damas rouge à torsades d'or. Au fond, on érige le trône pour le pape.

Le dossier de ce trône consiste en une tapisserie représentant la Providence, assise sur le globe du monde entre la Justice qui est à sa droite et la Charité qui est à sa gauche. A la partie inférieure sont figurés deux lions qui soutiennent les étendards de la sainte Eglise, et les trois courtines du ciel du trône sont également en tapisserie. A la droite du trône est une estrade avec un banc recouvert de tapis.

Là doivent s'asseoir les treize apôtres. Le mur est orné de la belle tapisserie qui reproduit le tableau sur lequel le fameux Léonard de Vinci a représenté la dernière cène. Toutes ces tapisseries et leurs accessoires sont des travaux exécutés dans l'hospice apostolique de Saint-Michel, dans le même goût que les anciens ouvrages de ce genre, par les ordres de Pie VI, Braschi, comme on le prouve par les écussons dont elles sont ornées.

En face de l'estrade destinée aux pèlerins ou apôtres s'en élève une autre à deux rangs pour les souverains, les dames et les hommes de distinction. On a fait aussi cette l'onction dans la salle si splendide connue sous le nom de Clémentine, laquelle est avant celle des palefreniers, afin de satisfaire les étrangers qui s'y rendaient en très-grand nombre. C'est pour cela qu'afin de donner plus de pompe et d'éclat à cette cérémonie le pontife régnant Grégoire XYI, à dater de l'an 1834, époque à laquelle on y vit assister le roi de Naples Ferdinand II, avec la reine son épouse et autres princes de la famille royale, le lavement des pieds a eu lieu dans la nef transversale ou croisée de la basilique du Vatican, c'est-à-dire dans la grande chapelle des saints Processe et Martinien.

On y érige le trône entre les deux colonnes de l'autel, et on la décore de la même manière que la salle ducale. H y a ici seulement de plus, deux bancs pour les cardinaux , un plus grand nombre de tribunes et d'estrades pour les spectateurs. Il ne faut pas omettre que dans cette touchante l'onction, nommée mandatum parce que le divin Sauveur en a fait le commandement, le pape s'y faisait autrefois porter sur la sedia.

Anciennement, selon les Ordres romains, le pape, après avoir célébré la messe du jeudi saint, et conservant ses vêtements sacrés, accompagné des évêques, des prêtres et des diacres, lavait les pieds à douze diacres, ou bien à douze chapelains, ou encore à douze sous-diacres apostoliques. Il déposait seulement la chasuble, pendant que vêpres étaient chantées. Les sous-diacres étaient vêtus d'un surplis et d'un rochet, selon le témoignage de Marangoni. La fonction avait lieu à Saint-Laurent dit ad sancta sanctorum, lorsque le pape habitait le palais de Latran, ou bien dans la chapelle de Saint-Nicolas ou au monastère de Saint-Martin, s'il faisait sa résidence à Saint-Pierre. Deux clercs mineurs portiers prenaient sur leurs bras le premier des douze, et le portaient devant le pape qui lui lavait les pieds et les lui baisait. On en faisait de même pour les onze autres.

On lit dans l’ordre romain de Cencius qu'au jeudi saint le pape faisait deux lavements de pieds, un après la messe à douze sous-diacres, et l'autre après le repas à treize pauvres. Le premier était un mémorial de ce que fit la Madeleine chez le pharisien quand elle lava et arrosa de parfums les pieds du Sauveur, et le second en mémoire du lavement des pieds des apôtres par Jésus-Christ. Comme à cause des nombreuses fonctions de ce jour on n'avait pas le temps nécessaire pour ces deux lavements de pieds, on se contenta de celui dit mandatum, qui est un souvenir du dernier, et l'on statua que les treize individus seraient sous-diacres, diacres ou prêtres. Puis dans la suite, en 1656,

Alexandre VIII ordonna que les treize pèlerins fussent tous prêtres ou au moins diacres habitant en deçà des monts, et il chargea les pénitenciers de Saint-Pierre d'en faire le choix. C'est ce qui détermina les évêques qui faisaient aussi les deux lavements de pieds à les unir et à laver les pieds à treize sujets. Le pape Sixte IV, en 1471, avait déjà approuvé cet usage. L'érudit Farnelli voulant se rendre compte de ce nombre de treize, puisque Notre-Seigneur ne lava les pieds qu'aux douze apôtres, pense que la treizième personne est la .Madeleine. Monseigneur Arèse, évoque de Tortone, y voit saint Paul, non point parce qu'il assista à la cène, puisqu'il fut appelé à l'apostolat après l'Ascension, mais à cause de la vénération spéciale que Rome lui a vouée. Cette opinion a été combattue par Frescobaldi, dans un ouvrage composé à cet effet. Il prétend que le treizième représente le maître de la maison où la cène eut lieu, et soutient que Jésus Christ lui lava les pieds aussi bien qu'aux apôtres. Orlendo, dans un ouvrage sur ce sujet, réfute à son tour Frescobaldi. Enfin plusieurs veulent que ce treizième soit saint Mathias, qui remplaça Judas Iscariote.

