Publié le 7 Novembre 2016

Plus Pence que Trump...

Mais par rapport à la harpie démoniaque le choix serait facile si j'étais états-unien !

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 7 Novembre 2016

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 4 Novembre 2016

Il venait de souffler la bougie. Un petit point rouge finissait de mourir dans l’obscurité de la pièce.

Dehors la pluie avait cessée, mais point le vent. Il s’infiltrait sous le volet et faisait vibrer le carreau dont le joint manquait par endroit.

Don Camarelo se retourna sur la couche bien mollassonne, et s’étira. Depuis combien de temps n’avait-il pas dormi dans un bon lit ? Six bons mois, pour sûr… En tous cas, il n’avait point dormis en une maison amie depuis bien un an qu’il parcourrait les chemins et routes du Languedoc.

Le corbeau de Saint Benoît avait bien voulu lui tracer la route vers Puycelci, et il en rendrait grâce à Dieu jusqu’à son dernier souffle.

Il faisait froid, et il avait gardé ses vêtements, quittant simplement ses lourdes bottes cloutées. La couverture n’était pas bien épaisse.

Il fut tiré de ses réflexions par un grattement sur la porte de sa cellule, suivi de chuchotements.

On apercevait une faible lueur sourdre sous la porte

« Non, maman n’aurait pas voulue, c’est toujours comme tu le veux toi, moi je m’en vais et … »

Don Camarelo, se leva sans bruit, s’approcha de la porte dont il n’avait point tiré le loquet, se sentant en sécurité parmi les frères, et ouvrit la porte d’un coup sec.

Il tomba nez à nez sur deux enfants. Un grand, aux cheveux courts et bruns, et une petite toute menue

La fillette, celle qui venait de s’exprimer avec véhémence resta saisie. Elle faillit en laisser tomber la grosse lampe Néon qu’elle tenait dans sa main menue.

Celui à peine plus âgé et qui devait être son frère, bredouilla « Euh, on ne voulait pas vous déranger, on s’en va… » Tout en tirant la main droite de la fille aux longs cheveux bouclés…

Ils étaient habillés de simples tuniques entières taillées dans de la toile blanche,  tuniques sans manche, comme il en avait vu sur un banc à l’office. C’était  une longue tunique à capuchon qu’on enfilait par la tête, que le garçonnet portait serrée par une ceinture de cuir, sa sœur (probablement) par une cordelette de moine. Les deux enfants étaient nus pieds, mais le petit bonhomme tenait deux paires de sandales dans la main gauche

La petite fille regardait par terre, et ne semblait pas disposée à s’en aller sur les injonctions de son aîné, qui la tirait de plus belle !

« C’est toi qui a voulu venir voir le trououbadadour «  -cria la fillette- « maintenant, il eeeest làaa »- butant sur les mots, prise de panique.

« Le troubadour, s’esclaffa Don Camarelo, très surpris mais je ne suis pas troubadour, qu’est-ce que c’est et, d'abord... qui êtes-vous ? »

« Pitié ne nous frappez pas 'Monsor', balbutia le garçonnet, Pauline et moi, on a vu votre sorte de guitare quand vous êtes descendu de votre cheval. On regardait par le trou dans la tour !  J’ai pensé à un troubadour comme sur le dessin du mur du château… »

La fillette regarda don Camarelo de ses grands yeux bleus, lequel poussa un soupir. Il rassura les deux enfants.

« Je ne suis ni ogre, ni troubadour mes enfants, et ne frappe personne que les ennemis de Dieu qui ravagent notre France. Je suis un clerc, je vous expliquerai demain et maintenant avant que j’aille dormir contez moi votre histoire ! » Ce faisant, il alluma la lampe à pétrole de sa cellule (faisant éteindre celle à Néon pour en économiser les piles, objet rare) et invita les enfants à entrer pour s’asseoir

(…)

Elle n ‘était pas différente hélas de celle de bien des survivants des massacres que Don Camarelo avait croisé jusque là. Ils n’étaient point frères et sœur comme le clerc le pensait !

