Publié le 2 Décembre 2009

Balthasar, profite de cette journée pour souhaiter un bon anniversaire à son collègue, le cardinal Bertone, camerlingue de la sainte Eglise catholique romaine !

Mais qu'est ce qu'un camerlingue ? Ce mot vient de l'italien 'camerlingo' et signifie chambellan !
Si l'on regarde ce que fut le grand Chambellan de France 
l'on apprend que ce personnage tenait son importance du fait qu’il avait accès en permanence à la chambre du Roi, prérogative symbolisée par la clef d’or qu'il portait au côté, et qui devint l’insigne héraldique de dignité des grands chambellans : ils portaient deux clés d’or en sautoir derrière leurs armes personnelles.

Pour la sainte Eglise, il faut comprendre le mot chambre, plutôt comme celui de 'chambre forte' de sorte que le camerlingue est le gardien du trésor de la Sainte Eglise, (D'ailleurs, il remplace l'antique vestararius qui avait la garde des objets précieux du Saint-Siège) et par la même de sa continuité ! C'est la raison pour laquelle, il assure le pouvoir lors de la vacance du siège de Pierre, avant l'élection du nouveau pape !

Le camerlingue place (timbre) derrière ses armes les clefs de Saint Pierre en sautoir et y ajoute le pavillon pontifical


Le rapport à la chambre reste, puisque le camerlingue préside la chambre apostolique ! D'ailleurs il a accès à la chambre du pape pour constater le décès, et y apposera après les scellés !

Il détruit l'anneau du pécheur. Il est aussi celui qui transmet l'information de la mort du pape, au cardinal vicaire de Rome, lequel l'annonce au peuple de Rome

Il prend procession du palais du Vatican , de celui du Latran et de Castel Gandolfo, qu'il administre et gouverne, avant de déterminer en concertation avec les cardinaux tout ce qui concerne les obsèques et sépulture du pape défunt

Voila en résumé, ce que fait le camerlingue....ce qui peut conduire ses collègues à l'élire pape

Voici la liste des cardinaux camerlingues depuis le XVème siècle, j'y souligne les derniers papes à avoir été camerlingues:

Franciscus Condulmer (1432-1439)
Ludovicus Mezzarota Scarampi (1440-1465)
Latinus Orsini (1471-1477)
Gulielmus de Estouteville (1477-1483)
Raphael Sansoni Galeotti Riario (1483-1521)
Innocentius Cibo (1521)
Franciscus Armellini Pantalassi Medices (1521-1528)
Augustinus Spinola (1528-1537)
Guido Ascanius Sfortia (1537 - 1564)
Vitellozzus Vitelli (1564 - 1568)
Michael Bonelli (1568 - 1570)
Ludovicus Cornaro (1570 - 1584)
Philippus Vastavillani (1584-1587)
Henricus Caetani (1587-1599)
Petrus Aldobrandini (1599-1621)
Ludovicus Ludovisi (1621 - 1623)
Hippolytus Aldobrandini (1623-1638)
Antonius Barberini (1638 - 1671)
Paluzzus Paluzzi Altieri degli Albertoni (1671 - 1698)
Ioannes Baptista Spinola (1698 - 1719)
Hannibal Albani (1719-1747)
Silvius Gonzaga Valenti (1747-1756)
Hieronymus Colonna de Sciarra (1756-1763)
Carolus Rezzonico (1763-1799)
Romoaldus Braschi-Onesti (1800-1801)
Iosephus Maria Doria Pamphili, pro-camerlengo (1801-1814)
Bartholomaeus Pacca (1814-1824)
Petrus Franciscus Galeffi (1824-1837)
Iacobus Iustinianus (1837-1843)
Thomas Riario Sfortia (1843-1857)
Ludovicus Altieri (1857-1867)
Philippus de Angelis (1867-1877)
Vincentius Ioachim Pecci
(1877-1878)
Camillus de Petro (1878-1884)
Dominicus Consolini (1884)
Ludovicus Oreglia de Sancto Stephano (1885-1913)
Franciscus Salesio della Volpe (1914-1916)
Petrus Caspar (1916-1934)
Eugenius Pacelli (1935-1939)

Laurentius Lauri (1939-1941)
Benedictus Aloisius Masella (1958-1970)
Ioannes Maria Villot (1970-1979)
Paulus Bertoli (1979-1985)
Sebastianus Baggio (1985-1993)
Eduardus Martinez Somalo (1993 - 2007)
Tarcisius Bertone (2007 - hodie)

Balthasar n'a jamais été camerlingue, mais vu sa longévité... On ne sait jamais !

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Publié le 30 Novembre 2009

AVENT, TEMPS D’ESPERANCE

 

CITE DU VATICAN, 30 NOV 2009 (VIS). A midi, le Saint-Père a récité l’angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre, rappelant qu’aujourd’hui commençait "une nouvelle année liturgique. Elle s’ouvre naturellement avec “ l’Avent, temps de préparation à la naissance du Seigneur ”. Le Concile Vatican II, dans sa constitution sur la liturgie, affirme que l’Eglise présente "dans son cycle annuel tout le mystère du Christ, depuis l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, le jour de Pentecôte et l’attente de la bienheureuse espérance et du retour du Seigneur... Le Concile insiste sur le fait que le centre de la liturgie est le Christ, comme le soleil autour duquel, comme des planètes, tournent la bienheureuse Vierge Marie, la plus proche, et aussi les martyrs et les autres saints qui, dans le ciel, chantent à Dieu la louange parfaite et intercèdent pour nous".