D'autres enfin soutiennent que ce treizième est l'ange que saint Grégoire le Grand vit s'asseoir au repas que ce saint donnait à douze pauvres, dans sa maison paternelle sur le mont Cœlius. De là vint la coutume adoptée par plusieurs papes, et notamment par Léon XII, de faire servir un repas dans une chambre de leur palais à treize pauvres, le plus ordinairement prêtres. Six étaient choisis par les curés de Rome, et les sept autres étaient pris parmi les étrangers convalescents, soignés par l'archiconfrérie de la Sainte-Trinité.

Le souverain pontife assistait à ce repas. La désignation des treize ecclésiastiques qui au jeudi saint doivent figurer les apôtres est affectée, par une concession pontilicale, à certains cardinaux, à quelques ambassadeurs ou ministres, à la congrégation de la Propagande, à l'évêque des Arméniens, au capitaine des Suisses, et à monseigneur le majordome, qui doit approuver les choix faits par ces personnages.

A défaut de ces derniers, ou en leur absence, le choix est fait par le majordome. Ces treize sujets doivent être présentés, le mercredi saint, au baigneur du palais apostolique par lequel ils sont visités, et qui leur soigne les pieds. Puis, dans la matinée du jeudi saint, ils sont conduits au palais par un bussolante, gardien du vestiaire, qui les fait revêtir d'une longue robe de laine fine de couleur blanche. On leur met des bas et puis des souliers de cuir blanc, une colletine, une tunique serrée par une ceinture de soie, une chape avec le capuchon, dont les extrémités retombent sur la poitrine, une barrette élevée que surmonte un flocon, le tout de laine blanche. Mais la doublure de la chape et la garniture de l'habit sont en soie blanche; ensuite le même bussolante célèbre la messe et leur donne la communion; puis il se couvre de sa chape rouge, et les conduit au banc où ils doivent être assis pour le lavement des pieds.

Le pape, après avoir donné la bénédiction solennelle et avoir pris quelque repos, se rend avec son cortége à la chambre des parements, auprès de la salle ducale, si la cérémonie doit y être faite, ou bien à la basilique de Saint-Pierre, si le lavement des pieds doit y avoir lieu. Puis, ayant pris auprès de la chapelle Grégorienne le grémial, il se rend au letto deiparamenti (lit des parements), où, avec l'assistance des deux cardinaux premiers diacres, il prend l'amict, l'aube, le cordon, l'étole violette, le pluvial de satin rouge, le formai d'argent et la mitre de lames d'argent. Il est précédé du dernier auditeur de rote en tunique blanche, portant la croix papale entre deux céroféraires, des clercs cubiculaires (ou de la chambre), des prélats, les premiers en chapes rouges, et les derniers en chapes violettes, du maître du sacré hospice, du magistrat romain, du gouverneur de Rome, des officiers de la garde noble et des Suisses, tandis que le prince assistant au trône soutient les bords de son pluvial, et, lorsque le pape est arrivé au trône, il y monte et s'y assied.

Le cardinal premier prêtre lui présente la navette avec l'encens, que le pontife met dans l'encensoir en bénissant en même temps le cardinal-diacre vêtu d'une tunique blanche qui se tient entre deux céroféraires, et qui doit chanter l'évangile propre à cette sainte fonciton.

Quand celui-ci est chanté, le sous-diacre, auditeur de rote, en tunique blanche, présente le livre de l'évangile à baiser au pape, et le cardinal-diacre debout encense par un triple coup le pontife. Aussitôt les chantres entonnent le verset : Mandatum novum …

Dès que ce chant est commencé, le pape se lève, dépose son pluvial, et le cardinal-diacre assistant le ceint d'un grémial de lin blanc, garni de dentelle; il descend du trône étant précédé par les massiers et le clerc sous-garde-robe, et assisté du premier maître des cérémonies, ainsi que de deux cardinaux diacres du trône, il se rend devant l'estrade élevée où sont assis les treize apôtres, et qui est séparée du peuple par un balustre, afin d'y laver les pieds de ces pèlerins, tandis que le baigneur dont nous avons parlé, vêtu de noir, remplit son office qui consiste à mettre à découvert leur jambe et leur pied, en sorte qu'à l'arrivée du pape ces préparatifs soient terminés.

Un sous-diacre en tunique blanche sans manipule se tient à droite du pape, soutient le pied de l'apôtre pèlerin, tandis que le pontife le lave avec l'eau que verse un bussolante en chape rouge, et qui retombe dans un bassin de vermeil. Le pape essuie le pied de chacun avec un linge et puis le baise. Deux camériers secrets soutiennent les bords de son grémial, et deux autres bussolanti le suivent avec deux bassins d'argent qui contiennent, l'un treize serviettes dont le pape s'est servi pour essuyer les pieds des apôtres, et l'autre un nombre égal de bouquets de fleurs fraîches. Le pape donne à chacun des apôtres une serviette et un bouquet.

