Publié le 7 Avril 2015

"Oyez chrétiens égoïstes, MOI j'aime les pauvres !"

"La simplicité affectée est une imposture délicate" disait très justement François de la Rochefoucauld !

J'aime les pauvres, je n'ai rien contre eux, Notre Seigneur nous dit de les aimer, et j'en ai rencontré beaucoup du fait que je m'occupe de la soupe populaire en paroisse.

Je ne le crie pas sur tous les toits, car le bien ne fait pas de bruit ... j'agis simplement sans tambour ni trompette....comme beaucoup, de toute obédiance, tradis ou pas...

François, lui, publie et crie à la face du monde, qu'IL s'occupe des pauvres (comme si ses prédécesseurs n'avaient rien fait...) Bref, "MOI je fais, les autres c'est de la roupie de..."

Après l'affaire des douches (comme si à Rome, les SDF n'étaient pas accueillis par les congrégations mettant des douches à disposition...), il fait scandaleusement fermer la Sixtine pour une visite privée pour les pauvres, et il le placarde partout !

Je trouve normal que les pauvres puissent visiter la Sixtine, car ce trésor appartient au peuple des chrétiens ! MAIS, ce qui serait logique c'est que les pauvres puissent visiter librement, incognito au milieu des autres fidèles, ces trésors de notre géniale religion ! Et quand bien même ils auraient une visite privée, est il besoin de le crier bien fort...

Bref, instrumentalisation médiatique des pauvres, pour apparaître un peu plus sympa que son prédécesseur, le "prof sévère, coincé dans ses bouquins..."

Bref, imposture, vanité .... Ma quando la morte tri coglierа Che ti resterа ...

Jacques Sevin disait "Ne faites pas vos Bonnes Actions pour être admirés des hommes, autrement cette admiration sera votre seule récompense, et bien vaine, si même vous l’obtenez. "

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Rédigé par Zosime

Publié dans #Le billet de Zosime

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Publié le 7 Avril 2015

Salve !

Si vous n'avez pas de crise de foi ( non non pas de faute d'orthographe ) vous revoilà sur le pont ! Nous lisons dans la collecte de la messe du jour : "O Dieu , qui multipliez sans cesse votre Eglise par les nouveaux enfans que vous lui donnez; faites, s'il vous plaît, que vos serviteurs conservent par une vie vraiment chretienne, la grace du sacrement de baptême qu'Ils ont reçu par Votre foi : nous vous en prions, par Notre Seigneur Jesus-Christ."

Voilà un beau programme , et comme dit l'autre, ya plus qu'à !

Bonne journée !

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 6 Avril 2015

Chapelles papales de l'octave de Pâques

Elles se tiennent dans les chapelles des palais apostoliques: le cérémonial usité ne diffère point de celui que nous avons fait connaître; il faut en excepter celle du samedi in Albis, dont nous allons bientot parler.

C'est un Cardinal-Prêtre qui chante la messe, dans la chapelle Sixtine, Ie lundi de Pâques.

Le Pape y assiste, et, d'après un privilége accordé par Clément XI, en 1716, c'est le ProcureurGénéral des Minimes qui, en habit de religieux, prononce le discours d'usage, et annonce l'indulgence de trente ans. Le lendemain, c'est encore un Cardinal-Prêtre qui chante la messe, et un Élève [noble du collége Nazaréen, qui, en cape violette, prononce le discours.

En 1788, Pie VI ne tint point ce jour-là Chapelle papale au Vatican, à cause de la fête de l'Annonciation de la sainte Vierge; il fut la tenir à l'église de la Minerve.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 6 Avril 2015

Des routiers d'Emmaüs

Seigneur Jésus, Qui vous offrez à nous, Comme la Route vivante tout irradiée par la Lumière d’en-Haut Daignez vous joindre à nous sur le chemin de la Vie - Comme vous le fîtes jadis pour les Routiers d’Emmaüs. Donnez-nous part à votre Esprit, afin que nous découvrions la voie de votre plus grand service Et que, nourris de l’Hostie, ce vrai pain des Routiers, Nous cheminions allègrement, malgré fatigues et contradictions sur le chemin qui mène droitement à la maison du Père .

