Publié le 31 Mai 2011

 

Je prèfère ne pas lui donner 10€ et que ce farceur continue à nous faire rire !

Lire la suite

Rédigé par S.E Balthasar

Publié dans #Humour

Repost 0

Publié le 27 Mai 2011

"L’horloge au-dessus de la petite église se mit à sonner des heures et puis des heures encore à n’en plus finir. Nous venions d’arriver au bout du monde, c’était de plus en plus net. On ne pouvait aller plus loin, parce qu’ après ça il n’y avait plus que les morts."

Louis Ferdinand Céline - Voyage au bout de la nuit

 

DSC00469.JPG

Eglise St pierre de Montmartre Paris, dont il est question dans l'extrait 

Céline est mort il y a 50 ans cette année ! Il aurait eu 117 ans aujourd'hui ! On peut dire beaucoup de choses positives ou non sur Louis Ferdinand. Je ne suis pas d'accord avec toutes ses prises de position ou ses écrits, loin de là, mais je reconnais du génie à cet écrivain !

http://img.over-blog.com/469x466/0/22/41/12/louis-ferdinand-celine-a-meudon.jpg

Lire la suite

Rédigé par Z comme Zosime

Publié dans #Le billet de Zosime

Repost 0

Publié le 25 Mai 2011

 

 

Ah, mes bons amis, me voilà donc de retour sur ce blog ! Je vous parle d'aventures merveilleuses vécues ces derniers temps qui m'ont fait prendre quelques distances avec ces pages !

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la bonne nouvelle, un petit bébé est arrivé chez mes amis Adso et Tite Rose ! C'est un garçon, le tout premier né de ce jeune foyer !

"Adsolino" sera baptisé en la St Bède !

Quel tourbillon cela a été, que son arrivée ! La nonciature résonne de ses pleurs (assez peu !) et je ne dors pas beaucoup la nuit !

Bien sur, moi petite boule de poil, je le câline, et il me regarde avec ses grands yeux ! Il découvre la vie ! Quoi de mieux que d'être veillé par un pingouin cardinal !

Que vais je lui en laisser voir, de cette vie ?

 

Déjà, moi, Je ne vois plus la vie de la même manière ! Ce petit être a bouleversé définitivement et positivement  ma route!

Le premier cri qu'il a poussé en venant au monde m'a tellement remué (Oui, j'étais là !) que je prends la vie comme elle vient, me contentant de dire à Dieu, quelles que soient les choses qu'Il me donne: MERCI !

Le plus important pour ses parents est de transmettre ce qu'ils ont reçu du Christ !

 

Au delà, accompagner ce petit bout d'homme, en tant que Chrétien, oblige à s'examiner chaque minute de leurs pauvre vie ! Leurs âmes, miroir du Soleil de Dieu est elle propre à réfléchir LA lumière du Christ !

Et moi aussi je m'interroge !

La lampe que Notre Seigneur allume en nous à notre baptême, suis je à même de la porter haut et loin !

Il nous  faut être comme la statue de la liberté, et porter bien haut le flambeau du Christ pour que nos suivants dans la foi, se trouvent conforté et encouragés !

 

N'oublions jamais, en nous levant le matin que nous sommes effectivement le sel de la terre ! Qui y songe, et qui peut se dire en se couchant le soir, que l'on a gagné une âme, qu'en montrant l'exemple, votre prochain vous a dit, de par votre comportement "Passe moi le Sel !"

 

  

  

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu V 13 à 19. 

 
En  ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendera t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommet d'une montagne, ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera pas, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements, et appris aux hommes à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés, sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Lire la suite

Rédigé par S.E Balthasar

Publié dans #Divers

Repost 0

Publié le 9 Mai 2011

me conduisent à ralentir le rythme, mais je ne vous oublie pas !

