Publié le 16 Février 2009

 

Nous sommes samedi soir, il est 20h30 et demain vous êtes reçu par le pape lui-même !

Oui mais voilà ! Perdu depuis 4 jours dans les catacombes, vous venez seulement de retrouver la lumière du jour grâce à un agent du service des eaux qui passait dans la galerie où vous erriez lamentablement !


Catastrophe ! Vous aviez oublié que les services aéroportuaires vous avaient confisqués tout ce qui est savon, parfum et rasoir ! Pas question de se présenter avec une tête d’homme des cavernes (ben oui, 3 jours dans les catacombes en compagnie des os des martyrs et des topolini !...) chez le pape, faute de quoi, vous finiriez avec André Gide …dans les caves du Vatican.


Pas de panique !
La gare centrale Roma Termini contient une grande galerie marchande, laquelle a un supermarché ouvert tard le soir ! On y trouve de tout : de la mortadelle au bicarbonate de soude pour digérer la mauvaise pizza dégustée dans la gargote à touriste (si vous n’avez pas lu mes conseils…) au four micro ondes en passant par les cartes à jouer, le foulard pour se couvrir la tête à la messe, les CD de
 Gianluca Grignani ou  Paolo Meneguzzi, l’écarteur d’orteils pour le vernis à ongle, la brosse, le savon, le rasoir et le peigne indispensables pour faire bonne figure face à Saint Pierre, toujours de marbre !
Une rasade de Saint Pélerin ou de Saint Benoît à bulles, necessaire apport d'eau à votre moulin...à parôles, et vous serez prêt à converser Latin avec papa Benedetto.

Ce supermarché ‘Conad
 Drugstore’ se situe au niveau -1 côté via Marsalla (en bas de l’escalator)

Ce drugstore est également idéal pour se constituer des paniers repas (voir plus haut) et ou rapporter quelques vivres, bonnes bouteilles pour vous ou vos amis. Pas indispensable et « kitch », sont les gadgets (mini colisée en plâtre, tasse à café avec une plantureuse fille en maillot tricolore vert blanc rouge…) !

S’il pleut, il y a même des parapluies !

 

Dans la galerie, également, vous trouverez des boutiques de mode assez select, de lingerie, de cravates, un coiffeur… une pharmacie, un chausseur…un vendeur de mangas, un disquaire, un libraire, un marchand de tabac et de totocalcio (Loto sportif sur les matchs de Calcio (le foot)), des snacks, bars et restaurants (pas terribles selon  Adso, et chers !).
On trouve de tout (ou presque) dans cette Méga-Galerie, même un vendeur de peluches pour acheter un compagnon à votre pingouin preferé !

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Rédigé par Adso

Publié dans #Voyages

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Publié le 16 Octobre 2008

Florence, Toscane

Il y a des saints martyrs qui ont une fin édifiante et spectaculaire ! Tout petit déjà j'étais bouche bée à l'écoute des récits de saint Laurent sur son grill, ou saint Denis qui ramassait sa tête, et partait tranquillement avec sous son bras !
Ce miracle de Notre Seigneur, m'a toujours impressionné !

Et bien Saint Denis n'est pas le seul à avoir ramassé sa tête pour gravir une colline et y mourir !
Saint Minias (en italien San Miniato) a fait la même chose au IIIème siècle ! Sur le lieu de sa sépulture, (colline qui surplombe Florence (vue garantie sur la ville) des moines ont édifiés une basilique magnifique, véritable joyau, avec des plafonds à caissons peints, des fresques merveilleux, et du marbre finement sculpté partout !

La basilique est ouvert tous les jours: de 8h à 12h30 et de 14h30 à 19h du 1er novembre jusqu'à fin mars, puis de 8h30 à 19h du 1er avril au 31 octobre !

La vue sur Florence est extraordinaire !

Pour y arriver, prennez le bus n° 12 ou n°13 depuis La station de train 'Santa Maria Novella'

Je me suis fait prendre en photo par Adso devant lors de mon voyage à Florence, photo que vous retrouvez dans l'album !

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Rédigé par Balthasar

Publié dans #Voyages

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Publié le 1 Mai 2005

Après beaucoup d'hésitation, j'ai décidé de  publier ce récit, en modifiant certains passages et en supprimant certains acteurs !

 

GRAND MESSE DOMINICALE A SAINT NICOLAS DU CHARDONNET

 

 

Pour avoir une place assise un peu devant, il faut arriver tôt, on ne le dira jamais assez !

La grand messe voit une assistance de près de 600 fidèles ( ?), les dimanches "ordinaires" (mais un Dimanche n'est JAMAIS un jour ordinaire) et beaucoup plus les jours de fêtes (1500 au total sur les 4 messes du dimanche ? En tout cas, c'est la 1 ère paroisse de Paris en nombre de fidèles réguliers).

 

A cet égard, la messe de 9h00, qui est la seconde de la journée, voit des familles nombreuses avec des enfants en bas âges, petits anges dans leurs landaus, bercés par le choeur Grégorien, puisque c'est une messe chantée.