Ainsi Soit IL

En ce temps-là, ce même jour de la résurrection deux disciples de Jésus se rendaient à une bourgade nommé Emmaüs, distante de Jérusalem de soixante stades ; et ils causaient entre eux de tous ces événements. Tandis qu'ils causaient et discutaient, Jésus lui-même, s'étant approché, se mit à faire route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit : " De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent tout tristes. L'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul qui, de passage à Jérusalem, ne sache pas ce qui s'y est passé ces jours-ci ! " Il leur dit : " Quoi ? " Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en œuvres et en parole devant Dieu et tout le peuple ; et comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié. Quant à nous, nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ; mais, en plus de tout cela, on est au troisième jour depuis que cela s'est passé. Aussi bien, quelques femmes, des nôtres, nous ont jetés dans la stupeur : étant allées de grand matin au sépulcre, et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire même qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons s'en sont allés au sépulcre et ont bien trouvé toutes choses comme les femmes avaient dit : mais lui, ils ne l'ont point vu. " Et lui leur dit : " O hommes sans intelligence et lents de cœur pour croire à tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne faillait-il pas que le Christ souffrit cela pour entrer dans sa gloire ? " Et commençant par Moïse et continuant par tous les prophètes, il leur expliqua, dans toutes les Ecritures, ce qui le concernait. Ils approchèrent du bourg où ils se rendaient, et lui feignit de se rendre plus loin. Mais ils le contraignirent, disant : " Reste avec nous, car on est au soir et déjà le jour est sur son déclin. " Et il entra pour rester avec eux. Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent ; et il disparut de leur vue. Et ils se dirent l'un à l'autre : " Est-ce que notre cœur n'était pas brûlant en nous, lorsqu'il nous parlait sur le chemin, tandis qu'il nous dévoilait les Ecritures ? " Sur l'heure même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem ; et ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui disaient : " Réellement le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon. " Et eux de raconter ce qui s'était passé sur le chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain.

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 5 Avril 2015

Par Gaetano Moroni

"Le Pape n'assiste publiquement à aucune cérémonie religieuse dans l'après-midi du jour de Pâques. Le Sacré-Collége se rend, en cortége de gala, dans la basilique Libérienne de Sainte-MarieMajeure, où, comme on l'a dit, avait lieu autrefois la fonction.

Après les vêpres solennelles, les Cardinaux vont à Saint-Jean de Latran vénérer les têtes des bienheureux Apôtres. Les vêpres capitulaires, célébrées dans la basilique Vaticane, sont précédées de la procession dite des trois Maries; elle rappelle le pélerinage des trois saintes femmes au tombeau du Sauveur.

Le jour de Pâques, l'Aumônerie apostolique fait distribuer des secours à tous les pauvres qui se présentent au Vatican. Comme aux fêtes de Noël, d'abondantes aumônes sont distribuées à tous les prisonniers, et des secours à domicile sont portés aux familles les plus nécessiteuses de Rome.

Des captifs détenus dans les fers sont mis en liberté; on imite ainsi la clémence du divin Sauveur, dont l'apparition dans les limbes fut un signal de liberté pour les justes, qui attendaient le bienfait de sa résurrection. II n'est personne ainsi qui ne trouve dans la célébration des grandes fêtes chrétiennes un motif de se réjouir.

Les fêtes religieuses sont, à Rome, des fêtes populaires, et le jour de Pâques, consacré à la plus grande solennité catholique, l'est aussi par l'expression naïve des sentiments de foi et d'allégresse qui animent la population.

On célèbre la résurrection du Sauveur, comme la fête de la grande famille chrétienne. Dans les académies et dans les réunions littéraires, on décerne des couronnes aux auteurs des meilleurs discours et pièces de vers en l'honneur de Jésus-Christ ressuscité, où l'on célèbre les conquêtes et les bienfaits de la Religion, et les triomphes de l'Église.