Lire la suite

Rédigé par S.E Balthasar

Publié dans #Avis et mises à jour

Repost 0

Publié le 25 Avril 2011

http://catholic-resources.org/Dore/Luke24b.jpg


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc XXIV 13 à 35 
"En ce temps-là, ce même jour (de la résurrection) deux disciples de Jésus se rendaient à une bourgade nommé Emmaüs, distante de Jérusalem de soixante stades ; 
et ils causaient entre eux de tous ces événements. 
Tandis qu'ils causaient et discutaient, Jésus lui-même, s'étant approché, se mit à faire route avec eux ; 
mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 
Il leur dit : " De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant ? " Et ils s'arrêtèrent tout tristes. 
L'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul qui, de passage à Jérusalem, ne sache pas ce qui s'y est passé ces jours-ci ! " 
Il leur dit : " Quoi ? " Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en œuvres et en parole devant Dieu et tout le peuple ; 
et comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié. 
Quant à nous, nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël ; mais, en plus de tout cela, on est au troisième jour depuis que cela s'est passé. 
Aussi bien, quelques femmes, des nôtres, nous ont jetés dans la stupeur : étant allées de grand matin au sépulcre, 
et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire même qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disaient qu'il est vivant. 
Quelques-uns de nos compagnons s'en sont allés au sépulcre et ont bien trouvé (toutes choses) comme les femmes avaient dit : mais lui, ils ne l'ont point vu. " 
Et lui leur dit : " O (hommes) sans intelligence et lents de cœur pour croire à tout ce qu'ont dit les prophètes ! 
Ne faillait-il pas que le Christ souffrit cela pour entrer dans sa gloire ? " 
Et commençant par Moïse et (continuant) par tous les prophètes, il leur expliqua, dans toutes les Ecritures, ce qui le concernait. 
Ils approchèrent du bourg où ils se rendaient, et lui feignit de se rendre plus loin. 
Mais ils le contraignirent, disant : " Reste avec nous, car on est au soir et déjà le jour est sur son déclin. " Et il entra pour rester avec eux.
Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. 
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent ; et il disparut de leur vue. 
Et ils se dirent l'un à l'autre : " Est-ce que notre cœur n'était pas brûlant en nous, lorsqu'il nous parlait sur le chemin, tandis qu'il nous dévoilait les Ecritures ? " 
Sur l'heure même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem ; et ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, 
qui disaient : " Réellement le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon. " 
Et eux de raconter ce qui (s'était passé) sur le chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain. "

Bible Crampon

 


 

Lire la suite

Rédigé par Balthasar, on the road again...again !

Publié dans #Ecclésial

Repost 0

Publié le 25 Avril 2011

C'était jusqu'à hier, le carême ! Maintenant on peut faire bonne chair ! Comme c'est la saison des oeufs, profitons de la bonne tradition du bon roué Henry !

http://madame.lefigaro.fr/sites/default/files/imagecache/photo_carre/2011/04/7-la-poule-au-pot-meurice.jpg

29 €
Poule au pot, entre 15 et 20 cm, au restaurant Le Dalí, du 18 au 25 avril. Le Meurice, 228, rue de Rivoli, 75001 Paris. Tél. : 01 44 58 10 10.

Lire la suite

Rédigé par Chocolat !

Publié dans #Humour

Repost 0

Publié le 23 Avril 2011

Rédigé par Balthasar

Publié dans #Ecclésial

Repost 0

Publié le 23 Avril 2011

Exsúltet iam angélica turba cælórum:
exsúltent divína mystéria:
et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris.


Gáudeat et tellus, tantis irradiáta fulgóribus:
et ætérni Regis splendóre illustráta,
tótius orbis se séntiat amisísse calíginem.


Lætétur et mater Ecclésia,
tanti lúminis adornáta fulgóribus:
et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.