 

La messe de 10 h30, elle, c'est la grand messe !

 

9h55

 

Dès la station Sevres, je repère dans la rame quelques dames distinguées, quelques messieurs à chapeaux, plongés dans la lecture d'un journal catholique, ou du pays réel, un missel sous le bras.

Une Jeune fille sage rosie légèrement ! L'ai je regardé d’un air gourmand ?

 

Mauber ! Nous y sommes ! Comme je suis en avance, je n'entends pas les cloches annoncer la très sainte messe. Elles sonnent toutes les heures ! Et pas seulement celles de la pendule car elles n’ont que faire des ouïes gauchistes ou modernistes des briseurs de cloches.

 

Je m'engage dans la rue Monge et passe devant la boulangerie Kayser. Il y a presque toujours la queue devant, tant le pain, les gâteaux, et autres pâtisseries y sont délicieux et divers. Saint Honoré lui même doit veiller sur ce fournil.

 

"Karl Marx" est là, fidèle à son poste. Avec ses longs cheveux gris en bataille et sa barbe fleurie, il ressemble vraiment au camarade de l'internationale.

Il ne dédaigne pas parler de tout, même d'économie, et je l'ai vu une fois absorbé dans les pages économiques, du très bourgeois Figaro.

Une petite pièce n'est pas pour lui déplaire, mais il se murmure qu'il serait bien plus riche que vous et moi.

Très sociable, il est là ! : "Pour passer le temps"

Fait il « la manche » ? Oui et non, explique-t-il mi gêné, mi amusé par la question.

 

Je ne m'attarde pas là, nous verrons à la sortie. Je me contente de le saluer et il soulève son chapeau imaginaire. Il est déjà le quart ! Et si je veux une place devant ...

 

Vous me direz "c'est une obsession !" Ce à quoi je réponds, que devant on voit mieux, et on y perçoit par conséquent mieux, le mystère du Très Saint Sacrifice de Jésus Hostie !

 

" Ne te mets pas à la plus haute place, de peur que le Seigneur appelle auprès de lui quelqu'un de plus important ..." nous dit l'évangile.

Néanmoins, devant, Seigneur, je suis plus près de vous !

Et puis il n'y a pas de "place réservée" à Saint Nicolas, j'y reviens plus loin !

 

En attendant, je suis toujours sur le parvis ! Les Editions Certitudes se le partagent, avec un stand de gâteaux made in tradiland, ou une table avec quelques bouteilles, voir vers Noël ou à Pâques des bourriches d'huîtres, du foi gras d'un producteur tradi-landais (Sic) des objets d'artisanat des terres lointaines, religieusement rattachées à Tradiland ... (ou de la vanille de chez Madamegaspard)

 

Ouf ! J'y suis, et à l'heure ! D'ailleurs M. L'abbé termine de donner la sainte communion ! J'ai quelques minutes pour regarder le présentoir de la procure (à droite au fond quand on entre)

Le responsable discute à voie basse avec une paroissienne que j'ai déjà vue ! Ah ! Mais bien sur ! C'est la mère de notre ancien curé, celui qui est supérieur du district d’Amérique du sud ! Désormais, il y porte haut la lumière de "Saint Nicolas, phare de la tradition" selon le mot célèbre de Mgr Lefebvre.

 

Un papa hisse son petit dernier qui en profite pour tremper la manche du chandail, plus que la main, dans le bénitier de marbre ! Le voilà béni, et ... trempé ! Le papa trouve cela drôle, la maman beaucoup moins.

On entend les voix mélodieuses des choristes qui répètent en sous sol (caves voûtées et splendidement aménagées) par la porte de l'escalier ouverte. Une maman descend d'ailleurs ses enfants à la garderie, tenue bénévolement par des cheftaines guides.

 

Déjà un chant à la vierge annonce la procession de sortie de la messe précédente tandis que les cloches retentissent. Il faut s'avancer, non sans une génuflexion à ND de Fatima dans la chapelle des fonds baptismaux.

Dans quelques minutes va commencer ce sport curieux, et vivement condamné par M. l'abbé Bouchacourt, du "lancer de missel !"

Ce sport consiste à placer son missel, comme un pion aux dames, sur les chaises et prie Dieu des premiers rangs.

Il n'y a pas de place réservée, je l'ai dit, mais curieusement, ce sont toujours les mêmes personnes qui se retrouvent devant. Les jours où un évêque vient nous rendre visite, il faut même que les abbés fassent mettre un petit panneau "réservé afin de permettre aux religieuses d'être assises ensembles.

 

On ne laisse guère de temps aux paroissiens de la messe précédente de faire oraison. Ils sont "chassés" par quelques mauvais sourires ou gestes d'impatience.

Déplorable ! Je grossis bien sur la chose ! Je suis du sud, et la sardine bouche toujours le port de Marseille ! Mais tout de même ...