La magnifique illumination de la coupole de Saint-Pierre, qui est telle qu'aucune autre capitale ne saurait présenter aux regards étonnés des voyageurs un spectacle semblable, et le feu d'artifice tiré sur le château Saint-Ange, dans lequel divers emblêmes, d'ingénieuses devises rappellent que la Religion consacre aussi ces réjouissances publiques, ne peuvent être que mentionnés ici."

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Rédigé par Baglialto

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 5 Avril 2015

Oui il est vraiment ressuscité !"

Ainsi répondent les chrétiens d'Orient à la première affirmation ! Cela sert de salutations au Saint jour de Pâques en Orient !

Prions tout particulièrement en ce jour pour nos frères d'Irak et du levant comme nous le demande le Saint Père !

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 5 Avril 2015

A la messe

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc XVI versets 1 à 7.

En ce temps-là, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer Jésus. Et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent au sépulcre, le soleil venant de se lever. Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre de l'entrée du sépulcre ? " Elles regardèrent et observèrent que la pierre avait été roulée de côté ; or elle était fort grande. Entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : " N'ayez pas de frayeur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n'est point ici. Voici la place où on l'avait déposé. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. "

Par Gaetano Moroni : 'Histoire des chapelles papales'

"La fête de Pâques, mais encore pour les imposantes cérémonies du couronnement des Papes, des canonisations, de la fête de saint Pierre et saint Paul, et de Noël donnent lieu aux chapelles papales !

C'est donc à Saint-Pierre du Vatican que le Pape officie en ce saint jour de Pâques, quoique Sixte-Quint eût déterminé que la fonction devait être célébrée à Saint-Jean-de-Latran, où devait aussi être donnée la bénédiction papale.

Plus anciennement, la solennité pascale avait lieu à Sainte-Marie-Majeure, où, dès les temps les plus reculés, la station de ce jour est marquée. Encore même aujourd'hui on y chante les vêpres solennelles de la fête, auxquelles assistent les Cardinaux.

La Chapelle papale solennelle du jour de Pâques a été tenue plusieurs fois par le souverain Pontife dans les palais apostoliques. Pie VII et Grégoire XVI ont officié dans la chapelle Pauline du Quirinal.

Les officiers et dignitaires qui commencent à remplir les devoirs de leur charge, soit en se rendant dans les appartements du Pontife à l'heure de la cérémonie, soit en l'accompagnant dans la salle des Parements pour y prendre la falda, l'aube, l'étole, la chape, le formai précieux et la tiare.

Dans les Chapelles solennelles, ces divers insignes lui sont présentés par des Prélats qui se tiennent à genoux; les Cardinaux Diacres en revêtent le Pape, et le premier Cardinal-Diacre lui met la triple couronne : ainsi revêtu, le Pontife met l'encens dans l'encensoir, et le bénit.

Les Cardinaux, arrivés au Vatican, accompagnés de leur cortége de gala, se revêtent, dans la salle Ducale, des ornements sacrés propres à leur ordre : les Évêques, prennent la chape et le formai précieux; les Prêtres, la chasuble; les Diacres, la dalmatique; les Archevêques et Évêques assistants et non assistants, la chape; les Prélats orientaux revêtent les ornements prescrits par leurs rites; enfin, tous les dignitaires prennent ou la cape, ou le costume qui leur est particulier.

Les Maîtres des cérémonies du Pape portent le surplis, la soutane et la ceinture rouges; dans les fonctions ordinaires, ils portent la soutane et la ceinture violettes.

Le cortége commence à se mettre en marche quand le Pape a béni l'encens; il sort de la salle Ducale, traverse la salle Royale, où le Pape monte sur la sedia, descend par l'escalier Royal, et arrive dans le portique de la basilique.

En décrivant la cérémonie du couronnement du Pape, nous avons fait l'énumération des officiers, prélats, dignitaires et personnages éminents de la cour romaine composant le cortége imposant qui précède et accompagne le souverain Pontife à son entrée solennelle dans la basilique de Saint-Pierre.

