Publié le 11 Avril 2017

De Dom Guéranger : Extraits:

 

"La sainte Liturgie abonde en mystères, en ces jours où l'Église célèbre les anniversaires de tant de merveilleux événements; mais la plus grande partie de cette mystique se rapportant à des rites et à des cérémonies propres à des jours spéciaux, nous en traiterons à mesure que l'occasion s'en présentera. Notre but. ici, est seulement de dire quelques mots sur les coutumes mystérieuses de l'Église dans les deux semaines auxquelles ce volume est consacré.

Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons exposé, dans notre Carême, sur le mystère du Quadragénaire; la sainte carrière de l'expiation poursuit son cours, jusqu'à ce que le jeûne des hommes pécheurs ait atteint la durée de celui que l'Homme-Dieu a accompli sur la montagne. La troupe des fidèles du Christ continue à combattre, sous l'armure spirituelle, les ennemis invisibles du salut; assistée des Anges de lumière, elle lutte corps à corps avec les esprits de ténèbres, par la componction du cœur et par la mortification de la chair.

Trois objets, comme nous l'avons dit, préoccupent spécialement l'Église pendant le Carême: la Passion du Rédempteur dont nous avons, de semaine en semaine, pressenti les approches; la préparation des catéchumènes au baptême qui doit leur être conféré dans la nuit de Pâques; la réconciliation des pénitents publics, auxquels l'Église ouvrira de nouveau son sein, le Jeudi de la Cène du Seigneur. Chaque jour qui s'écoule rend plus vives ces trois grandes préoccupations de la sainte Église.

Le Sauveur, en ressuscitant Lazare à Béthanie, aux portes de Jérusalem, a mis le comble à la rage de ses ennemis. Le peuple s'est ému en voyant reparaître dans les rues de la cité ce mort de quatre jours; il se demande si le Messie opérera de plus grands prodiges, et s'il n'est pas temps enfin de chanter Hosanna au fils de David. Bientôt il ne sera plus possible d'arrêter l'élan des enfants d'Israël. Les princes des prêtres et les anciens du peuple n'ont pas un instant à perdre, s'ils veulent empêcher la proclamation de Jésus de Nazareth, roi des Juifs. Nous allons assister à leurs infâmes conseils; le sang du Juste va être vendu et payé à deniers comptants. La divine Victime, livrée par un de ses disciples, sera jugée, condamnée, immolée ; et les circonstances de ce drame sublime ne seront plus l'objet d'une simple lecture; la sainte Liturgie les représentera, de la façon la plus expressive, sous les yeux du peuple fidèle.

Les catéchumènes n'ont plus que peu de temps à soupirer vers la fontaine de vie. Leur instruction se complète chaque jour; les figures de l'ancien ne alliance achèvent de se dérouler à leurs regards; et bientôt ils n'auront plus rien à apprendre sur les mystères de leur salut. Dans peu de jours on leur livrera le Symbole de la foi. Initiés aux grandeurs et aux humiliations du Rédempteur, ils attendront avec les fidèles l'instant de sa glorieuse résurrection; et nous les accompagnerons de nos vœux et de nos chants, à l'heure solennelle où, plongés dans la piscine du salut, et ayant laissé toutes leurs souillures dans les eaux régénératrices, ils remonteront purs et radieux pour recevoir les dons de l'Esprit divin, et participer à la chair sacrée de l'Agneau qui ne doit plus mourir.

La réconciliation des pénitents avance aussi à grands pas. Sous le cilice et la cendre, ils poursuivent leur œuvre d'expiation. Les consolantes lectures que nous avons déjà entendues continueront de leur être faites, et rafraîchiront de plus en plus leurs âmes. L'approche de l'immolation de l'Agneau accroît leur espoir; ils savent que le sang de cet Agneau est d'une vertu infinie, et qu'il efface tous les péchés. Avant la résurrection du libérateur, ils auront recouvré l'innocence perdue; le pardon descendra sur eux assez à temps pour qu'ils puissent encore s'asseoir, heureux prodigues, à la table du Père de famille, le jour même où il dira à ses convives: « J'ai désiré d'un désir ardent manger avec vous cette Paque . »

Telles sont en abrégé les scènes augustes qui nous attendent; mais, en même temps, nous allons voir la sainte Église, veuve désolée, s'abîmer de plus en plus dans les tristesses de son deuil. Naguère elle pleurait les péchés de ses enfants; maintenant elle pleure le trépas de son céleste Époux.