Le trésorier qui accompagne le pape et qui est en chape, quand même il serait cardinal, remet à chacun de ces apôtres une médaille d'or et une d'argent renfermées dans une bourse de damas cramoisi brodée en or. Ces médailles sont de la grandeur d'un demi-écu romain, et présentent d'un côté l'effigie du pape régnant, en mozette, étole et calotte, ou bien encore en pluvial, et tout autour on y lit le nom du pontife et l'année de son règne. Au revers est figuré notre divin maître lavant les pieds à saint Pierre, avec cette inscription : Ego Dominus et magister exemplum dedi vobis (Moi votre Seigneur et Maître vous ai donné l'exemple. ); on y lit aussi le nom du graveur. Dès la veille, le trésorier a remis au pape deux étuis qui renferment quatre de ces médailles en or et autant en argent.

Pendant que le pape, après avoir terminé le lavement des pieds, retourne à son trône, le chœur dit le dernier verset Sœcula sœculorum- Amen, et l'un des deux cardinaux-diacres lui ôte le grémial dont il était ceint, et ce linge reste aux deux premiers maîtres des cérémonies alternativement.

Le prince assistant au trône ayant, comme à l'ordinaire, un voile blanc sur les épaules, enrichi d'une dentelle d'or, ou le sénateur, ou bien le conservateur de Rome le plus digne verse de l'eau sur les mains du pape, et le cardinal premier prêtre présente l'essuie-main. Le pape reprend le pluvial, se lève et entonne : Pater noster, en récitant les prières prescrites par le rituel. Les chantres répondent : Amen, et ainsi se termine cette pieuse et touchante fonction où l'on est édifié d'admirer le souverain pontife, auguste chef de l'Eglise, laver, baiser, essuyer les pieds à quelques pauvres, à l'imitation de Jésus-Christ.

Après que le pape s'est retiré au lieu où il s'était habillé, il quitte ses ornements, et reprend la mozette et son. chapeau pour retourner à ses appartements avec le cortège ordinaire. Si la cérémonie a lieu à Saint-Pierre, alors le pape, en partant pour monter au portique où l'on sert le repas aux apôtres, ne met point sur la mozette l'étole de satin rouge qu'il porte habituellement, et n'est point précédé de la croix pontificale. "

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Rédigé par Baglialto / Relecture : Amandine

Publié dans #Histoire, #Ecclésial

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Publié le 2 Avril 2015

Par Gaetano Moroni

NB: l'intégralité des céremonies de ce jour serait trop longue à reporter ici ! On lira avec interêt le livre de Gaetano Moroni, ou celui de l'abbé Faure, ou enfin celui de Barbier de Montault, tous excellents, preuves vivante quand on voit ce qui ets advenu de notre sainte liturgie, que nous vivons des heures très sombres !

"Le matin de ce jour, le cardinal-doyen du sacré collège célèbre la messe, et, s'il est empêché, c'est le cardinal-évêque suburbicaire le plus ancien. Les draperies du trône et celles du siège du pape sont de lames d'argent, avec des broderies de fleurs d'or. L'autel et la croix sont couverts de voiles de soie blanche, parce qu'ensuite on n'y récite point les heures ni les vêpres pour lesquelles la couleur violette est employée. Les cierges sont tous en cire blanche. Le devant d'autel est de tapisserie tissue d'or, ornée de l'écusson de Clément VIII, Aldobrandini, et de la maison de Médicis. Elle est garnie de franges d'or fixées avec de la cannetille d'argent. Au milieu est représenté Jésus-Christ mort soutenu par deux anges. Au-dessus on voit le calice de la passion.

Du côté de l'évangile est figurée la descente aux limbes pour délivrer les âmes des justes; du côté de l'épître on voit Noire-Seigneur ressuscité, entre deux anges, et au moment où il présente la main à Madeleine agenouillée pour la relever.

La draperie du prie-Dieu du célébrant ainsi que celle des deux coussins de celui du pape sont couvertes d'un tapis tissu d'or, représentant, au milieu, des lions et des dragons, avec des torsades d'or rattachées par des cannetilles d'argent, de même que le devant d'autel. Autrefois, en ce jour, le célébrant et ses ministres avaient des ornements pareils à ceux que nous venons de décrire, et que l'on conservait dans la sacristie pontificale. Mais aujourd'hui, à cause du travail admirable, superbe, fini de ces ornements, le pontife régnant les a fait placer dans des cadres qui sont attachés aux murs des appartements pontificaux du palais Quirinal, afin que tout, le monde pût admirer ces riches et magnifiques étoffes, tandis qu'auparavant on ne pouvait les voir que difficilement.

