Publié le 21 Décembre 2016

Ernest Hello, Physionomie de saints

Le premier Joseph garda en Égypte le pain naturel. Le second Joseph garda en Égypte le pain surnaturel. Tous deux furent les hommes du mystère ; et le rêve leur dit ses secrets. Tous deux furent instruits en rêve, tous deux devinèrent les choses cachées. Penchés sur l'abîme, leurs yeux voyaient à travers les ténèbres. Voyageurs nocturnes, ils découvraient leurs routes à travers les mystères de l'ombre. Le premier Joseph vit le soleil et la lune prosternés devant lui. Le second Joseph commanda à Marie et à Jésus ; Marie et Jésus obéissaient.
Dans quel abîme intérieur devait résider l'homme qui sentait Jésus et Marie lui obéir, l'homme à qui de tels mystères étaient familiers et à qui le silence révélait la profondeur du secret dont il était gardien ! (…)
Jusqu'où a-t-il pénétré dans l'intimité de Dieu ? Nous ne le savons pas ; mais nous sommes pénétrés, au milieu du bruit qui nous entoure, par le sentiment de la paix immense dans laquelle s'écoula sa vie : le contraste semble chargé de nous révéler la grandeur cachée des choses. Beaucoup parlent qui n'ont rien à dire et dissimulent, sous le fracas de leur langage et la turbulence de leur vie, le néant de leurs pensées et de leurs sentiments. Saint Joseph, qui a tant à dire, saint Joseph ne parle pas. Il garde au fond de lui les grandeurs qu'il contemple ; et les montagnes s'élèvent au fond de lui sur les montagnes, et les montagnes font silence. Les hommes sont entraînés par l'ensorcellement de la bagatelle. Mais saint Joseph reste en paix, maître de son âme et en possession de son silence.

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 20 Décembre 2016

(Jules Supervielle, « Le bœuf et l'âne de la crèche », in : L'enfant de la haute mer)

« Que prépare-t-on là ? se dit l’âne. On dirait qu’ils font un petit lit d’enfant. »
« On aura peut-être besoin de vous cette nuit », dit la Vierge au bœuf et à l’âne.
Les bêtes se regardent longuement pour tâcher de comprendre, puis se couchent.
Une voix légère mais qui vient de traverser tout le ciel les réveille bientôt.
Le bœuf se lève, constate qu’il y a dans la crèche un enfant nu qui dort et, de son souffle, le réchauffe avec méthode, sans rien oublier.
D’un souriant regard, la Vierge le remercie.
Des êtres ailés entrent et sortent feignant de ne pas voir les murs qu’ils traversent avec tant d’aisance.
Joseph revient avec des langes prêtés par une voisine.
« C’est merveilleux », dit-il, de sa voix de charpentier, un peu forte en la circonstance. « Il est minuit, et c’est le jour. Et il y a trois soleils au lieu d’un. Mais ils cherchent à se joindre. »
À l’aube, le bœuf se lève, pose ses sabots avec précaution, craignant de réveiller l’enfant, d’écraser une fleur céleste, ou de faire du mal à un ange. Comme tout est devenu merveilleusement difficile !
(…)
L’enfant regardait l’âne et le bœuf tour à tour, l’âne, un peu trop sûr de lui, et le bœuf qui se sentait d’une opacité extraordinaire auprès de ce visage délicatement éclairé de l’intérieur, comme si à travers de légers rideaux on eût vu passer une lampe d’une pièce à l’autre, dans une très petite et lointaine demeure.
Voyant le bœuf si ténébreux, l’enfant se mit à rire aux éclats.
La bête ne voyait pas très clair dans ce rire et se demandait si le petit ne se moquait pas. Fallait-il désormais se montrer plus réservé ? Ou même s’éloigner ?
Alors l’enfant rit de nouveau et d’un rire si lumineux, si filial, lui sembla-t-il, que le bœuf comprit qu’il avait eu raison de rester.
La Vierge et son fils se regardaient souvent de tout près. Et c’était à qui serait plus fier de l’autre.
« Il me semble que tout devrait être à la joie, pensait le bœuf, jamais on ne vit mère plus pure, enfant plus beau. Mais par moments, comme ils ont l’air grave l’un et l’autre ! »