[Quaprópter astántes vos, fratres caríssimi,
ad tam miram huius sancti lúminis claritátem,
una mecum, quæso,
Dei omnipoténtis misericórdiam invocáte.
Ut, qui me non meis méritis
intra Levitárum númerum dignátus est aggregáre,
lúminis sui claritátem infúndens,
cérei huius laudem implére perfíciat.]

[V/ Dóminus vobíscum.
R/ Et cum spíritu tuo.]
V/ Sursum corda.
R/ Habémus ad Dóminum.
V/ Grátias agámus Dómino Deo nostro.
R/ Dignum et iustum est.

Vere dignum et iustum est,
invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem
Filiúmque eius unigénitum,
Dóminum nostrum Iesum Christum,
toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre.

Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit,
et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.

Hæc sunt enim festa paschália,
in quibus verus ille Agnus occíditur,
cuius sánguine postes fidélium consecrántur.

Hæc nox est,
in qua primum patres nostros, fílios Israel
edúctos de Ægypto,
Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti.

Hæc ígitur nox est,
quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit.

Hæc nox est,
quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes,
a vítiis sæculi et calígine peccatórum segregátos,
reddit grátiæ, sóciat sanctitáti.

Hæc nox est,
in qua, destrúctis vínculis mortis,
Christus ab ínferis victor ascéndit.

Nihil enim nobis nasci prófuit,
nisi rédimi profuísset.
O mira circa nos tuæ pietátis dignátio!
O inæstimábilis diléctio caritátis:
ut servum redímeres, Fílium tradidísti!

O certe necessárium Adæ peccátum,
quod Christi morte delétum est!
O felix culpa,
quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem!

O vere beáta nox,
quæ sola méruit scire tempus et horam,
in qua Christus ab ínferis resurréxit!

Hæc nox est, de qua scriptum est:
Et nox sicut dies illuminábitur:
et nox illuminátio mea in delíciis meis.

Huius ígitur sanctificátio noctis fugat scélera, culpas lavat:
et reddit innocéntiam lapsis
et mæstis lætítiam.
Fugat ódia, concórdiam parat
et curvat impéria.

O vere beáta nox,
in qua terrénis cæléstia, humánis divína iungúntur!¹

In huius ígitur noctis grátia, súscipe, sancte Pater,
laudis huius sacrifícium vespertínum,
quod tibi in hac cérei oblatióne solémni,
per ministrórum manus
de opéribus apum, sacrosáncta reddit Ecclésia.

Sed iam colúmnæ huius præcónia nóvimus,
quam in honórem Dei rútilans ignis accéndit.
Qui, lícet sit divísus in partes,
mutuáti tamen lúminis detrimenta non novit.

Alitur enim liquántibus ceris,
quas in substántiam pretiósæ huius lámpadis
apis mater edúxit.²

Orámus ergo te, Dómine,
ut céreus iste in honórem tui nóminis consecrátus,
ad noctis huius calíginem destruéndam,
indefíciens persevéret.
Et in odórem suavitátis accéptus,
supérnis lumináribus misceátur.

Flammas eius lúcifer matutínus invéniat:
ille, inquam, Lúcifer, qui nescit occásum.
Christus Fílius tuus,
qui, regréssus ab ínferis, humáno géneri serénus illúxit,
et vivit et regnat in sæcula sæculórum.

R/ Amen.

 
 

Lire la suite

Rédigé par Balthasar

Publié dans #Ecclésial

Repost 0

Publié le 22 Avril 2011

Oeuvres de M. François de Salignac de La Mothe Fénélon

 

 

 

Le mystere de la passion de Jésus-Christ est incompréhensible aux hommes. Il a paru 

un scandale aux Juifs et une folie aux gentils. Les Juifs étoient zélés pour la gloire de leur religion;

 

ils ne pouvoient souffrir l'opprobre de Jésus-Christ.Les gentils, pleins de leur philosophie, étoient sages,

 

et leur sagesse se révoltoit à la vue d'un Dieu crucifié :