Dès longtemps déjà le joyeux Alleluia est banni de ses cantiques; elle supprimera désormais jusqu'à ce cri de gloire qu'elle consacrait encore à l'adorable Trinité. A moins qu'elle ne célèbre la mémoire de quelque Saint, dont la fête se rencontrerait encore jusqu'au samedi de la Passion, elle s'interdira, en partie d'abord, et bientôt totalement, jusqu'à ces paroles qu'elle aimait tant à redire: « Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit! » Ses chants sont devenus trop lugubres, et ce cri de jubilation irait mal à la désolation qui a submergé sou cœur.

Ses lectures, aux offices de la nuit, sont prises dans Jérémie,le plus lamentable des Prophètes. La couleur de ses vêtements est toujours celle qu'elle a adoptée au jour où elle imposa les cendres sur le front humilié de ses enfants; mais quand sera arrivé le redoutable Vendredi, le violet ne suffira plus à sa tristesse; elle se couvrira de vêtements noirs, comme ceux qui pleurent le trépas d'un mortel ; car son Époux est véritablement mort en ce jour. Les péchés des hommes et les rigueurs de la justice divine ont fondu sur lui, et il a rendu son âme à son Père, dans les horreurs de l'agonie.

Dan s l'attente de cette heure terrible, la sainte Église manifeste ses douloureux pressentiments, en voilant par avance l'image de son divin Époux. La croix elle même a cessé d'être accessible aux regards des fidèles; elle a disparu sous un voile sombre. Les images des Saints ne sont plus visibles; il est juste que le serviteur s'efface, quand la gloire du Maître s'est éclipsée. Les interprètes de la sainte Liturgie nous enseignent que cette austère coutume de voiler la croix au temps de la Passion exprime l'humiliation du Rédempteur, réduit à se cacher pour n'être pas lapidé par les Juifs, comme nous le lirons dans l'Évangile du Dimanche de la Passion. L'Église applique dès le samedi, à Vêpres, cette solennelle rubrique, et avec une telle rigueur que, dans les années où la fête de l'Annonciation de Notre Dame tombe dans las emaine de la Passion, l'image de Marie, Mère de Dieu, demeure voilée, en ce jour même où l'Ange la salue pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes.

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 11 Avril 2017

De Dom Guéranger

 

"On ne doit pas s’étonner qu’un temps aussi sacré que l’est celui du Carême soit un temps rempli de mystères. L’Église , qui en a fait la préparation à la plus sublime de ses fêtes , a voulu que cette période de recueillement et de pénitence fut marquée par les circonstances les plus propres à réveiller la foi des fidèles, et à soutenir leur constance dans l’œuvre de I’expiation annuelle.

Au Temps de la Septuagésime, nous avons rencontré le nombre septuagénaire qui nous rappelait les soixante-dix ans de la captivité à Babylone , après les— quels le peuple de Dieu, purifié de son idolâtrie, devait revoir Jérusalem , et y célébrer la Pâque. Maintenant c’est le nombre sévère de quarante que la sainte Église propose à notre attention religieuse, ce nombre qui, comme nous dit saint Jérôme, est toujours celui de la peine et de l’affliction. 

Rappelons-nous cette pluie de quarante jours et de quarante nuits , sortie des trésors de la colère de Dieu, au jour où il se repentit d’avoir créé l’homme, ‘et submergea la race humaine sous les flots , à l’exception d’une famille. Considérons le peuple hébreu errant pendant quarante années dans le désert, en punition de son ingratitude, avant d’avoir accès dans la terre promise ’. Écoutons le Seigneur qui ordonne à son prophète Ezéchiel de demeurer couché quarante jours sur son côté droit, pour figurer la durée d’un siège qui devait être suivi de la ruine de Jérusalem.

Deux hommes, dans l’Ancien Testament, ont la mission de figurer en leur personne les deux mani festations de Dieu : Moïse qui représente la Loi, et Élie en qui est symbolisée la Prophétie. L’un et l’autre approchent de Dieu; le premier sur le Sinaï ’, le second sur Horeb ; mais l’un et l’autre n’obtiennent accès auprès de la divinité, qu’après s’être purifiés par l’expiation dans un jeûne de quarante jours.