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 19 Décembre 2016

Ernest Hello, Physionomie de saints

Pas de place à l'hôtellerie !
L'histoire du monde est dans ces trois mots ; et cette histoire si abrégée, si substantielle, cette histoire, on ne la lit pas ; car lire c'est comprendre. Et l'éternité ne sera pas trop longue pour prendre et donner la mesure de ce qui est écrit dans ces mots : Pas de place à l'hôtellerie. Il y en avait pour les autres voyageurs. Il n'y en avait pas pour ceux-ci. La chose qui se doit à tous se refusait à Marie et à Joseph ; et dans quelques minutes Jésus-Christ allait naître ! L'Attendu des nations frappe à la porte du monde, et il n'y avait pas de place pour lui dans l'hôtellerie ! Le Panthéon romain, cette hôtellerie des idoles, donnait place à trente mille démons, prenant des noms qu'on croyait divins. Mais Rome ne donna pas place à Jésus-Christ dans son Panthéon. On eût dit qu'elle devinait que Jésus-Christ ne voulait pas de cette place et de ce partage. Plus on est insignifiant, plus on se case facilement. Celui qui porte une valeur humaine a plus de peine à se placer. Celui qui porte une chose étonnante et voisine de Dieu, plus de peine encore. Celui qui porte Dieu ne trouve pas de place. Il semble qu'on devine qu'il lui en faudrait une trop grande, et si petit qu'il se fasse, il ne désarme pas l'instinct de ceux qui le repoussent. Il ne réussit pas à leur persuader qu'il ressemble aux autres hommes. Il a beau cacher sa grandeur, elle éclate malgré lui, et les portes se ferment, à son approche, instinctivement.
Ce petit mot tout court : parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie,est d'autant plus terrible qu'il est plus simple. Ce n'est pas l'accent de la plainte, du reproche, de la récrimination : c'est le ton du récit. Les réflexions sont supprimées. L’Évangile nous les laisse à faire. Quia non erat eis locus in diversorio. Et ce mot diversorio : ce mot qui indique la multiplicité ? Les voyageurs ordinaires, les hommes qui font nombre, avaient trouvé place dans l'hôtellerie. Mais Celui que portait Marie allait naître dans une étable, car c'était lui qui devait dire un jour : "Une seule chose est nécessaire, Unum est necessarium."
Le diversorium lui avait été fermé.
Il faudrait qu'un éclair fendît notre nuit et montrât tous les siècles à la fois sur un point et en un instant pour que ce mot si petit, si court, si, simple, apparût comme il est, pour que cette hôtellerie dans laquelle Marie et Joseph ne trouvent pas de place apparût comme elle est. Il faudrait un éclair montrant un abîme. Qu'arriverait-il, si nos yeux s'ouvraient ?

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 16 Décembre 2016

Je lis en marge du carnet de Son Eminence une curieuse mention "Bataille des quatre vents: se référer au § sur la "Quinte Estampie" rythmant le combat.

Malheureusement, la page en question semble avoir été perdue. En ce qui concerne la quinte Estampie, la voici :

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 14 Décembre 2016

La terre se mit à trembler. D'abord faiblement, puis avec un grondement puissant, plus fortement.

De la poussière tomba sur les épaules de son Eminence, toujours imperturbable, absorbée par sa silencieuse prière devant la Sainte-Croix.


Je dois avouer que je n'avais jamais ressenti un tel tremblement.
Le grondement devint un mugissement puissant, assourdissant.
Le volet s'ouvrit d'un coup sec et les lampes de La Chapelle s'éteignirent d'un seul coup !

 

Sur l'autel, la Sainte-Croix semblait brûler ou plutôt rayonner, de façon plus qu’intense !.

Un silence tout aussi assourdissant que le grondement du sol, avait fait place au tremblement de terre. Lentement, le cardinal se redressa « le soleil se lève ! Aide-moi, mon frère ! »
La pièce se trouva inondée d'une douce lumière bleue, d'un bleu chaleureux, le bleu d'un ciel limpide, comme si l'astre du jour qui devait, dehors, commencer à poindre, avait pris la couleur du premier ciel au début de la création (du moins je l'imaginais ainsi)

A genoux devant l'autel de granite, nous entonnâmes le Tantum Ergo.

Je n'osais point  me retourner, ébloui par la Sainte-Croix.

J'entendis, derrière nous, fort distinctement un cœur monastique. Voix indénombrable.

Je plaçais le voile humérale sur ses épaules et je me saisis de la clochette, encore que je ne sache pas bien pourquoi, nous étions bien seul sur cette colline !

Nous prîmes l'escalier pour sortir sur la plate-forme de la tour. La lumière bleue inondait la campagne.

Je fus contraint de cligner des yeux, surpris que j'étais, par cette étrange Lumière.


Un silence anormal avait pris la place de la tempête de la nuit ! Le violent tremblement de terre avait bouleversé le paysage ! Les arbres étaient arrachés, et la terre paraissait être de sang !.

D'un coup, Balthasar, leva bien haut le reliquaire et je me mis à genoux. Ma tête dépassant à peine des créneaux de la tour.
C'est à l'est, que je vis la première colonne de moines soldats avancer à notre rencontre.