 

c'étoit renverser la raison humaine que de prêcher ce Dieu sur là croix. Cependant cette croix prêchée dans tout l'univers surmonte le zele superbe des Juifs et la sagesse hautaine des gentils. Voilà donc à quoi aboutit le mystere de la passion de Jésus-Christ, à confondre non seulementla sagesse profane des gens du monde, qui, comme les gentils, regardent la piété comme une folie, et qui ne connoissent de vertu que celle qui est revêtue d'un certain éclat, mais encore le zele superbe de certaines personnes pieuses qui ne veulent rien voir dans la religion qui ne soit conforme à leurs fausses idées.

 

O mon Dieu, je suis du nombre de ces Juifs scandalisés. Il est vrai, ô Jésus, que je vous adore sur la croix; mais cette adoration n'est qu'en cérémonie, elle n'est point en vérité.

 

La véritable adoration de Jésus-Christ crucifié consiste à se sacrifier avec lui, à perdre sa raison dans la folie de la croix, à en avaler tout l'opprobre, à vouloir être, si Dieu le veut, un spectacle de dérision à tous les sages de la terre, à consentir de passer pour insensé comme Jésus-Christ.

 

Voilà ce qu'on dit volontiers de bouche, mais voilà ce que le cœur ne dit point. On s'excuse par de vains prétextes, on frémit, on recule lâchement dès qu'il faut paroître nud et rassasié d'opprobres avec l'homme de douleurs. O mon Dieu, mon amour, on vous aime pour se consoler; mais on ne vous aime point pour vous suivre jusqu'à la mort de la croix. Tous vous fuient, tous vous abandonnent, tous vous méconnoissent, tous vous renient. Tant que la raison trouve son compte et son bonheur à vous suivre, on court avec empressement et l'on se vante comme Saint Pierre; mais il ne faut qu'une question d'une servante pour tout renverser. On veut borner la religion à la courte mesure de son esprit; dès qu'elle surpasse notre foible raison, elle se tourne en scandale.

 

Cependant la religion doit être dans la pratique ce qu'elle est dans la spéculation, c'est-à-dire qu'il faut qu'elle aille réellement jusqu'à faire perdre pied à notre raison et à nous livrer à la folie du Sauveur crucifié. O qu'il est aisé d'être chrétien à condition d'être sage, maître de soi, courageux, grand, régulier et merveilleux en tout! Mais être chrétien pour être petit, foible, méprisable et insensé aux yeux des hommes, c'est ce qu'on ne peut entendre sans en avoir horreur. Aussi l'on n'est chrétien qu'à demi. Non seulement on s'abandonne à son vain raisonnement comme les gentils, mais encore on se fait un honneur de suivre son zele comme les Juifs. C'est avilir la religion, dit-on, c'est la tourner en petitesse d'esprit : il faut montrer combien elle est grande. Hélas! elle ne le sera en nous qu'autant qu'elle nous rendra humbles, dociles, petits et détachés de nous-mêmes.

 

On voudroit un Sauveur qui vînt pour nous rendre parfaits, pour nous remplir de notre propre excellence et pour remplir toutes les vues les plus flatteuses de notre sagesse : au contraire Dieu nous a donné un Sauveur qui renverse notre sagesse, qui nous met avec lui nuds sur une infame croix. O Jésus, c'est là que tout le monde vous abandonne. Il ne faut pas, dit-on, pousser les choses si loin; c'est outrer les vérités chrétiennes et les rendre,odieuses aux yeux du monde. Hé quoi! ne savons-nous pas que les profanes seront scandalisés puisque quelques gens de bien même le sont?