En nous reportant à ces grands faits , nous arrivons à comprendre pourquoi le Fils de Dieu incarné pour le salut des hommes, ayant résolu de soumettre sa chair divine aux rigueurs du jeûne, dut choisir le nombre de quarante jours pour cet acte solennel. L’institution du Carême nous apparaît alors dans toute sa majestueuse sévérité , et comme un moyen efficace d’apaiser la colère de Dieu et de purifier nos âmes. Élevons donc nos pensées au—dessus de l’étroit horizon qui nous entoure; voyons tout l’ensemble des passions chrétiennes, dans ces jours où nous sommes, offrant au Seigneur irrité, ce vaste 'quadragénaire' de l’expiation, et espérons que , comme au temps de Jonas, il daignera faire miséricorde à son peuple."

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 9 Avril 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,36-75.27,1-60.

En ce temps-là, Jésus vint avec ses disciples dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples : "Asseyez-vous ici, pendant que j'irai là pour prier."
Ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à éprouver de la tristesse et de l'angoisse.
Alors il leur dit : " Mon âme est triste jusqu'à la mort ; restez ici et veillez avec moi. "
Et s'étant un peu avancé, il tomba sur sa face, priant et disant : " Mon Père, s'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi ! Cependant non pas comme je veux, mais comme vous voulez ! "
Et il vient vers les disciples et il les trouve endormis ; et il dit à Pierre : " Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. "
Il s'en alla une seconde fois et pria ainsi : " Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite ! "
Etant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis.
Il les laissa et, s'en allant de nouveau, il pria pour la troisième fois, redisant la même parole.
Alors il vient vers les disciples et leur dit : " Désormais dormez et reposez-vous ; voici que l'heure est proche où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. "
Comme il parlait encore, voilà que Judas, l'un des Douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
Celui qui le trahissait leur avait donné un signe : " Celui à qui je donnerai un baiser, c'est lui : arrêtez-le. "
Et aussitôt, s'avançant vers Jésus, il dit : " Salut, Rabbi ! ", et il lui donna un baiser.
Jésus lui dit : " Ami, tu es là pour cela ! " Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et le saisirent.
Et voilà qu'un de ceux qui étaient avec Jésus, mettant la main à son glaive, le tira et, frappant le serviteur du grand prêtre, lui emporta l'oreille.
Alors Jésus lui dit : " Remets ton glaive à sa place ; car toux ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
Ou penses-tu que je ne puisse pas recourir à mon Père, qui me fournirait sur l'heure plus de douze légions d'anges ?
Comment donc s'accompliraient les Ecritures, d'après lesquelles il doit en être ainsi ? "
En ce même moment Jésus dit aux foules : " Comme contre un brigand, vous êtes sortis avec des glaives et des bâtons pour me prendre ! Chaque jour j'étais assis dans le temple, où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté.
Mais tout cela est arrivé afin que fussent accomplies les Ecritures prophétiques. " Alors tous les disciples l'abandonnèrent et prirent la fuite.
Ceux qui avaient arrêté Jésus l'emmenèrent chez Caïphe, le grand prêtre, où se réunirent les scribes et les anciens.
Or Pierre le suivait de loin jusqu'au palais du grand prêtre ; y étant entré, il était assis avec les satellites pour voir la fin.
Les grands prêtres et tout le Sanhédrin cherchaient un faux témoignage contre Jésus afin de le faire mourir ;
et ils n'en trouvèrent point, quoique beaucoup de faux témoins se fussent présentés. Finalement il s'en présenta deux qui
dirent : " Cet homme a dit : Je puis détruire le sanctuaire de Dieu et le rebâtir en trois jours. "
Le grand prêtre se leva et dit à Jésus : " Tu ne réponds rien ! Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? "
Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : " Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire, si tu es le Christ, le Fils de Dieu ? "
Jésus lui dit : " Tu l'as dit. Du reste, je vous le dis, à partir de maintenant vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. "
Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : " Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici que vous venez d'entendre son blasphème :
que vous en semble ? " Ils répondirent : " Il mérite la mort. "
Alors ils lui crachèrent au visage et le frappèrent avec le poing ; d'autres le souffletèrent, en disant :
" Prophétise-nous, Christ ! Quel est celui qui t'a frappé ? "
Or Pierre était assis, dehors, dans la cour. Une servante s'approcha de lui et dit : " Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen ! "
Mais il nia devant tous en disant : " Je ne sais ce que tu veux dire. "
Comme il se dirigeait vers la porte, une autre le vit et dit à ceux qui se trouvaient là : " Celui-là était avec Jésus de Nazareth ! "
Et de nouveau il nia avec serment : " Je ne connais pas cet homme. "
Un peu après, ceux qui étaient présents s'approchèrent et dirent à Pierre : " Pour sûr, toi aussi tu en es ; aussi bien, ton langage te fait reconnaître. "
Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : " Je ne connais pas cet homme ! " Et aussitôt un coq chanta.
Et Pierre se souvint de la parole de Jésus, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois. " Et étant sorti, il pleura amèrement.
Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple prirent une délibération contre Jésus pour le faire mourir.
Et, après l'avoir lié, ils l'emmenèrent et le remirent à Ponce Pilate, le gouverneur.
Alors Judas, qui l'avait trahi, voyant qu'il était condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens,
disant : " J'ai péché en livrant un sang innocent. " Ils dirent : " Qu'est-ce que cela nous fait ? A toi de voir ! "