Une partie des troupes pontificales occupent, sous les armes, les avenues du portique et la nef de la basilique jusqu'à l'autel de la Confession.

Les Gardes-Suisses, les Gardes-Nobles et les Généraux des troupes pontificales, en grand costume, font leur service auprès du SacréCollége et du Pape. Le Chapitre de Saint-Pierre, ayant à sa tête l'Archiprêtre cardinal, en cape fourrée d'hermine, reçoit Sa Sainteté sous le portique : le Pape bénit le Chapitre. Au défilé du cortége devant la statue de Constantin, les tambours battent aux champs, les cloches de la basilique et les trompettes des Gardes-Nobles se font entendre.

Le Pape franchit le seuil de la grande porte du temple: ce moment a quelque chose d'imposant et de solennel que l'on ne saurait décrire.

A l'entrée du Pontife dans la basilique, les Chantres de la chapelle entonnent l'antienne Tu es Petrus.

En passant devant la chapelle où le Saint-Sacrement est exposé, tous les personnages qui composent le cortége fléchissent le genou.

Le Pape descend de la sedia, le Cardinal-Diacre lui ôte la tiare, et Sa Sainteté se met à genoux sur son prie-dieu, couvert de damas et de coussins blancs; les Cardinaux ôtent leur mitre, et font avec le Pontife leur adoration. Après l'avoir terminée, la procession continue sa marche vers le maître-autel.

Le Pape entre dans le presbytère par le côté de l'épître, et il descend de la sedia devant le marchepied du maître-autel, où il se met à genoux sur un prie-dieu. Après une courte oraison, il monte sur le trône de tierce.

La disposition des lieux est la même que celle que nous avons décrite pour la cérémonie du couronnement; seulement, comme le Pape, à cette dernière solennité, a chanté tierce dans la chapelle de Saint-Grégoire, où il s'est revêtu de ses ornements sacrés , le petit trône, appelé aussi le trône de tierce, n'a pas été élevé dans le presbytère du côté de l'épître, comme dans les solennités de Pâques, de saint Pierre et de Noël; il est orné de draperies de velours rouge, mais sans baldaquin; le dossier est d'étoffe d'argent à grandes rosaces d'or, décoré des armes de Sa Sainteté; les coussins sont de même étoffe.

Les divers dignitaires occupent sur leurs bancs respectifs la place que nous avons fait connaître.

Dès que le souverain Pontife s'est assis sur son fauteuil, portant la mitre précieuse, et assisté de deux Cardinaux-Diacres, le Sacré-Collége vient rendre son obédience.

Les Cardinaux tiennent en main leur mitre blanche, où ils mettent leur calotte rouge, saluent l'autel, et viennent individuellement baiser la main au Pape; ils font les révérences ordinaires, redescendent du trône, et reviennent à leurs bancs, où ils restent debout jusqu'à ce qu'ils aient tous rendu leur hommage.

Aux Cardinaux succèdent les Archevêques et Évêques assistants et non assistants, qui font la génuflexion sur le palier du trône, et baisent le genou du Pape; à ceux-ci, les Abbés mitrés et les Pénitenciers, qui baisent, à genoux, les pieds du Pontife : ils font trois génuflexions, la première en montant au trône, la deuxième à la dernière marche, et la troisième après leur obédience, et ensuite ils reviennent à leurs places.

Cette cérémonie, qui consiste, comme on le voit, à rendre au vicaire de Jésus-Christ l'hommage dû à sa haute dignité, étant terminée, le Cardinal-Diacre ôte la mitre à Sa Sainteté, qui, debout, entonne tierce par les paroles ordinaires, Deus, in adjutorium etc.; les Chantres continuent.

Le Pape se rassied, lit les psaumes et fait la préparation à la messe.

Quand les psaumes sont terminés, le Pontife entonne l'antienne Hœc dies, et, debout, il dit Dominus vobiscum, et termine par l'oraison, le Benedicamus; auquel deux soprani répondent, et par le verset Fidelium animœ, récité à voix basse.