 

Comment le mystere de la croix ne paroîtroit-il pas excessif à ces sages gentils, puisqu'il scandalise les Juifs pieux et zélés? O Sauveur, boive qui voudra votre calice d'amertume; pour moi je le veux boire jusqu'à la lie la plus amere. Je suis prêt à souffrir la douleur, l'ignominie, la dérision, l'insulte des hommes au dehors, et au dedans la tentation et le délaissement du Pere céleste : je dirai comme vous l'avez dit pour mon instruction : Que ce calice passe et s'éloigne de moi; mais, malgré l'horreur de la nature, que votre volonté se fasse et non la mienne. Ces vérités sont trop fortes pour ceux qui ne vous connoissent qu'à demi, et qui ne peuvent vous suivre que dans les consolations du Thabor. Pour moi je jnanquerois à l'attrait de votre amour si je reculois. Allons à Jésus; allons au calvaire : mon ame est triste jusqu'à la mort; mais qu'importe, pourvu que je meure percé des mêmes clous et sur la même croix que vous, Ô mon Sauveur !

Lire la suite

Rédigé par S.E Balthasar

Publié dans #Ecclésial

Repost 0

Publié le 22 Avril 2011

 

                                 Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 
En ce temps-là, Jésus alla avec ses disciples au delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. 
Judas, qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était souvent allé avec ses disciples. 
Ayant donc pris la cohorte et des satellites fournis par les Pontifes et les Pharisiens, Judas y vint avec des lanternes, des torches et des armes. 
Alors Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança et leur dit : "Qui cherchez-vous ?" 
Ils lui répondirent : "Jésus de Nazareth." Il leur dit : "Jésus de Nazareth, c'est moi." Or, Judas, qui le trahissait, était là avec eux. 
Lors donc que Jésus leur eut dit : "C'est moi," ils reculèrent et tombèrent par terre. 
Il leur demanda encore une fois : "Qui cherchez-vous ?" Et ils dirent : "Jésus de Nazareth." 
Jésus répondit : "Je vous l'ai dit, c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci." 
Il dit cela afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite : "Je n'ai perdu aucun de ceux que vous m'avez donnés." 
Alors, Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, et, frappant le serviteur du grand prêtre, il lui coupa l'oreille droite : ce serviteur s'appelait Malchus. 
Mais Jésus dit à Pierre : "Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je donc pas le calice que mon Père m'a donné ?" 
Alors la cohorte, le tribun et les satellites des Juifs se saisirent de Jésus et le lièrent. 
Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne parce qu'il était beau-père de Caïphe, lequel était grand-prêtre cette année-là. 
Or, Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : "Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple." 
Cependant Simon-Pierre suivait Jésus avec un autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre, 
Mais Pierre était resté près de la porte, en dehors. L'autre disciple, qui était connu du grand-prêtre sortit donc, parla à la portière, et fit entrer Pierre. 
Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre : "N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme ?" Il dit : "Je n'en suis point." 
Les serviteurs et les satellites étaient rangés autour d'un brasier, parce qu'il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait aussi avec eux, et se chauffait. 
Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 
Jésus lui répondit : "J'ai parlé ouvertement au monde ; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret. 
Pourquoi m'interroges-tu ? Demande à ceux qui m'ont entendu, ce que je leur ai dit ; eux ils savent ce que j'ai enseigné." 
A ces mots, un des satellites qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : "Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre ?" 
Jésus lui répondit : "Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?" 
Anne avait envoyé Jésus lié à Caïphe, le grand-prêtre. 
Or, Simon-Pierre était là, se chauffant. Ils lui dirent : "N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ?" 
Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, lui dit : "Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?" 
Pierre nia de nouveau et aussitôt le coq chanta. 
Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c'était le matin. Mais ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, pour ne pas se souiller et afin de pouvoir manger la Pâque. 
Pilate sortit donc vers eux, et dit : "Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?" 
Ils lui répondirent : "Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré." 
Pilate leur dit : "Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi." Les Juifs lui répondirent : "Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort." : 
Afin que s'accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu'il avait indiqué de quelle mort il devait mourir. 
Pilate donc, étant rentré dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : "Es-tu le roi des Juifs ?" 
Jésus répondit : "Dis-tu cela de toi-même, ou d'autres te l'ont-ils dit de moi ?" 
Pilate répondit : "Est-ce que je suis Juif ? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu fait ?" 