Alors, ayant jeté les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre.
Mais les grands prêtres prirent les pièces d'argent et dirent : " Il n'est pas permis de les mettre dans le trésor, puisque c'est le prix du sang. "
Et, après avoir pris une délibération, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier pour la sépulture des étrangers.
C'est pourquoi ce champ fut appelé Champ du sang, et l'est encore aujourd'hui.
Alors fut accomplie la parole du prophète Jérémie : Ils ont pris les trente pièces d'argent, prix de celui qui a été mis à prix, qu'ont mis à prix des enfants d'Israël,
et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'a ordonné.
Jésus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea, en disant : " Es-tu le roi des Juifs ? " Jésus dit : " Tu le dis. "
Mais il ne répondait rien aux accusations des grands prêtres et des anciens.
Alors Pilate lui dit : " N'entends-tu pas combien de témoignages ils portent contre toi ? "
Mais il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était dans un grand étonnement.
Or, à chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu'ils voulaient.
Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.
Donc, quand ils furent rassemblés, Pilate leur dit : " Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus dit Christ ?
Il savait, en effet, que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré.
Pendant qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui envoya dire : " N'aie point affaire avec ce juste ; car j'ai été aujourd'hui fort tourmentée en songe à cause de lui."
Mais les grands prêtres et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas, et de réclamer la mort de Jésus.
Le gouverneur, prenant la parole, leur dit : " Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? " Ils dirent : " Barabbas. "
Pilate leur dit : " Que ferai-je donc de Jésus dit Christ ? " Tous dirent : " Qu'il soit crucifié ! "
Il dit " Qu'a-t-il donc fait de mal ? " Et ils crièrent encore plus fort : " Qu'il soit crucifié ! "
Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : " Je suis innocent du sang de ce juste ; à vous de voir ! "
Et tout le peuple répondit : " Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! "
Alors il leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait flageller Jésus, il le remit aux soldats pour être crucifié.
Alors les soldats du gouverneur prirent Jésus avec eux dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.
L'ayant dévêtu, ils jetèrent sur lui un manteau écarlate.
Ils tressèrent une couronne avec des épines, qu'ils posèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite ; et, fléchissant le genou devant lui, ils lui disaient par dérision : " Salut, roi des Juifs ! "
Ils lui crachaient aussi dessus et, prenant le roseau, ils en frappaient sa tête.
Après s'être moqués de lui, ils lui retirèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
En sortant, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu'ils réquisitionnèrent pour porter sa croix.
Puis, étant arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu du Crâne,
ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais, l'ayant goûté, il ne voulut pas boire.
Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en les tirant au sort.
Et, s'étant assis, ils le gardaient.
Au-dessus de sa tête ils mirent un écriteau indiquant la cause de sa condamnation : " Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. "
Alors on crucifia avec lui deux brigands, l'un à droite et l'autre à gauche.
Et les passants l'injuriaient en hochant la tête
et disant : " Toi, qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu et descends de la croix ! "
De même, les grands prêtres aussi se moquaient de lui, avec les scribes et les anciens, disant :
" Il en a sauvé d'autres, il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui !
Il a mis sa confiance en Dieu ; s'il l'aime, qu'il le délivre maintenant, car il a dit : Je suis Fils de Dieu ! "
Les brigands aussi, crucifiés avec lui, l'insultaient de la même manière.
Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il se fit des ténèbres sur toute la terre.
Vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte : Eli, Eli, lema sabachtani ? " c'est-à-dire " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? "
Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, disaient : " Il appelle Elie. "
Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre, et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui présenta à boire.
Mais les autres disaient : " Laisse ! que nous voyions si Elie va venir le sauver. "
Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l'esprit.
Et voilà que le voile du sanctuaire se fendit en deux, du haut en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,
les sépulcres s'ouvrirent et les corps de beaucoup de saints défunts ressuscitèrent.
Et, sortis des sépulcres, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup.
Le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, voyant le tremblement de terre et ce qui se passait, furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment, c'était le Fils de Dieu. "
Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance ; elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour le servir ;
parmi elles étaient Marie la Magdaléenne, Marie mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Le soir venu, vint un homme riche d'Arimathie, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.
Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus ; Pilate alors ordonna qu'on le lui remit.
Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc,
et le déposa dans son sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc ; puis, ayant roulé une grosse pierre à l'entrée du sépulcre, il s'en alla.