Le Pape se lave les mains pour la première fois, d'après le cérémonial déjà décrit :le Prieur des Chefs de quartier ou le Maître du Sacré-Hospice est conduit à la crédence du Pape par un Auditeur de rote et un Clerc de la chambre; l'Échanson pontifical, en habit de ville, met sur les épaules de ce dignitaire un voile de soie blanche, garni de dentelles d'or, qu'il assujettit, à l'aide de rubans, devant sa poitrine; il lui remet l'aiguière de vermeil.

L'Échanson donne ensuite à l'Auditeur de rote le linge bordé de dentelles, posé sur le bassin de vermeil; enfin le Clerc de la chambre prend le grémial blanc qui doit ceindre le Pape pendant qu'il se lave les mains.

Précédés de deux Massiers, ils se rendent au trône de tierce, où, à genoux sur la plate-forme, le Prieur des Chefs de quartier ou le Maître du Sacré-Hospice, sans épée, verse l'eau; l'Auditeur de rote présente le linge; les Massiers sont restés à genoux sur la dernière marche.

Le Clerc ayant repris le grémial, ces officiers reviennent à la crédence, et vont à la place qu'ils occupent en Chapelle.

Le Pape est ensuite revêtu de ses ornements sacrés par les ministres, nous ferons seulement remarquer que le pallîum dont le nouveau Pontife est décoré au pied de l'autel, comme nous l'avons vu le jour de son couronnement, est placé sur ses épaules immédiatement sur la chasuble, par le Cardinal-Diacre d'office, qui l'assujettit avec les trois épingles enrichies de diamants, dont nous avons parlé.

C'est après que le Cardinal-Évêque assistant a mis au doigt du Pape l'anneau pontifical, que Sa Sainteté bénit l'encens, et descend du trône de tierce, où il ne remonte plus.

Le Pontife est précédé du Doyen des Votants de signature, thuriféraire; des sept Acolytes, portant les chandeliers; du Sous Diacre Auditeur de rote, portant la croix; du Sous-Diacre latin, marchant entre le Diacre et le Sous-Diacre grecs, et portant le livre des évangiles, dans lequel est renfermé le manipule qui sera plus tard attaché au bras du Pape. Vient ensuite le Cardinal Diacre, suivi du Cardinal-Évêque assistant.

Le Pape est assisté des deux Cardinaux-Diacres, et de deux Auditeurs de rote, qui soutiennent à droite et à gauche les bords de la falda , et du premier Maître des cérémonies; il est suivi de deux Camériers secrets assistants, qui soutiennent l'extrémité de la falda et la queue de la soutane; du Doyen de la rote, Custode de la mitre usuelle; des Patriarches, des Archevêques et des Évêques assistants au trône.

Ce cortége se dirige vers le grand trône, et le Pape vers l'extrémité du banc des Cardinaux-Diacres, où se tiennent debout les trois derniers Cardinaux-Prêtres.

Ceux-ci s'avancent vers le Pontife, et, lui faisant une profonde inclination, ils sont admis l'un après l'autre à lui baiser le visage et la poitrine, ou bien au double embrassement.

Cet usage, usité seulement aux messes pontificales, rappelle les rois Mages quand ils allèrent adorer Jésus enfant, selon l'interprétation d'Innocent III.

Les deux baisers figurent les deux natures de Jésus-Christ, que les Mages reconnurent dans le divin Enfant : le liturgiste Chiapponi donne cette explication.

D'autres auteurs reconnaissent dans ce baiser un témoignage solonnel de la charité que notre Seigneur a prêchée lorsqu'il a dit : « Si, offrant votre présent à l'autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez là votre offrande, et allez vous réconcilier premièrement avec lui, et puis vous reviendrez présenter votre offrande ».

On explique aussi d'une manière symbolique un autre ancien rite, qui rappelle celui que nous rapportons ici, et d'après lequel le Primicier de l'école des Chantres, lorsqu'il rencontrait le Pape sortant de la sacristie, lui baisait, comme nous l'avons vu, l'épaule droite, pour rappeler que les anges annoncèrent aux bergers la naissance de Jésus-Christ .