 

A suivre

 

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 11 Novembre 2016

Mort de saint Martin (Sulpice Sévère, Lettre à Bassula)
Il séjourna quelque temps dans le bourg ou dans l'église qu'il était allé visiter. La paix rétablie entre les clercs, il songeait à revenir au monastère, quand les forces de son corps commencèrent tout à coup à l'abandonner. Il convoqua les frères, et leur déclara qu'il allait mourir. Alors, chagrin et deuil de tous. D'une seule voix, on lui répondit en se lamentant: «Pourquoi nous abandonnes-tu, père? Et à qui nous laisses-tu, nous que tu veux quitter? Sur ton troupeau se jetteront des loups rapaces; qui nous préservera de leurs morsures, une fois notre pasteur frappé? Nous savons que tu désires aller vers le Christ: mais Il te réserve ta récompense, qui, pour être différée, n'en sera pas diminuée. Aie pitié de nous, que tu abandonnes». Ému par ces lamentations, et, comme toujours, tout entier dans le Seigneur, tout débordant de miséricorde, Martin pleura, dit-on. Puis, il se tourna vers le Seigneur, répondant seulement par ces mots à ceux qui se lamentaient: «Seigneur, si je suis encore nécessaire à ton peuple, je ne refuse pas de souffrir. Que ta Volonté soit faite!» Rien d'étonnant à ce qu'il ait presque hésité entre l'espérance et l'affliction: il ne savait que préférer, ne voulant ni abandonner ses fidèles, ni être séparé plus longtemps du Christ. Faisant abstraction de son désir, ne laissant rien à sa volonté, il s'en remit tout entier à la décision et à la Puissance du Seigneur. Il pria en ces termes: «Ils sont durs, Seigneur, les combats qu'il faut livrer dans son corps pour ton service; et j'ai assez des luttes que j'ai soutenues jusqu'ici. Mais, si Tu m'ordonnes de peiner encore pour monter la garde devant ton camp, je ne refuse pas, je n'alléguerai pas pour excuse l'épuisement de l'âge. Je me dévouerai à la tâche que Tu m'imposeras; sous tes étendards, aussi longtemps que Tu l'ordonneras Toi-même, je servirai. Sans doute, un vieillard souhaiterait son congé après une vie de labeur, mais l'âme est capable de vaincre les années et saura ne pas céder à la vieillesse. Si dès maintenant, Tu ménages mon grand âge, c'est un bien pour moi, Seigneur, que ta Volonté. Quant à ces fidèles, pour qui je crains, Tu sauras les garder Toi-même.»

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 9 Novembre 2016

Ne jamais penser que tout est perdu, car l'Espérance est un trésor !

La splendide victoire de Donal Trump cette nuit dans la course aux Grands Electeurs de la présidentielle Etatsunienne est la preuve que quand il réfléchit, le Peuple, peut parfaitement se défaire du Diktat du "Politiquement et tout pourri médiatiquement correct "

God bless America, et nos prières pour TOUS les américains et leurs président !

François: Zéro, Donald: 1, balle au centre !

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Rédigé par La Squaddra

Publié dans #Avis et mises à jour

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Publié le 7 Novembre 2016

Plus Pence que Trump...

Mais par rapport à la harpie démoniaque le choix serait facile si j'étais états-unien !

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 7 Novembre 2016

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 4 Novembre 2016

Il venait de souffler la bougie. Un petit point rouge finissait de mourir dans l’obscurité de la pièce.

Dehors la pluie avait cessée, mais point le vent. Il s’infiltrait sous le volet et faisait vibrer le carreau dont le joint manquait par endroit.

Don Camarelo se retourna sur la couche bien mollassonne, et s’étira. Depuis combien de temps n’avait-il pas dormi dans un bon lit ? Six bons mois, pour sûr… En tous cas, il n’avait point dormis en une maison amie depuis bien un an qu’il parcourrait les chemins et routes du Languedoc.

Le corbeau de Saint Benoît avait bien voulu lui tracer la route vers Puycelci, et il en rendrait grâce à Dieu jusqu’à son dernier souffle.

Il faisait froid, et il avait gardé ses vêtements, quittant simplement ses lourdes bottes cloutées. La couverture n’était pas bien épaisse.

Il fut tiré de ses réflexions par un grattement sur la porte de sa cellule, suivi de chuchotements.

On apercevait une faible lueur sourdre sous la porte

« Non, maman n’aurait pas voulue, c’est toujours comme tu le veux toi, moi je m’en vais et … »

Don Camarelo, se leva sans bruit, s’approcha de la porte dont il n’avait point tiré le loquet, se sentant en sécurité parmi les frères, et ouvrit la porte d’un coup sec.