Les parents étaient morts, dans des circonstances similaires, massacrés de façon atroce par les hordes du prophète... les enfants s’étaient cachés, avant l’arrivée des soldats de l’ACR qui les avaient remis à la Croix Rouge, chacun séparément.

Ils avaient liés connaissance dans le camp, entre un morceau de pain et une couverture. Dans leurs cas, ils s’étaient sauvés, un « mercenaire » les avait battus.

Le garçon étant persuadé de pouvoir atteindre Albi où il avait encore de la famille, ils avaient volés des provisions, un couteau de cuisine, de l'eau dans des bouteilles, et étaient partis, découpant la toile de la tente où ils vivaient dans le campement de réfugiés aux portes de la ville incendiée. La petite fille considérait le garçon comme son frère, car il l’avait protégé des soudards de la commune qui rodait dans le camp.

C’est à moitié mort de faim, et blessés que Frère Neri les avait trouvés endormis derrière l’autel de la chapelle incendiée près du puis de la Sorga. Le garçon avait 16 ans, mais en paraissait moins, et sa sœur d'adoption, 10 ans tout juste.

Ils avaient décidés de rester le temps de reprendre des forces, puis de repartir sur les routes, en quête de parents survivants.

« Hélas, mes enfants j’ai vu bien des malheurs, et vous devriez attendre ici, en sécurité, nous reparlerons de tout ceci. Il se prépare de grandes choses, et certains temps annoncés depuis bien longtemps arrivent, ... je dois dormir et vous aussi … Mais avant, mettons un peu de joie en ces murs pour répondre à votre attente et votre émerveillement»

Il ouvrit en disant cela, sa grande sacoche et en sortit un luth, expliquant aux enfants ce dont il s’agissait. Les deux se blottirent l’un contre l’autre et elle se mit à sucer son pouce.

Aux premiers accords, une larme coula sur la joue de la fillette rosie par le froid,  diamant dansant à la lueur de la flamme dans le verre fumé de la lampe.

Don Caramelo joua un Virelai de sa connaissance, pour mettre un peu de joie, et parce que les enfants bercés de contes par leurs mamans disparues, l’avaient pris pour un ménestrel.

Venue du fonds des âges, d’un temps plus civilisé, quand avec respect, on parlait aux dames avec esprit, il leur chanta comme Guillaume de Machaut la douce musique d'antan...

A Suivre ...

 

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Le refuge de Saint Benoît

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Publié le 26 Octobre 2016

Le chanoine Chrysanthe prit un petit papier, fin,très fin, et saisissant son porte plume, un cadeau de ses parents adoptifs, l'un des rares qu'il ait emporté, se mit à coucher de minuscules petits signes sur la surface presque translucide.

En y repensant, jamais cela n'aurait du arriver, et dans cette froide nuit sans etoile, et sans lune, il songea à LA rencontre de sa vie.

Il se promenait les mains dans les poches, sur le bord d'un canal. Celui ci avait été vidé de son eau, en vue de son curetage.

Il était dépressif, traînant un "mal etre persistant" mal etre qui se résumait à sa présence elle meme sur cette planète. Il voulait faire de grandes choses, plein de grandes choses, partir comme humanitaire, s'engager en politique comme sa sœur, dresser des ponts...

Le commencement d'exécution à chaque fois lui laissait un goût amère ! Les gens etaient égoïstes ramenaient trop leurs actions à leurs petites personnes.

Il se demanda tres vite si de toute manière, il n'y avait pas de manière inconstante chez l'homme une sorte de jouissance de pouvoir donner un peu de soit meme dans chaque action, une sorte d'orgueil mal assouvi... Et cela ne lui plaisait pas, il ne savait pas pourquoi.

Ce jour là, ressassant ces idées, il marchait sous la pluie, au hasard...