Lorsque les trois Cardinaux sont revenus à leurs stalles, le Pape dirige sa marche vers le baldaquin, et s'arrête au pied de l'autel : là le Cardinal-Diacre lui ôte la mitre.

Aussitôt le Pontife commence le psaume Introibo et fait la confession. Cependant les Prélats portant l'encensoir et les chandeliers, les posent sur la crédence et vont à leurs places.

La croix est placée du côté de l'évangile, auprès de l'Auditeur de rote chargé de la porter. Le Cardinal-Évêque assistant se tient à la droite du Pape; à sa gauche est le Cardinal-Diacre d'office : ceux-ci répondent au Pape.

Les Cardinaux assistants se tiennent derrière , ainsi que tous les autres personnages dont nous avons parlé, qui récitent le Confiteor, de même que tout le clergé.

Quand le Pape dit l'lndulgentiam, le Sous-Diacre d'office, qui était à genoux du côté de l'évangile, lui met le manipule au bras gauche.

En attendant, les Chantres contralli entonnent l'introït, et ensuite le psaume Domine, probasti me, qu'ils répliquent jusqu'à ce que le Pape soit monté à l'autel. En ce moment l'on chante le Gloria Patri; le Pape et tous ses assistants inclinent la tête. Après le Sicut erat on répète l'introït et on commence le Kyrie, eleison.

Le Pape baise l'autel au milieu, ainsi que le livre des évangiles, que lui présente le Sous-Diacre. Il met l'encens dans l'encensoir, soutenu par le Cardinal-Évêque, et il fait l'encensement de l'autel. Il reprend ensuite la mitre, et il est encensé par le Cardinal-Diacre : ce dernier est ensuite admis à baiser la joue gauche et la poitrine du Pontife, ce que font après lui les deux autres Cardinaux assistants.

Après l'encensement, le Pape va de l'autel, où reste le Cardinal-Diacre , placé au côté de l'épître, au grand trône, surmonté d'un baldaquin, dont nous avons assigné la place.

Le baldaquin est composé d'une immense draperie de velours rouge avec galons et franges d'or; il est suspendu par des cordons d'or, que soutiennent des anges pareillement dorés. D'autres anges tiennent en main les clefs et la tiare.

Les courtines sont ornées des armes du Pape, et le fond, de lame d'argent, est enrichi de fleurs d'or semblables à celles qui décorent l'étoffe des coussins du siége.

Les deux côtés du trône sont parés de damas rouge à galons et à franges d'or. Le Pape se rend à ce grand trône, accompagné du CardinalÉvêque , des Cardinaux-Diacres assistants , des Auditeurs de rote, qui soutiennent les bords de la falda, et des Camériers secrets, qui tiennent l'extrémité, ainsi que des Patriarches, Archevêques et Évêques assistants au trône : là, debout et sans la mitre, que garde le Doyen de la rote, le Pontife lit l'introït puis il dit avec les assistants le Kyrie, et continue la messe d'après les rites que nous avons décrits. Nous ne mentionnons ici que ceux que nous n'avons pas fait connaître , ou qui sont propres à la fête.

C'est ainsi qu'un peu avant le chant de la préface, deux Maîtres des cérémonies vont avertir les deux derniers CardinauxDiacres, et, les précédant, ils les accompagnent au pied de l'autel.

Les deux Cardinaux, montant les degrés, se placent, l'un à droite, l'autre à gauche, du côté de lepître et de l'évangile, et, tournés du côté de la croix dans l'attitude la plus respectueuse, ils gardent cette position jusqu'à ce que, avant la communion, le Pape quitte l'autel, rappelant ainsi les deux anges qui se tenaient auprès du sépulcre du Sauveur, ressuscité d'entre les morts.

Le Pape chante l'oraison dominicale ; mais lorsqu'il entonne le Per omnia secula seculorum, le chœur ne répond pas Amen, parce qu'en ce même jour de Paques, d'après une ancienne tradition, pendant qu'un souverain Pontife célébrait la messe à Saint-Jean-de-Latran, les anges répondirent du ciel Amen.