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 5 Avril 2017

Quand l'ordre du temple so...laire organise le suicide de la France !

Lire et écouter les soit disant élites qui prétendent nous gouverner plonge plus d'un français ( j'entends ceux qui sont attachés au passé de la France, ses traditions millénaires... son sol, sa terre y puisant pour le futur, comme un arbre par ses racines puise les bonnes ressources et prend le soleil pour grandir ) dans une perplexité voire une colère croissante !

Ces gens là qui se servent depuis au bas mot plus de 200 ans, et ne vivent que pour leurs petits ego peuvent ils encore changer ?

Non, car ils préféreront se suicider et détruire le pays complètement ( c'est déjà presque achevé) : Il me semble inutile de perdre notre temps avec eux en essayant de les raisonner car ils sont comme des aveugles à qui on propose de retrouver la vue et qui ayant été dans l'obscurité préfèrent y rester dans un réflexe sécuritaire.... ils préféreront se suicider par peur ... que de retrouver la vue.... sans parler de l'orgueil... avouer qu'ils ont eu tort ? Plutôt mourir... et laissons les mourir ...

Le souci réside dans la possibilité que nous avons de garder par ci par là, quelques îlots de bon sens, quelques arpents de terre pour y planter nos chênes et reboiser après...

Personne à vue humaine ne rattrapera cette situation, le rouleau compresseur va trop vite ... seulement pouvons nous peut être le ralentir en espérant que le moteur s'étouffe, et que la bête n'atteigne pas nos arpents mais pour cela il faut ouvrir les yeux, les nôtres d'abord ...

Ne nous trompons pas, nous avons des aveugles jusque dans nos familles et nos amis ... parfois nous mêmes...

Il n'y a pas de petite compromission... A tout ceux là qui pensent que tout se vaut et que tout doit s'accommoder au courant négatif qui semble tout régir ( par lâcheté et habitude ou lassitude, fassilité...) ... A tout le moins dites aux moutons ...dites bien fort qu'il existe des cannes blanches ou que c'est la mort qui les attend sans qu'ils s'en rendent compte ! Ah brave petit mouton ( et ça rime avec ... ;) A bon entendeur...

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 2 Avril 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,46-59.

En ce temps-là, Jésus disait à la foule des Juifs : Qui de vous me convaincra de péché ? Si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ?
Celui qui est de Dieu entend la parole de Dieu ; c'est parce que vous n'êtes pas de Dieu que vous ne l'entendez pas."
Les Juifs lui répondirent : "N'avons-nous pas raison de dire que vous êtes un Samaritain et que vous êtes possédé du démon ?"
Jésus répondit : "Il n'y a point en moi de démon ; mais j'honore mon Père, et vous, vous m'outragez.
Pour moi, je n'ai point souci de ma gloire : il est quelqu'un qui en prend soin et qui fera justice.
En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort."
Les Juifs lui dirent : "Nous voyons maintenant qu'un démon est en vous. Abraham est mort, les prophètes aussi, et vous, vous dites : Si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.
Etes-vous plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? Les Prophètes aussi sont morts ; qui prétendez-vous être ?"
Jésus répondit : "Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites qu'il est votre Dieu ;
Et pourtant vous ne le connaissez pas ; mais moi, je le connais ; et si je disais que je ne le connais pas, je serais menteur comme vous. Mais je le connais et je garde sa parole.
Abraham votre père, a tressailli de joie de ce qu'il devait voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui."
Les Juifs lui dirent : "Vous n'avez pas encore cinquante ans, et vous avez vu Abraham ?"
Jésus leur répondit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fut, je suis."
Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter ; mais Jésus se cacha, et sortit du temple.