C'est ainsi qu'il glissa dans le canal.

De tout ce dont il se souvenait de cet épisode , LA lumière était le plus important. Il flottait, assis sur un morceau de bois, comme rescapé d'un naufrage, incapable de bouger, à mi chemin entre une plage où brillait un grand phare. Ce dernier n'éclairait jamais dans sa direction de sorte que l'obscurité était quasie totale. Les flots semblaient le pousser irrémédiablement vers les récifs, mais un courant contraire le ramenait vers la plage sans que jamais il ne puisse s'y réfugier.

Siglaë passa deux mois dans un comas profond. Ses parents etaient désespérés. Les médecins conseillaient de le laisser s'éteindre comme on soufflerait sur une bougie, en débranchant les appareils auxquels il était relié. Paul et Judicielle ne voulaient s'y résoudre. Méthylène se murait dans un silence hostile, un muet reproche à ses parents de ce qu'ils étaient et de ce qu'ils avaient fait ( ou pas fait ) d'eux ...

Siglaë avait bien laissé un mot dans un cahier, indiquant tenir à la vie plus que tout, un collège de médecin se réunirait la semaine prochaine pour décider si oui ou non on devait poursuivre l'assistance et de par la loi, personne n'aurait rien à y redire...

Dans la chambre d'à côté se mourait une dame tres âgée, tout doucement ... sans famille, ou plus exactement abandonnée à son sort par son neveu. Personne ne venait la voir, pas meme l'équipe de Laïc de l'aumônerie œcuménique de l'hôpital Simone Veil.

La seule action que Méthylène acceptait désormais de faire, c'était un peu de lecture pour son demi frère.

Ce jour là elle avait entamée un ouvrage de Gide, récemment Pantheonisé.

Elle venait de lire à haute voix le moment précis où Julius se fait congédier par Lafcadio, quand la soif la contraint à poser son livre sur la couverture de son frère.

Elle revenait en traînant des pieds, un cola à la main, quand elle vit du bout du couloir, sortir une infirmière de la chambre. Ce n'était pas l'heure des soins, et Méthylène se mit à courir, le cœur battant !

L'infirmière tourna à l'angle du couloir, la jeune fille sur ses talons.

Méthylène resta pétrifiée: le couloir était vide !

Nulle chambre, nulle échappatoire, la seule porte existante dûment fermée et barrée d'un panneau "Accès interdit : Travaux"

Elle appuya sur la poignée qui ne bougea pas, puis se sentit ridicule...

"La fatigue, sans doute possible, voilà que j'ai des visions, comme dans la série Mystero sur canal d'jeuns " se dit elle.

C'est à ce moment précis, que, la lumière du phare frappant Siglaë, les flots le firent s'échouer sur la plage ...

Ce n'est que quelques heures plus tard, qu'on trouva la vieille dame, définitivement endormie un sourire etrange sur les lèvres tenant un rosaire dans ses mains...

À suivre

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #De quelques personnages, pour commencer

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Publié le 25 Octobre 2016

Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 21 Octobre 2016

Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 20 Octobre 2016

Balthasar se saisit de la petite colombe qui venait d'entrer par l'ouverture pratiquée dans le lourd volet d'acier.

" Ah ! C'est le message que j'attendais du chanoine Chrysanthe" et il détacha délicatement la bague de la patte de l'oiseau blanc tachetée de mouchetures noires "elle s'appelle Hermine, cette douce créature du Bon Dieu, nos amis de Florence, l'utilisent comme moyen de communication. Elle ne nous a jamais fait défaut jusqu'à présent."

-Il déroula un minuscule papier sur lequel se devinaient à peine une suite de chiffres et de symboles. L'approchant de la lanterne il se mit à lire à haute voix , comme si tout cela lui etait fort intelligible : "Nous viendrons comme prévu des quatres vents, et nous mettrons en mouvement dès lors que votre Excellence voudra bien nous présenter LE signe de la victoire, par lequel le croissant sera brisé"

Ses yeux brillaient et sa main trembla et moi meme je me mis à frissonner , en pensant à Constantin, à Baudoin et à tant d'autres -

"Et maintenant allons à La Chapelle, me pressa t'il - vite ! - s'appuyant sur mon bras, saisi par l'émotion !