C'est en commémoration de ce prodige, que les Chantres ne font pas la réponse ordinaire.

On prétend que ce pape était saint Grégoirele-Grand.

On ajoute que ce même Pontife, un jour qu'il célébrait la messe dans la basilique Libérienne (Sainte-Marie-Majeure), après avoir dit Pax Domini sit semper vobiscum, un ange lui répondit : Et cum spiritu tuo. Adami, adoptant l'explication donnée par Innocent III, dans son livre des mystères de la messe, nous dit que cet Amen signifiant la plainte des fidèles sur la mort du Sauveur, et ce jour étant celui de l'allégresse excitée par la résurrection de Jésus-Christ, on ne le prononce pas, afin de ne pas rappeler la tristesse de ce douloureux sacrifice.

Dans les deux messes pontificales que le Pape célèbre à Noël et à Pâques, il a coutume de donner la communion à tous les Cardinaux-Diacres, aux nobles laïques qui font partie de la Chapelle, aux Ambassadeurs qui s'y trouvent, et aux Légats de Bologne et de Ferrare.

Dans ces deux solennités le Cardinal-Diacre d'office revient au trône pour chanter le Confiteor, en se tenant à la gauche du Pape, qui est debout, la tête découverte; il s'incline vers le Pontife aux mots 'et tibi pater '

Le Pape chante ensuite l'oraison Misereatur et Indulgentiam; le chœur répond Amen, et Sa Sainteté bénit les assistants par un simple signe de croix.

Le Diacre retourne à l'autel, prend le ciboire, qu'il montre au peuple et au Pontife, comme il l'a fait pour l'hostie et le calice; puis il le remet au Sous-Diacre, qui le porte au Pape. Pendant le trajet de ce dernier, le Pontife, les assistants et la Garde Noble fléchissent les genoux.

Ensuite deux Auditeurs de rote montent au trône, pour tenir devant le Pape un voile étendu, devant lequel s'agenouillent les Cardinaux-Diacres assistants pour faire la communion, après avoir baisé l'anneau du Pape, ce que font aussi tous les autres communiants.

Après les Cardinaux assistants, les autres Cardinaux-Diacres montent au trône, et après eux le Prince assistant, le Sénateur, les trois Conservateurs de Rome, le Prieur des Chefs de quartier et le Maître du Sacré Hospice.

On lit dans Gattico, qu'au jour de Pâques le souverain Pontife administrait la communion à tous les Cardinaux-Diacres, auxquels il donnait la main à baiser et qu'il admettait ad osculum oris; chacun d'eux se rendait ensuite à l'autel: « Ad sumendum Christi sanguinem de manu diaconi Cardinalis, qui in missa servivit, et illis cum caîamo, quem tenet in manu dextera , in calice Christi sanguinem ministrat, dicendo : Sanguis D. N. J. C. custodiat animam tuam in vitam aeternam. Amen. Quo dicto per eum, recipit ipsorum quemlibet communicantium per ordinem ad osculum pacis; et quum omnes communicantes Sanguinem sumpserint, dictus Cardinalis Diaconus dat calamum ad sugendum ab utroque capite Subdiacono , etposteà calicem ad sumendum aliud, quod superest, de sanguine Christi ».

Mabillon, dans son Commentaire sur les Ordo romains, rapporte ce qu'on lit dans le Spieilegium de d'Achery : « Urbanus VI. anno 1378 post suam in Vat. bas. coronationem omnes Diaconos Cardinales sua manu pretioso corpore et sanguine Christi communicavit, sicut de more Pontificum semper fuit ».

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial, #Histoire

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Publié le 5 Avril 2015

Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 5 Avril 2015

Saintes fêtes de Pâques...

dans la joie du Christ Ressuscité !

Bonne, douce et Sainte nuit, si vous sortez comme nous, de la messe après la vigile !

Je passe le relais au reste de l'équipe...

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial, #Salve

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Publié le 3 Avril 2015

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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