 

Tous les discours et sermons n'y font rien ! M. Le curé se désole, mais finit par s'en accommoder, tant qu'aucun désordre ne survient.

Cette fois ci, j'ai de la chance (j'aime mieux dire que mon ange gardien m'a tenu la place) je suis au deuxième rang, à côté d'une dame qui tient un missel Anglais/Latin (et oui, c'est ça le Latin ! Tout le monde peut suivre la même messe ! Et en plus le mien est une vieille édition.)

 

Ma voisine se penche et me demande si la messe commence bien à la demie avec une pointe d'accent oxfordien. Je lui explique que parfois, le train a un peu de retard, quand la cloche de la sacristie sonne à point nommé pour me faire mentir.

 

Le thuriféraire s'avance, l'encensoir fumant et la main sur le cœur, (A ses côtés, le naviculaire (qui porte la navette d’encens) suivi du porte croix, flanqué des céroféraires. Suivent 12 petits enfants de chœur, deux par deux, en commençant par les plus jeunes. Très sérieux, ils cheminent, les mains jointes, conscients de leurs importances, malgré leurs parfois jeunes âges (j'estime que les plus jeunes doivent avoir 6 ans à peine. C'est un honneur de servir, et surtout de pouvoir suivre la messe dans le chœur.)

Suit un laïc en surplis qui fait office de cérémoniaire, puis un frère faisant office de sous diacre

 

L'abbé C, vicaire (c'est un jeune prêtre très sympathique) s'avance faisant office de diacre.

Enfin le célébrant, M. l'abbé B, (la quarantaine) curé de la paroisse qui célèbre habituellement la grand messe termine la procession.

Il porte une chape magnifique, chargée des lettres IHS au milieu d'une couronne de roses.

La procession entre directement dans le chœur, ou fait le tour par le transept, selon l'importance des fêtes liturgiques, lesquelles voient la chorale entonner un chant de circonstance.

Tous s'inclinent sur le passage de monsieur le curé, comme on le ferait pour le Christ, et le prêtre est statutairement un "autre Christ" (Alter Christus).

 

Allons bon, que se passe-t-il ! Les petits enfants de chœurs forment un embouteillage dans le chœur devant l’autel. Le cérémoniaire, grand comme un archange (tiens donc !) est obligé de faire activer, de soulever comme une plume, et de poser un enfant de chœur un peu perdu, sur son banc de velours rouge.

Le prêtre entre dans le chœur, les pans de la chape (1) tenue par le diacre et le sous diacre, chacun d'un côté.

(1) le prêtre la quitte après la bénédiction, pour des raisons de commodité liturgique (?)

 

La messe commence comme il se doit par la bénédiction des fidèles (Asperges Me ou le Vidi Aqua au temps pascal).

C'est justement ce petit enfant de chœur qui tient le seau à eau bénite. Le prêtre parcourt l'allée centrale remontant depuis le chœur, pendant que les fidèles chantent l'antienne.

Le petit enfant de chœur marche un peu trop vite, obligeant l'abbé à courir un peu, mais tout cela se fait dans la bonne humeur et est d'excellente tenue.

 

Suivent ensuite les prières en bas de l'autel "Je m'approcherai de l'autel de Dieu - De Dieu qui réjoui ma jeunesse" et le psaume Judica me. Pendant ce temps, la chorale prend le chant d'entrée sous la direction du chef de chorale l'abbé Lorber, maître de chapelle !

La chorale a été entièrement reprise en main. Le(s) (la ?) soliste(s) qui chant(e)aient faux (a) ont été prié(e)s d'aller chanter ailleurs.

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Aurais-je besoin, encore aujourd’hui, de bougonner ?

Depuis quelques temps, la chorale s’essaye (non sans succès) à diverses pièces vocales baroques.

Si elles sont très belles, elles n’en privent pas moins le fidèle, de toute participation à la liturgie.

Saint Pie X se plaignait des messes concerts. Je dois avouer qu’un Kyrie qui dure 10 minutes, monte, descend, s’éternise sur le « y », désormais perdu sur la clef de voûte de la nef, me laisse perplexe, et égare mon âme

C’est la querelle des anciens et modernes, sans doute, mais est il besoin de démontrer au bon Dieu que l’esprit humain peut être compliqué ?

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A Noël, c'est un peu différent ! La procession va d'abord jusqu'à la crèche, puisque le prêtre va y porter l'enfant Jésus ! Un soliste prend "Minuit Chrétien», d'une voix forte et splendide, ressuscitant le grand Tino ! C'est beau, et quelques grand mères écrasent une petite larme !

 

Mais revenons à notre Dimanche : nous sommes au Kyrie, qui précède la collecte (ou oraison) le Gloria, l'épître chanté en latin (pour les grandes fêtes seulement) par le sous diacre (Je n'aime guère le ton un peu monocorde du frère...) puis repris en français.

 

Les fidèles suivent très facilement grâce à leurs missels ! Pas besoin de s'embarrasser de feuilles maladroitement photocopiées, très coûteuses pour une paroisse ! (1/4 du budget de ND de Paris, chaque année, paraît il !)