Le pape entre processionnellement dans la chapelle, revêtu d'un pluvial blanc, en mitre de toile d'or, et avec le formai précieux

( Le formai est l'agrafe qui sert à rattacher le pluvial du pape devant la poitrine. C'est un souvenir ou imitation du rationale du grand prêtre chez les Hébreux. Les cardinaux-évèques ont le privilège du formai quand ils sont en chape. Cet ornement papal est formé de trois pommes de pin en pierreries qui sont montées sur l'agrafe d'or. Pour le pape, ces pommes de pin sont disposées en forme de triangle. Pour les cardinaux, elles sont rangées horizontalement sur une même ligne. Le formai précieux dont on parle ici est celui dont le pape se sert, dans les solennités majeures, ce qui suppose que dans d'autres circonstances la chape est rattachée par un formai moins riche.)

Les cardinaux vont à l'obédience (c'est-à-dire vont baiser la main du pape assis sur son trône), en chapes violettes, au commencement de la messe, selon l'ordinaire. On chante l'introït en contre-point, et le Kyrie se termine quand le pape a lu l'introït. Au graduel les chantres contralti entonnent les versets, qui se terminent lorsque le diacre est arrivé au lieu où doit être chanté l'évangile. On lit dans d'anciens manuscrits qu'au jeudi saint on prêche avant la messe, et qu'au vendredi saint il n'y a pas de prédication. Néanmoins, d'après d'autres anciens monuments, il est démontré que l'on prêchait en ce dernier jour. L'offertoire se chante un peu rondement, en contre-point, afin de donner le temps d'exécuter le motet : Fratres ego enim, dont la composition musicale en une seule partie est du célèbre Palestrina.

Avant l'élévation, au lieu des quatre torches qui sont ordinairement portées par les chapelains communs, un maître de cérémonies sort de la sacristie avec douze bussolanti, vêtus de chapes rouges, qui portent des torches allumées, et qui se mettent à genoux, six de chaque côté, sur les marches de l'autel.

Le célébrant consacre en ce jour deux hosties , dont une est consumée par lui, et l'autre est réservée pour le jour suivant. On la met dans un calice à part, que le diacre recouvre de la pale, de la patène, et d'un voile blanc attaché par un ruban de même couleur au pied du calice. On appelle celui-ci le calice du tombeau.

Après l'élévation, deux maîtres de cérémonie commencent la distribution des cierges portés par les chapelains communs, par les cardinaux, les patriarches, les évêques, les abbés mitres, les prélats du fiochetti (Les prélats du fiochetti sont l'auditeur de la chambre apostolique, le gouverneur de Rome, le trésorier général, le majordome. Ils sont nommés ainsi parce que les chevaux de leur voiture portent sur leur tète un petit flocon de soie violette. Cette prérogative est une distinction honorable à Rome.), les protonotaires apostoliques et les généraux des ordres religieux. Le premier Agnus Dei est chanté lentement, et se termine par Dona nobis pacem.

Mais il n'y a point de baiser de paix. Lorsque le cardinal célébrant a mis l'hostie consacrée dans le calice du tombeau, il se retire du côté de l'épître, sur le premier gradin, le visage tourné vers le peuple, avant la postcommunion, et là il se lave les mains, tandis que l'eau lui est versée par son maître de chambre qui se tient debout, quoique le pape ne soit pas présent. Ce cérémonial a lieu de la sorte par respect pour le saint sacrement, parce que, lorsqu'il est exposé, on ne fait de génuflexion que devant lui. Les chantres commencent ensuite l'antienne de la postcommunion en plain-chant, et quand la messe est finie, ils chantent de la même manière la réponse : Deo gratias.

III. Procession à la chapelle du tombeau soit à la Pauline du Quirinal, soit à la Sixtine du Vatican, selon la circonstance.

Quand la messe est terminée, et lorsque le pape a donné la bénédiction, le célébrant rentre à la sacristie pour se déshabiller, et pour ne plus rentrer dans la chapelle afin de s'unir à la procession. Les cardinaux prennent les ornements sacrés de couleur blanche, selon leur ordre respectif. Les patriarches, les archevêques, les évêques assistants et non assistants au trône, le commandeur du Saint-Esprit et les abbés mitrés vont prendre, dans la sacristie, les pluviaux et les mitres blanches, en faisant d'abord une génuflexion devant le saint sacrement. Ils s'y rendent par la partie supérieure de la chapelle, et sont suivis par les auditeurs de rote, les clercs de la chambre, les votants de la signature et les abréviateurs du grand parquet, afin d'y quitter leurs chapes violettes, et prendre sur le rochet un surplis.

Ainsi vêtus ils rentrent dans la chapelle, et le dernier auditeur de rote va aussi à la sacristie se revêtir de l'amict, de l'aube, du cordon et de la tunique blanche. Puis les deux derniers cardinaux-diacres, accompagnés d'un maître de cérémonies montent au trône pour assister le pape, jusqu'à ce que les deux premiers cardinaux de cet ordre aient pris, à leur stalle môme, les habits sacrés que leurs camériers leur ont apportés. C'est là qu'ils ôtent leur chape traînante avec l'aide du maître de chambre, auquel ils remettent leur barrette rouge. Tous les autres cardinaux en l'ont de même , et ils s'habillent dans la chambre qui est annexée à la sacristie.