Jésus répondit : "Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas." 
Pilate lui dit : "Tu es donc roi ?" Jésus répondit : "Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix." 
Pilate lui dit : "Qu'est-ce que la vérité ?" Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : 
"Pour moi, je ne trouve aucun crime en lui. Mais c'est la coutume qu'à la fête de Pâque je vous délivre quelqu'un. Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs ?" 
Alors tous crièrent de nouveau : "Non, pas lui, mais Barabbas." Or, Barabbas était un brigand. 
Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller. 
Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre ; 
Puis s'approchant de lui, ils disaient : "Salut, roi des Juifs !" et ils le souffletaient. 
Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs : "Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime." 
Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate, et Pilate leur dit : "Voici l'homme." 
Lorsque les Princes des prêtres et les satellites le virent, ils s'écrièrent : "Crucifie-le, crucifie-le !" Pilate leur dit : "Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; car pour moi, je ne trouve aucun crime en lui." 
Les Juifs lui répondirent : "Nous avons une loi, et d'après notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu" 
Ayant entendu ces paroles, Pilate fut encore plus effrayé. 
Et rentrant dans le prétoire, il dit à Jésus : "D'où es-tu ?" Mais Jésus ne lui fit aucune réponse. 
Pilate lui dit : "C'est à moi que tu ne parles pas ? Ignores-tu que j'ai le pouvoir de te délivrer et le pouvoir de te crucifier ?" 
Jésus répondit : "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait pas été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché." 
Dès ce moment, Pilate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient, disant : "Si tu le délivres, tu n'es point ami de César ; quiconque se fait roi, se déclare contre César." 
Pilate, ayant entendu ces paroles, fit conduire Jésus dehors, et il s'assit sur son tribunal, au lieu appelé Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha. 
C'était la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : "Voici votre roi." 
Mais ils se mirent à crier : "Qu'il meure ! Qu'il meure ! Crucifie-le." Pilate leur dit : "Crucifierai-je votre roi ?" les Princes des prêtres répondirent : "Nous n'avons de roi que César." 
Alors il le leur livra pour être crucifié. 
Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha ; 
C'est là qu'ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. 
Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la croix ; Elle portait ces mots : "Jésus de Nazareth, le roi des Juifs." 
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville, et l'inscription était en hébreu, en grec et en latin. 
Or les princes des prêtres des Juifs dirent à Pilate : "Ne mets pas : Le roi des Juifs, mais que lui-même a dit : Je suis le roi des Juifs." 
Pilate répondit : "Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit." 
Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une pour chacun d'eux. Ils prirent aussi sa tunique : c'était une tunique sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. 
Ils se dirent donc entre eux : "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera." ; afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture : "Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort." C'est ce que firent les soldats. 
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine. 
Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voilà votre fils." 
Ensuite il dit au disciple : "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 
Après cela, Jésus sachant que tout était maintenant consommé, afin que l'Écriture s'accomplît, dit : "J'ai soif." 
Il y avait là un vase plein de vinaigre ; les soldats en remplirent une éponge, et l'ayant fixée au bout d'une tige d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. 
Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : "Tout est consommé", et baissant la tête il rendit l'esprit. 
Or, comme c'était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car le jour de ce sabbat était très solennel, les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés et qu'on les détachât. 
Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. 
Mais quand ils vinrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes. 
Mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. 
Et celui qui l'a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. 
Car ces choses sont arrivées afin que l'Écriture fut accomplie : "Aucun de ses os ne sera rompu." 
Et il est encore écrit ailleurs : "Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé." 
Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus. 
Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres. 
Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs. 
Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n'avait encore été mis. 
C'est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu'ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche. 

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

 


 

Lire la suite

Rédigé par Balthasar

Publié dans #Ecclésial

Repost 0