 

Le Graduel (ou psaume) est chanté par le chœur grégorien, qui s'est joint à la chorale ! Déjà les acolytes empoignent les chandeliers et se placent à gauche de l'autel. L'alléluia est entonné par une soliste et les versets en grégorien repris par la chorale.

Le diacre, l'abbé C en l'occurrence va chanter l'évangile (et il chante très juste !) C'est aujourd'hui une grande fête liturgique ! (d'ailleurs, les bannières sont sorties pour cette grande occasion, ainsi que le tapis de la travée principale de la nef)

 

Tout le monde se lève pour entendre l'évangile (1) "Sequencia Sancti Evangeli secundum..."

On se signe le front : notre intelligence adhère au Christ par la foi.Par les lèvres, nous sommes prêts à la proclamer, et par le cœur nous la recevons avec amour !

Et le diacre encense l'évangile.

L’Evangile est chanté ! Et je vous prie de croire que c’est une pure merveille. Le chant de l’Evangile, est un sacramental, qui procure des grâces à ceux qui l’écoutent avec ferveur (des grâces de pardon en particulier)

 

L'évangile est repris en français, puis le diacre encense le prêtre. Ce dernier se dévêt alors de la chasuble pour ne garder que l'étole et le surplis. Chasuble qu'il remet avant le Credo

 

 

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Pourquoi d'abord en Latin ? Mon explication , est la suivante.

Les évangiles furent écrits en grec (langue liturgique elle aussi) par des disciples ayant cheminé avec Jésus, ou les douze, et contemporains du Christ. Dès lors les traductions en latin, ne peuvent souffrir d'aucun défaut de langue, en ce sens, que chaque terme a été médité par l’apôtre ou son traducteur, inspiré par le St Esprit, mais qui sait bien que tel terme trouve par tel autre terme sa correspondance latine.

Aujourd'hui, les traductions françaises sont si mauvaises, que l'on fait évoluer le sens des mots. En latin ils sont figés dans leurs significations jusqu'à la fin des temps.

(Ex: Consubstantiel est autre chose que "de même nature" (différence entre la nature et la substance)

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Le prêtre se rend à la chaire (qui dans nos paroisses n'est pas un vestige du passé) accompagné d'un enfant de chœur. La chaire, si elle permet de faire porter la voix, permet aussi aux fidèles de voir le prêtre. Celui ci est un peu comme le Christ sur la montagne, au milieu de ses fidèles.

 

Pendant ce temps, les fidèles assis, entendent les annonces de la semaine : les horaires des offices, les intentions de messe, les convois, les saints de chaque jour de la semaine... les dates et heures de conférences, des cours de catéchismes, de doctrine pour ceux qui le veulent...

L'abbé du haut de la chaire rajoute ensuite si besoin en une ou deux minutes "quelques annoncent complémentaires "

"Vous trouverez sur le parvis, un numéro spécial de la revue Civitas : ‘Y a t'il une Economie Chrétienne’, je vous engage à vous le procurer. Sur le parvis toujours, les élèves de l'Ecole Saint Bernard de Courbevoie vendent des gâteaux pour financer les travaux des nouveaux locaux...."

 

Ou alors " Le Chardonnet (le journal de la paroisse) nouveau vient de sortir " (ça c'est en Novembre au moment du Beaujolais...nouveau !). A Pâques : " Vous ferez un bon geste en buvant un verre du vin du pèlerinage ! Afin d'aider au financement du voyage des pèlerins étrangers pour Chartres 200? ; ou alors : en achetant quelques huîtres ..."

"De grâce mes frères, ne portez au vestiaire (vestiaire qui distribue des vêtements chauds pour les pauvres, chaque lundi) que des choses que vous porteriez vous même dans la même situation ! On nous a porté l'autre fois une veste digne d'une serpillière"

 

 

Des dames s'offusquent gentiment, d'autres échangent un coup d’œil amusé devant l'allusion involontaire (?) à la scène du père Noël est une ordure.

 

"Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit il !" Ainsi commence le sermon !

Limpide, clair et percutant, il rappelle la Vérité essentielle de notre foi.

Quelques pics envers l'évêché de Paris et son dinausore Gallican, et son clergé ou ses confrères, décidément bien tièdes. (Mais cela est dit en toute charité)

Parfois mais c'est très rare, M le Curé fulmine en chaire, contre quelques habitudes déplacées, comme les soirées Rallye (où règne l'hypocrisie, j'en sais quelque chose...) pendant le carême, si ce n'est les sorties en boite de nuit !

Ayant menacé de donner des noms, cette mauvaise habitude a disparue ! (Que Dieu m’entende !)