Les quatre prélats du fiochetti partent ensuite de leur place, et vont au banc des protonotaires apostoliques, et là, après que tous les personnages mentionnés ont pris leurs habits sacrés, les clercs de la chapelle, munis de flambeaux, vont allumer les cierges qui ont été distribués, ainsi qu'il a été dit.

Les chantres se réunissent dans la salle royale qui est illuminée par douze grandes cornes d'abondance de bois doré chargées de flambeaux. Ils tiennent en main leurs cierges allumés pour la procession qui se fait de la même manière que celle des palmes.

Aussitôt que la croix papale, couverte d'un voile violet et portée par le dernier auditeur de rote, est sortie de la balustrade, les chantres contralti entonnent le Pange lingua, et les cardinaux marchent deux à deux, tenant en main leur cierge et leur mitre. Ils mettent dans cette dernière la calotte rouge, par respect pour le saint sacrement que le pape porte à pied el la tête découverte, dans la chapelle Pauline, sous un dais blanc, dont les huit bâtons sont soutenus par autant d'évêques assistants au trône.

A défaut de ceux ci, les protonotaires apostoliques portent ce dais. Le prince (Le prince dont il est ici question est un personnage choisi dans les premières familles de Rome. Sa fonction est purement honorifique. Son costume est riche, et il porte sur la tète, dans les cérémonies pontificales, une couronne fermée. Les familles Colonna, Orsmi, etc., jouissent de ce privilège) assistant au trône soutient les bords du pluvial du pape, et douze bussolanti portent des torches allumées autour du dais.

Quand le souverain pontife entre dans la chapelle magnifiquement illuminée, on chante la strophe Verbum caro. Au moment où le pape arrive à l'autel, le cardinal premier diacre prend des mains du pontife le calice danslequel estl'hostie consacrée, et, précédé de deux bussolanti portant des torches, il le remet à monseigneur le sacriste qui, à son tour, place le saint sacrement dans une urne que l'on appelle le tombeau.

Après avoir fermé la porte de cette urne, qui est placée sous le tabernacle, le sacriste remet la clef au cardinal pénitencier qui devra, le lendemain, faire la cérémonie des présanctifiés. Le pape, avant la fermeture de l'urne , encense le saint sacrement avec l'encensoir que lui a remis le cardinal premier prêtre. Pendant ce temps, les chantres entonnent la strophe Tantum ergo , et celle Genitori, qui se chante lentement. Puis tout le monde se relève pour se rendre à la loge de la bénédiction, où les cardinaux prennent place sur les bancs latéraux.

Des coussins y avaient été disposés d'avance par leurs domestiques, qui se tiennent derrière les mêmes bancs.

Si le pape ne peut par lui-même faire la fonction que nous venons de décrire, le cardinal célébrant la fait, et, en ce cas, on publie, du haut de l'autel, après la messe, l'indulgence de trente ans, qui est accordée aux assistants, lorsque le pape ne peut donner du haut de la loge la bénédiction solennelle à laquelle une indulgence plénière est attachée.

Une heure d'adoration devant le tombeau est alternativement faite par les prélats en rochet et manteau court ou camail. Les officiers de la chambre la font à leur tour en chape rouge, et plusieurs chantres pontificaux en surplis. Vers le soir, où un grand concours de peuple se rend au tombeau, on illumine splendidement l'escalier royal et le vestibule jusqu'à la porte des Suisses, et le pape vient y prier en mozette et en étole, accompagné de ses camériers secrets, de la garde noble et des Suisses, ainsi que des palefreniers qui portent des torches allumées."

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Rédigé par Baglialto / Relecture : Amandine

Publié dans #Histoire, #Ecclésial

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Publié le 2 Avril 2015

Par Gaetano Moroni (Il traite ici de ce qui se faisait avant d'autres pontificats plus récents, et dresse un peu un historique de la messe du jeudi saint)

NB: On me demande souvent pourquoi je me complais dans ces récits d'un autre temps ! Ce n'est pas seulement parce que je suis historien de métier. C'est aussi et surtout parce que je suis effaré par l'INDIGENCE des cérémonies actuelles, et la décadence de la liturgie !

" La chapelle Sixtine au Vatican est ordinairement le lieu où la cour pontificale se réunit pour cette fonction solennelle. On a pourtant des exemples qu'elle s'est faite aussi dans la chapelle Pauline du palais Quirinal . En 1831 il Gréla la semaine sainte, pendant la captivité du pape Pie VII, elle n'a pu être célébré avec éclat au Vatican, d'où le saint-père était exilé. Ainsi pareillement Pie VIII, en 1830, ne put, à cause de sa mauvaise santé, présider à cet office et se contenta de donner la bénédiction papale le jeudi saint et le jour de Pâques.