 

  "Voilà quelle est la réalité de l’année liturgique vue, pour ainsi dire, du côté de Dieu. Et qu’en est-il, côté homme, de l’histoire et de la société? Quel relief peut-elle avoir?", s’est demandé Benoît XVI. "La réponse -a-t-il ajouté- nous est suggérée par le chemin de l’Avent que nous entreprenons aujourd’hui. Le monde contemporain a surtout besoin d’espérance; les peuples en voie de développement en ont besoin, mais aussi ceux qui sont économiquement évolués. Nous nous rendons davantage compte que nous sommes sur la même barque et que nous devons nous sauver tous ensemble. Nous nous apercevons, surtout, en voyant s’écrouler tant de fausses certitudes, que nous avons besoin d’une espérance fiable et qu’elle se trouve seulement dans le Christ, qui, comme le dit l’épître aux Hébreux, est le même hier, aujourd’hui et pour toujours... Le Christ embrasse toutes les dimensions du temps, parce qu’il est mort et ressuscité, qu’il est le Vivant, et bien qu’il partage notre précarité humaine, reste pour toujours, et nous offre la stabilité même de Dieu... Celui qui aspire à la liberté, à la justice, à la paix peut redresser et lever la tête, parce que, dans le Christ, la libération est proche... Nous pouvons toutefois dire -a-t-il conclu- que Jésus Christ ne s’adresse pas seulement aux chrétiens, ou aux seuls croyants, mais à tous les hommes, parce qu’il est au centre de la foi, et aussi le fondement de l’espérance. Et chaque être humain a constamment besoin d’espérance".

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Publié le 29 Novembre 2009


Couronne de l'Avent

 

(du latin adventus : venue, arrivée) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël

 

 

La couronne:

Fabriquée pour le premier dimanche de l'Avent, elle est faite de branches de sapin, de pin, de houx ou parfois de gui. Elle est nouée de rubans rouges et est ornée de quatre bougies et parfois de pommes de pin.
Elle peut être posée horizontalement ou bien suspendue comme décoration aux portes ou aux fenêtres.

La couronne est un ancien symbole qui signifie plusieurs choses :

Sa forme ronde évoque le soleil et annonce son retour chaque année.

Les quatre bougies marquent les quatre semaines de l'Avent et sont allumées chacun des quatre dimanches. Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée.

R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.

 

1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.

 

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

 

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.</poem>

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

 

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

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Publié le 28 Novembre 2009

Balthasar vous fait part de l'arrivée sur la banquise d'un blog très utile: "Ordo" !



Le dictionnaire, pour le mot "ordo" nous dit:


Ordo:
 masculin

(Religion) Livret qui s’imprime tous les ans, pour indiquer aux ecclésiastiques la manière dont ils doivent faire et réciter l’office de chaque jour et qui comprend aussi la nomenclature du clergé d’un diocèse.
Calendrier liturgique diocésain contenant la manière de réciter l'office !


Ce site internet, publie donc l'ordo ! Mais pas n'importe lequel puisqu'il indique le propre (les fêtes et comment les célébrer) pour le Diocèse de Paris, lequel diocèse a ses propres fêtes dont il faut par exemple faire mémoire ou qu'il faut solenniser !

A notre connaissance, cela fait bien longtemps que pour le missel de 1962, l’Ordo divini officii ad usum cleri parisiensis ne parait plus !



Balthasar souhaite donc une longue route à "Ordo", d'autant plus qu'il est réalisé par un excellent et très cher ami, qui après une longue gestation, et dopé à l'aspirine, a donné et ordonné, en la bonne ville de Paris, l'ordo  !

Le site est visible à cette adresse : http://ordo.over-blog.com/

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Publié le 27 Novembre 2009

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Publié le 27 Novembre 2009

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Publié le 25 Novembre 2009

Bien souvent, vous passez devant, sans les voir ! Bien souvent, à l'angle d'une rue, parfois dans une petite vitrine, à la croisée des routes à la campagne... Qui ? Les saints ! Ces innombrables saints locaux, connus ou méconnus !
Certes on en voit moins, par ce que le monde laïcard les fait disparaitre, à l'occasion d'une restauration de façade...quand ils ne sont pas vandalisés, prétexte à leurs disparitions...

De même on ne sait plus dans cette France déchristianisée d'où viennent certains noms de localité ... "Saint Gratien ? Connait pas, je ne sais pas d'où il est, mais il n'est plus là !!!"