"Ah elle est belle la jeunesse ! Et lors de la nuit des pauvres ou de la soupe populaire, on ne vous voit pas ! "

(En fait ces choses là sont dites plus diplomatiquement, illustrées par la vie des saints et l'Ecriture, ce qui rend la chose plus percutante, et en fait réfléchir plus d'un)

Les sermons que je préfère sont ceux où l'abbé raconte une histoire ou une anecdote de la vie d'un Saint. Plus encore, j’aime ceux où il explicite l'évangile au delà du texte ("Saint Jean ajoute une précision, car il faut savoir qu'à l'époque, et d'ailleurs dans tout l'Empire Romain...")

 

Pendant le sermon, deux enfants de chœurs s'amusent à se pousser sur leurs bancs face à l'autel, pendant qu'un troisième joue avec les boutons de sa soutanelle rouge (les dames de l'ouvroir, qui entretiennent les ornements vont être contentes !)

Le Cérémoniaire est obligé de s'arracher à sa contemplation pour ramener tout ce petit monde aux divines réalités, déplaçant untel d'avec untel, accompagnant le tout d'un regard sévère, qui laisse poindre une touche de compassion si ce n'est d'amusement : le sermon est un peu long aujourd'hui ?

Se prenant pour le cérémoniaire, un autre enfant de chœur plus âgé fait comprendre par gestes à une petite fille d'arrêter de jouer avec son foulard. (Se couvrir la tête pour les filles, a une signification éminemment liturgique)

Là ! Il est très bien sur la tête !

(Les jeunes enfants qui ne vont pas à la garderie, peuvent parfois assister à la messe depuis le chœur (généralement ils y sont plus sages)

Un petit enfançon blond comme les blés (ça tombe bien car il a un épi sur la tête !) étouffe un bâillement.

 

Justement, M. l'abbé qui a la pendule en face de la chaire sur le pilier opposé, en termine :

" Et c'est ainsi que nous gagnerons notre ciel, Au Nom du Père ....Ainsi soit il"

 

Tandis que M. Le Curé revenu dans le chœur, entonne le Credo III (kyriale III en latin) suivi par la chorale et l'ensemble des fidèles, quelques personnes de confiance font la quête.

 

La générosité des paroissiens n'est plus à prouver. Contrairement à ce que l'on pense, les gens modestes donnent plus généreusement que les gens aisés dont le cœur est parfois plus sec que le porte monnaie.

Quoi qu'il en soit les billets sont aussi nombreux que les pièces. A vue d’œil, ayant été une fois au fond de l'église et donc en fin de quête, j'estime à plus de 2000 francs la quête de la grand messe, sans exagération aucune, tant les billets de 20 € sont nombreux. (+ Ou - 3000 Frs sur les 5 messes du dimanche ?)

 

A l’INCARNATUS EST, tout ce petit monde est à genoux, sans attendre le signal de l'enfant de chœur (avec sa "claquette" en bois, un peu comme des castagnettes) qui est là pour les étourdis...

C’est étrange, à chaque fois qu’on en arrive au Filioque, je ne peux m’empêcher de penser aux orthodoxes (Ce mot fut cause de séparation après l’an 653)

 

Pendant l'offertoire, la Chorale prendra un cantique ou un chant selon le temps liturgique.

C'est le moment que choisit le petit junior de la famille pour tirer la manche de sa maman afin qu'elle l'accompagne aux toilettes à côté de la sacristie.

Sa grande sœur se dévoue.

A quelques pas un petit bout de choux tient son livre de messe illustré d'une main et son ours en peluche de l'autre, et lui explique la messe (tu es 2 pages en avance, mon bonhomme !) ou suce son pouce sagement assis sur le prie Dieu, plus à sa taille que la chaise attenante.

La liturgie suit son cours, immuable comme l'est la vérité de Notre Seigneur Jésus Christ, Pain de vie.

 

Ce grand échalas, là bas, ouvrier chez Peugeot (oui, tout à fait, et alors, il n’a pas le droit de travailler ?) espère bien une augmentation via un coup de pouce du Ciel ...

Cette indienne en sari, sortie tout droit des comptoirs français invite sa voisine martiniquaise à suivre sur son livre de chant, un motet, fort beau, qui élève un peu plus les âmes vers Dieu.

Ailleurs une dame en noir se souvient de son défunt mari dont elle a la photo dans le missel, et prie pour lui...

Tous les âges se mêlent & toutes les situations, vécues dignement dans la foi, joies et peines...

 

Juste avant le chant de la préface par le prêtre, le Thuriféraire vient encenser les fidèles ! J'aime l'odeur de l'encens ! Généralement pendant la préface, je respire à pleins poumons .D'autant plus que la préface est un des moments que je préfère dans la messe.

Préface fixe selon le temps liturgique, immuable dans son texte, écrit par de saints docteurs, et non textes fantaisistes selon l'humeur du prêtre comme on le voit hélas un peu partout de nos jours

Mozart aurait dit qu'il donnerait toutes ses œuvres pour avoir composé la mélodie grégorienne de la préface !

La préface se termine par le Sanctus (qui a une origine très ancienne Cf. Isaïe). C'est le moment que choisit le thuriféraire et 4 enfants de chœur pour sortir du chœur en procession, direction la sacristie. Cela permet de remplir à nouveau l'encensoir de braises, et de se munir des flambeaux pour les servants de communion.