Grégoire XVI, y fit toutes les fonctions de la semaine sainte, sans en excepter la bénédiction solennelle du saint jour de Pâques. Les cardinaux s'y rendent avec deux carrosses, et revêtus de violet avec leurs parements sacrés de couleur blanche. Leurs domestiques sont en livrée de gala. Nous pensons qu'il est utile de donner d'abord plusieurs notions sur les noms, les rites et les anciens usages liturgiques de ce jour sacré.

Ce jeudi a porté divers noms. On l'a appelé le jour des parements verts, parce qu'on s'y servait de cette couleur; Le jour blanc, le jour du pain, parce que, après le lavement des pieds, on distribuait aux pauvres une certaine quantité de pain blanc: cela avait lieu surtout dans les églises qui appartenaient à la nation française ; jour de lumière (sans doute à cause des nombreux luminaires du reposoir, au tombeau) ;jour d'indulgence, et saint Maurice lui donnait ce nom.

Les Syriens le nommaient le jour des secrets, ou de la consignation du calice. En outre encore, on donnait au jeudi saint le nom de jour d'absolution, jour des mystères, jour du mandatum (à cause du lavement des pieds), et cinquième férie.

Plus communément , on a donné à ce jour le nom de cinquième férié in cœnâ Domini ou cène de Notre-Seigneur. Dans une bulle du pape Boniface IX, ce jour est nommé la bonne cinquième férié de la cène du Seigneur, ou bien encore natalis calicis, l'anniversaire du calice, en mémoire de la coupe dans laquelle Jésus-Christ donna son sang à boire à ses disciples.

En ce jour aussi on célèbre la mémoire de la cène en laquelle Jésus-Christ institua le saint sacrement de l'eucharistie.

Mais Urbain IV, dans la seconde moitié du xiii" siècle, considérant qu'en ce jour on était en deuil à cause de la passion et de la mort du Sauveur, et qu'ainsi il n'était point possible d'y solenniser une fête, jugea convenable de transporter en un autre temps ce mémorial, auquel vint ensuite s'adjoindre la procession solennelle du saint sacrement.

Finalement, on a donné aussi à ce jour le nom de solennel commencement des fêtes pascales.

C'est pourquoi dans les églises on l'on était dans l'usage de jeûner chaque jeudi du carême, on avait coutume de terminer le jeûne quadragésimal au jeudisaint, en signe de joie.

Anciennement, au jeudi saint, on chantait deux messes; la première à jeun, le matin, et la seconde le soir, après souper.

Il y avait des Eglises où l'on chantait, en ce jour, quatre messes; en d'autres, on en disait jusqu'à cinq. Mais l'usage le plus ordinaire était d'en chanter trois, ainsi que nous allons le développer.

On disait la première pour la réconciliation des pénitents qui, au mercredi des Cendres, avaient été expulsés de l'église. Ceux-ci venaient, en ce jour, de grand matin, vetus d'un sac et la tête couverte de cendres, et ils se plaçaient au lieu qui leur était réservé. Puis à l'heure de sexte, en certains lieux, et à celle de none, en d'autres, on les conduisait à l'église hors de laquelle pendant tout le carême ils avaient pleuré leurs fautes.

Ces pénitents étaient présentés par un diacre au pape ou à l'évêque, qui se tenait à la porte de l'église, et après diverses prières on les réconciliait et on les absolvait.

C'est pourquoi ce jour est nommé dans les anciens liturgies le jour absolu, dies absolutus Jovis.

Après cette cérémonie on sonnait les cloches comme pour un jour de fête , en signe de joie, et, à partir de ce moment, on ne les sonnait plus jusqu'au samedi saint.

Les pénitents réconciliés prenaient place dans l'église avec les fidèles pour entendre la messe et pour participer avec tous les autres aux saints mystères.

Quoique cette forme de réconciliation fût prescrite uniquement pour les pénitents publics, néanmoins plusieurs autres chrétiens, pour se procurer une réconciliation plus consolante et plus méritoire devant Dieu, se joignaient aux premiers.

La seconde messe était pour la bénédiction des huiles nommées saintes parce qu'elles sont bénites et sanctifiées par des cérémonies spéciales, et que les évêques seuls peuvent faire, selon les règles canoniques.

Avant le Pater, on consacrait l'huile pour les infirmes ou l'extrême-onction; à l'Agnus Dei, celle des catéchumènes ainsi que celle du saint chrême mêlé de baume pour la confirmation.

En d'autres pays, ces deux dernières huiles étaient consacrées après la communion.

Pour ce qui regarde la consécration du saint chrême que les évêques font seulement aujourd'hui au jeudi saint, elle pouvait se faire autrefois en tout temps, selon ce que nous lisons dans le concile de Tolède, en l'année 400. Cette bénédiction des huiles se faisait à Rome par le pape avec beaucoup de solennité, comme on le lit dans les Ordres romains qui en décrivent les belles et mystérieuses cérémonies. Le pape Benoît en renouvela en partie l'ancien ordre. La bénédiction des saintes huiles commençait dans l'oratoire de Saint-Thomas ou de Saint-Pancrace, si les papes habitaient le palais de Latran, ou bien dans la chapelle Saint-Grégoire, si la cérémonie avait lieu au Vatican.