À suivre

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 20 Octobre 2016

Langage des églises

18 euros bien employés, courrez vite chez votre kiosquier préféré !

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 18 Octobre 2016

Siglaë était sommes toutes, un garçon bien malheureux.

Arrivé tout bébé en France, il avait été adopté par un jeune couple parisien, habitant dans le marais.
C'était la "mode" à l'époque, d'aller chercher dans un geste humanitaire, d'ouverture culturelle au monde et à la diversité, les "enfants de la famine" rescapés de la corne de l'Afrique. Ils l'avaient baptisé Sigläe, ce qui voulait dire en langue ... En langue quoi d'ailleurs... Ils ne savaient plus trop, mais le fait montrait l'ouverture d'esprit de la bourgeoisie bohème du quartier.

De toutes les manières, ses camarades de classe avaient de semblables prénoms, qu'on aurait pu pensés être le produit d'un algorithme informatique.

Sa sœur, réfugiée climatique, venait d'un village inuit. Les parents l'avaient baptisés Méthylène, en souvenir de la froidure ancienne de ces contrées, qui donne ce teint bleuté aux habitants de ces contrées !
Oh quand je dis "baptisée", comme pour Sigläe, bien sur, je parle d'un baptême républicain, avec un parrain et une marraine édile bien en vue, branché et vedette du show Bizzzz, écolo, militante anti racisme et tout et tout...

Les deux enfants avaient pourtant bénéficié durant leurs jeunes années de tout le confort intellectuel que l'on puisse souhaiter: les cours de djembé et de didjeridoo, le séjour à Calais avec l'association Amour sans frontière de l'arrondissement.

Ils parlaient deja l'anglais de manière acceptable en sortant du cours préparatoire, et leurs parents envisageait le leur faire donner des cours de mandarin...

Siglaë, pourtant, cherchait à comprendre ce qu'il faisait la ...

Judicielle, sa maman, avait bien essayer de lui expliquer ses origines, la famine, la générosité de l'opération ´arc en ciel', le garçon se sentait, plus il grandissait, 'insatisfait perpétuel' !

Oh ce n'était pas qu'il était méchant mais il se sentait étranger ...à tout ...

Réfugié un temps chez les Éclaireurs Populaires de France, il avait mis beaucoup d'ardeur à la réalisation des nigloos-kits', fabriqués par son équipe pour l'hiver des réfugiés du canal de l'Ourc.

Oui, il se sentait très altruiste, et avait envie de se donner pour les autres, mais ... Quelque chose lui manquait ...

Alors que méthylène "s'éclatait" dans le spectacle de son lycée, comédie musicale sur la vie de Mandela, Siglaë traînait son "mal être" sur les bancs de la prépa dans laquelle ses parents fondaient son avenir.

L'oncle Alain, psychomotricien , ne s'inquiétait pas, il finirait par "trouver sa voie.
Quelque chose de grand, de fort qui sortirait de l'ordinaire, de la banalité et du conformisme dans lequel ses parents le plongeait" ...
D'ailleurs Paul l'avait mal pris ... Son propre frere, raisonner comme cela !
Enfin, Paul avait d'autres chats à fouetter, l'incubateur ´marketing design' qu'il avait cofondé avec sa femme battait sérieusement de l'aile et il fallait se séparer de Chrisale, la stagiaire, les caisses se vidant faute de commandes... C'était la crise économique plus noire qu'avant, la faute aux ´anglais brexitiens' ou aux Russes, oui sûrement aux Russes et à leur dictateur comme le déclamait les medias ...

À suivre ...

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 16 Octobre 2016

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Avis et mises à jour

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