Tout ce petit monde est de retour pour le sanctus qui conclu la préface

L’enfant de chœur agite sa petite clochette. C’est à genoux que nous assistons au Saint Mystère ! HOC EST ENIM CORPUS MEUM et le Prêtre élève la Sainte Hostie.

HIC EST ENIM CALIX SANGUINIS MEI

Renouvellement non sanglant du sacrifice sur la croix, pour nous racheter du péché !

 

Per omnia Secula seculorum

Oremus : Praeceptis Salutaris … (Eclairés par le commandement du Sauveur, et formés par l’enseignement de Dieu, nous osons dire :

Pater Noster ! Le prêtre le prend seul en latin (sauf au vendredi saint où tout le monde le chante)

A ce sujet, je dois rapporter une anecdote qui m’a été raconté (Je le tiens d’un vénérable « ancien ») Mgr Ducault Bourget était en désaccord sur ce point avec Mgr Lefebvre : Le premier voulait le prendre avec les fidèles, tandis que l’évêque de fer s’en tenait au missel

J’ignore pourquoi cette petite « guéguerre » et je ne saurais prendre partie, les deux ayant sans doute des arguments plus que valables…

Tout ce qui m’importe, est que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation, juste traduction du latin NE NOS INDUCAS IN TENTATIONEM (Comment Dieu pourrait il nous « soumettre » à la tentation ! ce n’est pas lui le tentateur nié par les modernistes en d’autres textes)

 

 

Les fidèles prennent juste la dernière phrase, et non des moindres SED LIBERAS NOS A MALO.

 

Puis, le prêtre fractionne l’hostie en 3 parts en disant PAX DOMINI et, en demandant au Seigneur de nous délivrer de tous les mots passés, présent et à venir par l’intercession de la Ste vierge et des bienheureux apôtres..

Il signe 3 fois le calice avec la plus petite part, puis la laisse tomber dans le calice

 

Nous prenons l’agnus Dei. A côté un brave homme voûté par le poids des années, s’époumone ! Hélas, il chante tout à fait faux, mais l’important est la foi qu’il y met.

 

Le prêtre après avoir baisé l’autel, donne le baiser de paix à l’abbé C qui le donne au sous diacre. Pax Tecum : Et cum spiritu tuo. J’ai parfois un peu peur qu’ils se donnent un coup de tête, et je repense à Randol, où j’ai bien failli assister à un tel drame.

 

Le prêtre communie : Je prendrai le Pain du ciel, et j’invoquerai le Nom du Seigneur---

Seigneur je ne suis pas digne…

 

Le diacre chante le confiteor. Le missel de 1962, réformé par Jean XXIII laisse paraît il la possibilité au prêtre de ne pas répéter ici le confiteor. Je trouve fort incompréhensible que certains « tradis » prennent cette liberté.

On est en effet jamais à l’abri d’une divagation de l’esprit !

La beauté de cet angelot en bois sculpté sur l’orgue de chœur ne nous a t’il pas distrait de l’Evangile pendant la messe ? N’ai je pas pensé pique pendre de ce vieil homme qui chante comme la crécelle du jeudi saint ?

Seigneur, Je vous en demande pardon à travers ce confiteor !

Le tabernacle est ouvert, et le prêtre prend les ciboires recouverts de voiles finement brodés. Le prêtre dit le misereatur et l’indulgentiam.

Puis, prenant un ciboire, et élevant une hostie légèrement au dessus, le prêtre reprend le Non Sum Dignus, que les fidèles reprennent trois fois !

Oui Seigneur, je ne suis pas Digne que vous entriez sous mon toit, mais vous qui pouvez toutes choses, par une seule parole vous pouvez me guérir.

Ainsi va commencer la communion des fidèles. Les enfants de chœur communient sur les marches de l’autel se passant la patène de l’un à l’autre.

Pendant ce temps l’abbé C a pris les devant au banc de communion, assisté par un enfant de chœur tenant la patène. L’abbé X, recteur de l’institut Universitaire Saint Pie X, est, lui sortit par le côté droit du chœur, pour donner la sainte communion, dans la chapelle latérale, derrière la Chorale.

Cela permet d’hâter le mouvement, et d’éviter l’embouteillage au banc du chœur.

 

Je m’avance à mon tour, justement vers ce banc, puisque je suis juste devant.

Au moment du Pater Noster, M. L est venu fermer le banc, tirant ce petit portail aux superbes guirlandes sculptées en cuivre, le tout bien astiqué.

Je ne sais pas quel age il a, mais c’est un personnage imposant, avec une belle moustache qui lui donne un air de garde champêtre (cela étant dit sans moquerie aucune)

 

Dynamique, il s ‘emploi désormais à faire avancer les fidèles ! Si dans les rangées reculées l’avancée vers le chœur semble aller de soi, les premiers rangs s’accommodent mal d’une certaine discipline.