Les papes étaient assistés des évêques, des prêtres, des diacres et autres ministres sacrés qui, d'ordinaire, se trouvaient à ces fonctions. On présentait les trois ampoules ou urnes des huiles au pape ; puis on partait de l'autel où la cérémonie avait eu lieu, et on les portait à l'un ou à l'autre des autels de la basilique dans laquelle le pape célébrait.

Les Ordres romains font mention d'une autre ampoule de verre dans laquelle était un vase d'or qui renfermait une pierre précieuse dans laquelle était conservée une goutte du sang qui découla des plaies de Jésus-Christ. Pendant que le pape faisait une homélie au peuple, quelques cardinaux diacres aidés par les sous-diacres couvraient d'une nappe la table qui recouvrait l'autel sacré ( Cet autel sacré est celui sur lequel l'apôtre saint Pierre célébrait le saint sacrifice. Il est de bois et en forme de coffre. On s'en est servi pour la messe jusqu'au pontificat de saint Silvestre, qui le premier érigea des autels de marbre, au commencement du IVè siècle. L'autel de saint Pierre l'ut mesuré le 29 mars 1658 sous Alexandre VII avec le sacriste majeur de Saint-Jean de Latran. On lui trouva en longueur quatre palmes et dix pouces, sur quatre palmes et un pouce de hauteur et deux palmes huit pouces de largeur. La palme romaine équivaut à peu près à huit pouces de l'ancien pied français, c'est-à-dire à vingt-deux centimètres. Il est renfermé sous le maitre-autel ou autel papal de cette basilique. )

Il est conservé dans la basilique de Saint-Jean de Latran, et au fond d'iceluy on cachait, pendant tout le reste de l'année, l'ampoule de verre dont nous parlons.

En ce jour seulement, cette ampoule était extraite par la main du pape du fond de cet inaccessible réduit, et le pontife la montrait au peuple qui la vénérait avec la plus grande piété. Le pape entrait dans l'arche ou autel papal, ainsi nommé à cause de son ancienne l'orme, pour terminer le saint sacrifice, afin d'imiter le rite de l'ancienne loi qui permettait au seul grand pontife l'entrée dans l'arche, une seule fois dans l'année. C'est ce que les livres saints nomment sancta sanctorum, le saint des saints. C'est ainsi que l'expliquent Innocent III, Guillaume Durand et Mabillon.

Une troisième messe était célébrée en mémoire de l'institution de la sainte eucharistie que Jésus Christ permit et ordonna à ses apôtres ainsi qu'aux prêtres de consacrer, en leur disant: Faites ceci en mémoire de moi. C

'est donc avec l'Eglise chrétienne que cette solennité a commencé, et on l'a toujours considérée comme une des plus solennelles. En ce jour avait lieu la communion générale du clergé et des fidèles.

Telle est la communion laïque et ecclésiastique dont les anciens canons parlent fréquemment. La communion ecclésiastique se faisait par les prêtres revêtus d'un surplis et d'une étole, et par les autres ministres de l'autel. Celle des laïques avait lieu en dehors des balustres, et c'est aussi là que devaient communier, en se confondant avec le peuple et sans distinction, les ministres de l'autel qui, en punition de quelque faute, avaient été réduits à la communion laïque. C'est le terme consacré par les anciens canons.

Les trois messes dont nous venons de parler ayant été réduites à une seule, les diverses fonctions qui avaient lieu, en chacune de ces messes, se sont réunies dans la seule qui est aujourd'hui célébrée.

Si ensuite, en ce jour-là, venait à se rencontrer la fête de l'Annonciation ou celle de Saint-Joseph, ou toute autre fête de précepte, alors on célébrait quelques messes privées pour que les fidèles eussent la faculté de satisfaire à l'obligation d'entendre la messe.

C'est ainsi que le régla Clément XI en se conformant aux décrets antérieurs de la congrégation des rites, et en particulier à celui du 13 décembre 1692.

Hors de ces cas, tous les autres prêtres s'abstenaient de dire la messe, excepté le célébrant.

Cela se faisait d'abord en signe de deuil, et c'est la raison pour laquelle les prêtres ne célèbrent pas dans les deux autres jours, et ensuite pour imiter la dernière cène de NotreSeigneur qui seul célébra et communia de ses mains les apôtres.

Le vulgaire croit ordinairement et à tort que cette fonction est la pâque des prêtres. Comme on ne peut séparer le mémorial de l'institution eucharistique de celui de la passion du Sauveur, l'Eglise au milieu de la joie que lui inspire le souvenir de cette ineffable institution mêle encore des signes de douleur et de tristesse. C'est pourquoi après le Gloria in excelsis on suspend la sonnerie des cloches, et l'on reprend l'ancien usage des palettes de bois ou crécelles dont se servaient surtout les moines, qui les nommaient crepitaculum, lignum congregans, maliens excitatorius ligneus, tabula lignea pour inviter le peuple à venir dans l'église.