Il tomba nez à nez sur deux enfants. Un grand, aux cheveux courts et bruns, et une petite toute menue

La fillette, celle qui venait de s’exprimer avec véhémence resta saisie. Elle faillit en laisser tomber la grosse lampe Néon qu’elle tenait dans sa main menue.

Celui à peine plus âgé et qui devait être son frère, bredouilla « Euh, on ne voulait pas vous déranger, on s’en va… » Tout en tirant la main droite de la fille aux longs cheveux bouclés…

Ils étaient habillés de simples tuniques entières taillées dans de la toile blanche,  tuniques sans manche, comme il en avait vu sur un banc à l’office. C’était  une longue tunique à capuchon qu’on enfilait par la tête, que le garçonnet portait serrée par une ceinture de cuir, sa sœur (probablement) par une cordelette de moine. Les deux enfants étaient nus pieds, mais le petit bonhomme tenait deux paires de sandales dans la main gauche

La petite fille regardait par terre, et ne semblait pas disposée à s’en aller sur les injonctions de son aîné, qui la tirait de plus belle !

« C’est toi qui a voulu venir voir le trououbadadour «  -cria la fillette- « maintenant, il eeeest làaa »- butant sur les mots, prise de panique.

« Le troubadour, s’esclaffa Don Camarelo, très surpris mais je ne suis pas troubadour, qu’est-ce que c’est et, d'abord... qui êtes-vous ? »

« Pitié ne nous frappez pas 'Monsor', balbutia le garçonnet, Pauline et moi, on a vu votre sorte de guitare quand vous êtes descendu de votre cheval. On regardait par le trou dans la tour !  J’ai pensé à un troubadour comme sur le dessin du mur du château… »

La fillette regarda don Camarelo de ses grands yeux bleus, lequel poussa un soupir. Il rassura les deux enfants.

« Je ne suis ni ogre, ni troubadour mes enfants, et ne frappe personne que les ennemis de Dieu qui ravagent notre France. Je suis un clerc, je vous expliquerai demain et maintenant avant que j’aille dormir contez moi votre histoire ! » Ce faisant, il alluma la lampe à pétrole de sa cellule (faisant éteindre celle à Néon pour en économiser les piles, objet rare) et invita les enfants à entrer pour s’asseoir

(…)

Elle n ‘était pas différente hélas de celle de bien des survivants des massacres que Don Camarelo avait croisé jusque là. Ils n’étaient point frères et sœur comme le clerc le pensait !

Les parents étaient morts, dans des circonstances similaires, massacrés de façon atroce par les hordes du prophète... les enfants s’étaient cachés, avant l’arrivée des soldats de l’ACR qui les avaient remis à la Croix Rouge, chacun séparément.

Ils avaient liés connaissance dans le camp, entre un morceau de pain et une couverture. Dans leurs cas, ils s’étaient sauvés, un « mercenaire » les avait battus.

Le garçon étant persuadé de pouvoir atteindre Albi où il avait encore de la famille, ils avaient volés des provisions, un couteau de cuisine, de l'eau dans des bouteilles, et étaient partis, découpant la toile de la tente où ils vivaient dans le campement de réfugiés aux portes de la ville incendiée. La petite fille considérait le garçon comme son frère, car il l’avait protégé des soudards de la commune qui rodait dans le camp.

C’est à moitié mort de faim, et blessés que Frère Neri les avait trouvés endormis derrière l’autel de la chapelle incendiée près du puis de la Sorga. Le garçon avait 16 ans, mais en paraissait moins, et sa sœur d'adoption, 10 ans tout juste.

Ils avaient décidés de rester le temps de reprendre des forces, puis de repartir sur les routes, en quête de parents survivants.

« Hélas, mes enfants j’ai vu bien des malheurs, et vous devriez attendre ici, en sécurité, nous reparlerons de tout ceci. Il se prépare de grandes choses, et certains temps annoncés depuis bien longtemps arrivent, ... je dois dormir et vous aussi … Mais avant, mettons un peu de joie en ces murs pour répondre à votre attente et votre émerveillement»

Il ouvrit en disant cela, sa grande sacoche et en sortit un luth, expliquant aux enfants ce dont il s’agissait. Les deux se blottirent l’un contre l’autre et elle se mit à sucer son pouce.

Aux premiers accords, une larme coula sur la joue de la fillette rosie par le froid,  diamant dansant à la lueur de la flamme dans le verre fumé de la lampe.

Don Caramelo joua un Virelai de sa connaissance, pour mettre un peu de joie, et parce que les enfants bercés de contes par leurs mamans disparues, l’avaient pris pour un ménestrel.

Venue du fonds des âges, d’un temps plus civilisé, quand avec respect, on parlait aux dames avec esprit, il leur chanta comme Guillaume de Machaut la douce musique d'antan...

A Suivre ...

 

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Le refuge de Saint Benoît

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