En effet, entre les fidèles qui préfèrent communier tout de suite et se recueillir plus longuement, et ceux qui raisonnent inversement, c’est une circulation un peu chaotique, que le gendarme M.L doit réguler !

Tout cela se fait dans la bonne humeur. Je laisse passer une vielle dame, qui malgré son grand age s’agenouille à ma gauche sur le velours rouge du banc et saisi la nappe de communion. A ma droite, une jeune maman tient un petit poupon qui sera gratifié d’un signe de croix tracé sur le front. Il répond par un sourire béa.

Je ne peux m’empêcher de penser à mon cousin B..., qui, au même age et je ne sais comment avait réussi à plonger sa petite mimine vers le ciboire du prêtre un peu trop penché, lui laissant tout juste le temps d’esquiver.

Celui là est plus sage et M le curé plus attentif.

Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam tuam in vitam aeternam !

 

Je regagne mon prie Dieu, tandis que la petite fille aide sa grand mère à se relever.

La Chorale prend un cantique qui élève l’âme et incite à l’action de grâce !

Quelques choristes terminent par l’antienne de communion, en grégorien, dans le ton approprié et sans fausse note

Merci mon Dieu pour tous vos bienfaits ! S’il m’était encore permis de demander…Daignez veiller sur …

 

Mais déjà, les prêtres ont regagnés l’autel, et l’abbé B purifie le calice et se purifie les doigts … replace les ciboires dans le tabernacle tandis qu’un de ses confrères « fait la vaisselle » (sans aucun manque de respect, c’est ainsi qu’un autre de mes petits cousins a voulu l’expliquer à son frère !)

 

Déjà le canon d’autel est replacé. M. L rouvre le banc, et d’un coup de pied professionnel, replace correctement le tapis.

 

M. le curé prend déjà la prière de la post communion ! Certaines mères de famille qui s’agitent doivent penser au rôti qui cuit dans le four (miracle profane de la technique programmatrice) et ont déjà perdu de vue les nourritures spirituelles !

 

Mais M l’abbé chante l’ITE MISSA EST, dont il a le ton sur un petit carton tendu par l’enfant de chœur. Tous nous répondons sur la même tonalité DEO GRATIAS

M. le curé baise l’autel et se retourne pour donner sa bénédiction !

Tous ploient les genoux.

Le prêtre prend le dernier évangile tandis que se mettent en place les enfants de chœur, le céroféraire, et le porte croix, bien sur, qui est sortit la chercher là où il l’avait « remisé » pendant la messe.

ET VERBUM CARO FACTUM EST, M le curé ploie le genou et tous suivent en ne perdant pas le fils du Salve. (ou autre selon le temps liturgique).

La procession s’ébranle. Elle fera le grand tour, remontant l’allée centrale, sous la surveillance du maître de cérémonie, M Lamy, indispensable là encore.

Il écarte sans ménagement quelques jeunes pressés, ou quelques mamans tenant des petits, qui « veulent voire » le cortège, que leurs courtes tailles ne leur permettent pas d’apercevoir entre la foret de jambes.

Tous s’inclinent sur le passage de M. le curé qui termine la procession.

Pendant ce temps, la chorale chante « Je suis Chrétien, voilà ma gloire… »

Qu’il est beau d’avoir ce doux nom de chrétien Seigneur, et nous avons de quoi être fier de notre paroisse.

Sitôt la procession arrivée à la sacristie, c’est la ruée ! Les fidèles ayant anticipé le passage de la procession, ont déjà expédié les prières d’action de grâce ! S’i j’eu assisté à la messe de 9 h00, les lanceurs de missel seraient déjà là à piaffer et à soupirer devant ce chapelet que je tarde à ranger.

Je vais aller mettre un cierge à Notre Dame d’Afrique, au fond à gauche ! Sa statue supporte une plaque de marbre à la mémoire des victimes de la rue D’Isly ! D’ailleurs certains élus de la mairie de Paris voudraient nous empêcher de commémorer ce massacre ! C’est que nous sommes des affreux fascistes ! Mon récit le démontre bien !

 

Je sors sur le parvis, inondé de lumière, par le grand portail, ouvert pour laisser sortir le flot de fidèles sanctifiés.

Le parvis, comme le disait ironiquement l’abbé L, c’est une institution !

C’est un peu la place du village du pays réel où il fait bon vivre ! M le curé a, ces derniers temps la bonne idée de venir y parler avec ses fidèles, et c’est une bonne chose. Des petits courent partout, enfin libérés de l’obligation d’être sage comme l’image de couverture du missel. Point trop n’en faut tout de même, car les automobiles du pays légal guettent leurs proies sur la chaussée.

Je glisse une petite pièce à Y…, qui a bien des soucis, et vis précairement.

Je prends quelques minutes pour lui expliquer que malgré l’inévitable « la vie est dure vous savez », Dieu veille sur elle, et qu’elle peut compter sur nous demain à la soupe populaire…

 

En attendant, tandis que le Dr Dor distribue ses tracts du chapelet pour la vie, toujours joyeux et dynamique, je me fraye un passage vers un groupe d’amis, que je n’ai pas vu depuis longtemps.