On s'abstient aussi, en ce même jour, de donner la paix, en signe de détestation du baiser que le perfide Judas donna à son divin maître, comme l'explique le célèbre Mazzinelli dans son Office de la semaine sainte, imprimé à Rome en 1806. "

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Rédigé par Baglialto / Relecture : Amandine

Publié dans #Histoire

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Publié le 2 Avril 2015

Triduum Pascal
Triduum Pascal

Sous Pie IX

Abstinence en maigre strict.

La station est à S. Jean de Latran, où il y a indulgence et exposition de la table de bois sur laquelle N.-S. vit la dernière Cène avec ses apôtres.

Le Pape tient chapelle à la Sixtine, à dix heures, pour la messe, porte le S. Sacrement à la chapelle Pauline, brillamment illuminée sur les dessins du chevalier Bernin, et donne, vers midi, du haut de la façade de S. Pierre, la bénédiction solennelle, avec indulgence plénière pour les personnes qui se sont confessées dans les huit jours et ont communié le matin même.

Dans la basilique de S. Pierre, le Pape lave ensuite les pieds à treize prêtres de différentes nations, auxquels il remet un bouquet de fleurs et deux médailles d'or et d'argent, puis leur sert à dîner au portique supérieur de S. Pierre.

Le Cardinal Grand-Pénitencier se rend à S. Pierre, à cinq heures, pour y entendre les confessions et distribuer l'indulgence de cent jours aux personnes qu'il frappe de sa baguette.

Les confréries de S. Gilles in Borgo et de la Trinité des Pèlerins visitent le sépulcre de S. Pierre dans l'après-midi.

Le Pape tient chapelle, à quatre heures, pour les Ténèbres.

A S. Pierre, les Ténèbres, chantées en musique, sont suivies du lavement de l'autel papal et de l'ostension des grandes reliques: la Ste. lance, le bois de la vraie croix et la Ste. Face de N.-S. ( On trouve des fac-simile de cette Ste. Face à la sacristie de S. Pierre) A la Trinité des Pèlerins, une heure après l'Ave Maria, lavement des pieds et repas des pauvres pélerins. Après l'Ave Maria, on fait la visite des sépulcres dans les diverses églises, mais principalement au Gesù, à S. André delia Valle, à S. Antoine des Portugais, à Ste. Marie sur Minerve, aux SS. Apôtres, à Ste. Madeleine, etc.

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Rédigé par Baglialto & Bartholomeo

Publié dans #Ecclésial, #Salve

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Publié le 1 Avril 2015

Une belle photo

Je ne partage pas 100 % de son pontificat, mais quand à voire ce qui se passe actuellement, il doit se retouner dans sa tombe...

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Rédigé par Bartholomeo

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 1 Avril 2015

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Humour

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Publié le 1 Avril 2015

A l'issue de la messe des rameaux, François, invitant les fidèles à faire de même, s'est mis à danser sur des rythmes techno, un chanteur argentin plaquant sur les notes endiablées des paroles papales, une "prière pour la paix", la musique "réjouissant les nombreux jeunes présents sur la place Saint Pierre...." disent les journaux !

Poisson d'Avril ! Enfin, pas tout à fait hélas !!!

Dieu garde nous, ou plutôt délivre nous des clowneries papales !

Je voulais faire un autre poisson plus élaboré aujourd'hui, mais on finirait par ne plus faire la différence entre des blagues et la réalité... Avec François on atteint des sommets dignes du cirque Zampano !

On jugera de la qualité "bisounoursesque" de la chanson en lisant les paroles :

"Ce message est de lumière et d'espérance

Lumière qui traverse l'obscurité.

Ne laisse jamais le passé déterminer ta vie

Regarde toujours devant

L'avenir est dans ton esprit,

Dans tes mains, et dans ton cœur.

Refrain

Pour que tous soient un

Qu’il n’y ait plus de murs

Seulement la valeur de la rencontre

Qui est le pont vers la Paix.

Pour que tous soient un

L’unité est le chemin

Une alliance toujours ouverte A l'amour et à la vérité.

Quand tu te trouves face à la douleur

Tu dois faire ce que le cœur demande

Parce que les gestes les plus authentiques

Sont seulement ceux qui viennent

L'avenir est dans ton esprit, Dans tes mains, et dans ton cœur.

Refrain Pour que tous soient un Il n’y a plus de murs

Seulement la valeur de la rencontre

Qui est le pont vers la Paix.

Ne renonce pas à l’identité

Pour vivre en harmonie.

Pour que tous soient un,

L’unité est le chemin,

Une alliance toujours ouverte A l’amour et à la vérité.

Refrain ...

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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