Lisons ce qu'écrivais Pierre-Jakez Hélias, dans "Le cheval d'orgueil "


"Et si les saints s'en allaient tout seuls ! Ce ne serait pas étonnant. On ne sait plus à quoi ils servent. On ne connaît même plus leurs noms. On passe devant eux sans les saluer. Il y en a un, pas loin d'ici, qui a quitté sa niche il y a quatre ans. Et personne, vous entendez, personne ne s'en est aperçu. "


Alors...levons la tête, marquons le pas, le temps d'une petite prière, avant que les saints ne partent et ne nous laissent...seuls face au mal qui rode et cherche sa proie !

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Publié le 20 Novembre 2009

Ah mes amis, que faire de cette bouteille de Beaujolais nouveau qu'Adso vient gentiment de m'offrir ? Ce vin jeune, souvent imbuvable, qui, d'une année sur l'autre coule à flot un certain jeudi de novembre, a toujours un gout de banane, de goyave, et qui fait tourner votre repas en eau de boudin si vous ne vous servez pas chez un bon caviste ???

Je vais en faire de l'hypocras, placer le tout au frai pendant trois mois au moins, et déboucher mon breuvage, le jour de Pâques !!!

Recette ancestrale de S.E le Cardinal Balthasar !

Ingrédients :

- 1 bouteille de vin rouge (le beaujolpif de cette année fera l'affaire

- 100 g de miel de lavande (celui préféré par Balthasar)

- 50 g de cannelle en bâtons ou 1/4 de verre à moutarde

-200 g de gingembre frais, coupé en lamelles

- 30 clous de girofle

- 10 gousses de cardamome

-3 tours de moulin à poivre vert
-une poigné de bouton de roses séchés
-Une branche de thym
-Une branche de Laurier
-1/2 citron
-1/2 orange


Préparation :

Verser le vin et le miel dans un récipient.

Broyer les épices et les mettre dans le mélange !
Rajoutez le reste des ingrédients.
Portez à ébullition
Mettez le mélange dans un récipient opaque, et fermez le

Placez le bocal dans un endroit frai pendant 2 mois ! Le secouer sans l'ouvrir de temps en temps

Au bout de trois mois, filtrer le mélange à travers une toile et recueillez le breuvage ! Faites le frémir sur le feu quelques minutes !

Rajoutez autant de cuillère de miel, qu'il faut pour que le mélange ne soit pas trop acide !
Versez en bouteille !
Réservez la bouteille dans votre cave pendant un mois ! Puis déguster très frai !

NB Vous pouvez verser un peu de rhum dans le reste d'épice (une sorte de bouillie très odorante et laisser macérer pendant 4 heures avant de filtrer ! Ce nouveau breuvage fait un grog formidable contre tout début de gastro ou de grippe (le gout est immonde au contraire de l'hypocras, mais l'effet anti microbien est garantit !)

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Publié le 19 Novembre 2009

Source VIS du mercredi  18/11/09 :

"

LE MESSAGE DES CATHEDRALES

 

CITE DU VATICAN, 18 NOV 2009 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Salle Paul VI, Benoît XVI a évoqué "la foi profonde des hommes et des femmes du Moyen Age, qui n'engendra pas que de grandes oeuvres théologiques...mais aussi des créations artistiques parmi les plus élevées de la civilisation, les cathédrales". Grâce à un contexte favorable et à une plus grande stabilité politique, l'Europe connut à partir du XI siècle une période de grande ferveur créatrice. Sous l'influence spirituelle du monachisme, on construisit des églises de pèlerinage où les fidèles pouvaient prier devant les reliques. Les cathédrales romanes furent une nouveauté dans la mesure où elles inclurent la sculpture, dont "la finalité était éducative, au-delà de la qualité technique... Le thème majeur était le Jugement Dernier, avec le Christ entouré des personnages de l'Apocalypse. Les portails des cathédrales proposaient le Christ comme porte d'accès au Ciel".

 

  Puis le Saint-Père a décrit l'art des cathédrales gothiques des XII et XIII siècles, caractérisées par la verticalité et la luminosité, qui "expriment une synthèse harmonieuse de l'art et de la foi traduite dans le langage universel de la beauté", et dont les lignes architecturales "symbolisent l'attraction des âmes vers Dieu...tandis que les verrières inondent les fidèles de lumière en racontant l'histoire du salut". La sculpture gothique a transformé les cathédrales "en Bibles de pierre, proposant les épisodes évangéliques selon le calendrier de l'année liturgique, de la nativité à la glorification du Seigneur... Les personnages de l'Ancien Testament étaient également proposés à la familiarité des fidèles... Les oeuvres majeures de cet art européen du passé sont incompréhensibles si on ne prend pas en compte la spiritualité les ayant inspirées... Lorsque la foi, en particulier dans sa forme de célébration liturgique, rencontre l'art, il en découle une profonde harmonie. Parler de Dieu ainsi rend visible l'invisible". Enfin, anticipant sa rencontre du 21 avec les artistes, le Saint-Père a relancé l'idée de relancer "l'amitié entre art et spiritualité chrétienne, déjà proposée par Paul VI et Jean-Paul II... Puisse le Seigneur nous aider à retrouver le chemin de la beauté, une des voies les plus attrayantes pour trouver Dieu et l'aimer". "

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Publié le 16 Novembre 2009

Rédigé par Balthasar

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