 

J’aperçois le capitaine Rosaire, qui certainement va me reprocher de ne pas être allé voire M le Curé. Elle voudrait que je réclame au clergé une sorte « d’adoubement » !

Il s’agit de prendre la tête d’une croisade du rosaire sur les places publiques, entraînant « les jeunes bourgeois oisifs du XVI ème arrondissement ».

J’ai hélas un peu peur comme le joueur de flute de la légende, de les noyer définitivement, plutôt que de les ramener à la bergerie.

Heureusement, X qui a repéré l’arrivée du capitaine, lui brûle la priorité et me sauve pour l’instant.

X se méfie de toutes ces grenouilles, qui ont oublié les plus élémentaires vertus : la charité et l’humilité au profit de l’humidité des bénitiers.

Peut être nous autres, arrivés plus tardivement dans le petit monde tradi avons la grâce de voire les choses plus facilement et avons une vision plus… « simple » ( ?) des choses ? ( X un beau jour rentra à Saint Nicolas pour …demander le baptême !)

 

Nous traversons la rue, pour prendre un café chez « Mousse »

Ce bar, en face de l’église, permettra de nous raconter nos dernières péripéties de boulot !

Il est 12h30, mais qu’importe l’ordre, le café avant le repas, le dimanche, c’est la règle

 

Ce bar a une curiosité : Il fut un temps, paraît il, où le mardi, se réunissait en sous sol, un cercle littéraire fréquenté par des pieds noirs fidèles de la paroisse, qui refaisaient le monde.

Au dessus, on a dit que des anciens du FLN algérien envisageaient le moyen de le défaire ! Cela me parait bien farfelus !

 

Tout ce que je vois en ce moment c’est le petit bout de choux dans sa poussette à la table d’à côté. Il louche, et c’est fort cocasse sur ma cravate rouge, qui semble l’attirer fortement…

 

Quelle belle paroisse, pleine de vie, d’enfants qui rient courent, crient …n’a t’Il pas dit « Laissez venir à moi les petits enfants ? »

Dieu qu’ils sont tristes, en comparaison, les apôtres des changements de 68 ! Tout seuls, vieux et poussiéreux dans leurs paroisses vides …

Les pauvres !

 

Amis, qui lisez ces lignes, ainsi est le dimanche matin à Saint Nicolas du Chardonnet, et ainsi est ma paroisse ! Paroisse vivante, paroisse jeune, paroisse unie dans les joies et les peines !

Une tranche de vie, pour vous montrer que l’Eglise catholique est jeune, qu’elle ne meure pas, comme se plaisent à le dire les fossoyeurs du genre humain 68tard.

 

Le genre humain ? Oui , j’y souscris, pauvre catholique que je suis ! Mais le bon, le seul genre humain qui sera sauvé ! Celui qui aime Dieu, qui transpire la joie de l’Evangile et de la saine doctrine de Christ

USQUE AD MORTEM FIDELIS

 

Adso von  Melk, 2005

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Rédigé par Adso

Publié dans #Ecclésial

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Publié le 16 Juillet 2003

Suite à la critique du voyage du pape à Lampedusa, en termes moqueurs (Cardinal de La

Lampedusa), des tristes sires parles de nous, sans savoir ce qu'est vraiment Lampedusa !

Nous sommes fiers de ce bout de terre, face à l'Afrique !

Un ancêtre d'Adso, de retour des croisades, y fit d'ailleurs halte, avec Saint Louis ! 

Quoi qu'il en soit, dans la proximité de cette terre, forgée par le Cyclope (qui n'a qu'un oeil mais voit loin), on trouve un îlot, un phare, sur l'île de Lampione (de là vient son nom)

Trop heureux, nous sommes, que l'on nous considère comme un phare ! Lampedusa de tout

temps, a su être un pont entre l'Europe et l'Afrique !

Quand a être le lampiste de Dieu, nous en sommes fiers aussi ! 

Terre assaillie par les migrants de passage, certes, mais qui viendront s'échouer dans un port

français du sud bien connu par exemple dont on pourait, si on commence ainsi, rire aussi ! !

On ne doit pas moquer cette sentinelle de l'occident face à l'Afrique !

Les habitants se sentent abandonnés, et doublement quand le pape vient y parler des pauvres

migrants, (sauterelles ravageuses pourtant, qu'ils n'en peuvent plus d'accueillir),  en termes si

"alter-mondialistes" !!!

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Rédigé par L.S.C Balthasar

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Publié le 9 Janvier 14

Nouvelle rubrique

"Notes de Sacristie" Il s'agira de petits articles sur des pratiques liturgiques, sur divers objets, leurs origines ...

Confiée en priorité à notre historien Baglialto, elle accueillera d'autres contributeurs en fonction des sujets...

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Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Avis et mises à jour

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