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 26 Mars 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean VI   versets 1 à 15: 
 

 

En ce temps-là, Jésus s'en alla de l'autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade. 
Et une foule nombreuse le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur ceux qui étaient malades. 
Jésus monta sur la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. 
Or la Pâque, la fête des Juifs était proche. 
Jésus donc ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, dit à Philippe : "Où achèterons-nous du pain pour que ces gens aient à manger ?" 
Il disait cela pour l'éprouver, car lui, il savait ce qu'il devait faire. 
Philippe lui répondit : "Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un morceau." 
Un de ses disciples, André, frère de Simon-Pierre, lui dit : 
"Il y a ici un jeune homme qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ?" 
Jésus dit : "Faites les asseoir." Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille. 
Jésus prit les pains, et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis ; il leur donna de même des deux poissons, autant qu'ils en voulurent. 
Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples : "Recueillez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde." 
Ils les recueillirent, et remplirent douze corbeilles des morceaux qui étaient restés des cinq pains d'orge, après qu'ils eurent mangé. 
Ces hommes ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : "Celui-ci est vraiment le Prophète qui doit venir dans le monde." 
Sachant donc qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, Jésus se retira de nouveau, seul, sur la montagne. 

 

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 25 Mars 2017

rapportée par le frère Maximilien-Marie du Sacré Coeur :

"A Rome, un vieux religieux, professeur d'Ecriture Sainte, qui était "de la vieille école" et dont j'admirais l'esprit pétillant, pour se moquer de l'exégèse néo-protestante qui s'est installée dans l'Eglise depuis le milieu du XXe siècle, nous fit un jour ainsi le récit de l'Annonciation :
« L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, à une vierge accordée en mariage à un homme de la maison de David appelé Joseph, et le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle et lui dit : "Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes !" 
A ces mots elle fut bouleversée et se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l'ange lui dit : "Soyez sans crainte, Marie, tout ceci n'est qu'un genre littéraire !" "

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 25 Mars 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc I  versets 26 à 38: 


En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. 
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. 
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. 
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus."
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; 
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. " 
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? " 
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. 
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile, 
car rien ne sera impossible pour Dieu. " 
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta. 


 

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 20 Mars 2017

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu i   Versets 18 à 21: 

Marie, mère de Jésus, ayant épousé Joseph, il se trouva, avant qu'ils eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par l'opération du Saint-Esprit.
Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. 
Comme il était dans cette pensée, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : " Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. 
Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. " 
 

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Rédigé par Cdl Balthasar

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Publié le 19 Mars 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc XI.   Versets 14à 28.
En ce temps-là, Jésus chassait un démon, et ce démon était muet. Et lorsqu'il eut chassé le démon, le muet parla, et la foule fut dans l'admiration.
Mais quelques-uns d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il chasse les démons. "
D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe venant du ciel.
Connaissant leurs réflexions, il leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même va à la ruine et les maisons tombent l'une sur l'autre.
Et si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment son royaume pourra-t-il subsister ? Puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que je chasse les démons.
Mais si, moi, je chasse les démons par Béelzéboul, par qui vos fils les chassent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc arrivé à vous.
Lorsque l'homme fort et bien armé garde son palais, ce qu'il possède est en sûreté.
Mais qu'il en survienne un plus fort qui le vainque, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il mettait sa confiance, et il distribue ses dépouilles.
Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi disperse.
Lorsque l'esprit impur est sorti d'un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos. N'en trouvant point, il dit : " Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti. "
et revenu, il la trouve nettoyée et ornée.
Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui et, étant entrés, ils y fixent leur demeure, et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. "
Or, comme il parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "
 

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Rédigé par Cdl Balthasar

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