Méditation de pèlerinage !

Publié le 24 Mai 2010

pélé

 

Deux thèmes sont confiés à Balthasar, cette année sur le pèlerinage de Chartres ! Voici le fruit de ses réflexions:

 

Le Baptême source de la lumière du Bon Dieu

 

 

 

Le baptême nous donne la Foi ! La Foi est cette vertu surnaturelle, que place Dieu dans notre âme, qui fait que nous croyons tout ce qu’Il a révélé et qu’il nous propose de croire par son Eglise.

Nous croyons en sa venue pour nous éclairer et nous sortir des ténèbres.

Par sa résurrection, il est aux yeux du monde le maitre de la vie et de toute chose donc de la lumière

Il le dit lui-même il est la lumière du monde. Relisons le prologue de l’évangile de St Jean :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu.  Toutes choses ont été faites par Lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui.

En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

 

Le baptême nous fait sortir des ténèbres dans lesquels la faute d’Adam a plongé tout homme ! Nous lavant du pêché, il place dans notre main un flambeau.

Cette lumière reçue, symbolisée par le cierge remis à notre parrain, notre garant, il nous faut la porter haut et fort !

 

Pourquoi, bien souvent notre vie est elle si difficile, et pourquoi, parfois, pleurons- nous, plongés dans les ténèbres ?

 

Tout est laid, noir, sans éclat, souvent par notre faute ! Nous méritons donc le juste châtiment ! Celui d’être privé de la lumière de notre Seigneur Jésus Christ !

 

Combien de fois prenons nous à témoin notre prochain du malheur qui nous tombe dessus, sans d’abord avoir pensé à ce que nous avons fait de La lumière du Christ !

Cette lumière nous guide ! La cachons-nous sous le boisseau ?

 

Le portons-nous avec confiance, ce flambeau, dans le vent que NSJC laisse souffler sur nous ! (Pour que, traversant les épreuves nous sortions justifiés !)

 

Nous craignons,  Seigneur, que la bourrasque vienne souffler la flamme que Vous nous donnez !

 

          Nous doutons ! Doutons de Vous Seigneur, des capacités que Vous nous donnez ici bas !

          Nous doutons de la possibilité de porter chaque jour plus haut Votre lumière !

 

 

Dans les ténèbres résonne une voix ! Il nous faut l’entendre …. Et la lumière jaillit dans les ténèbres, la divine clarté efface l’obscurité !

 

 

« Christe qui lux es & dies, Noctis ténebras détegis, Lucísque lumen créderis, Lumen beátum prædicans.  Christ lumière, & jour apparent, Toutes ténèbres découvrant,

Qui, splendeur de splendeur, est né, Prêchant la divine clarté, nous dit un très ancien hymne du Carême. »

 

Nous avons cette grâce, par le baptême car  «  à tous ceux qui L'ont reçu, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu; à ceux qui croient en Son nom, »

 

 

 

Oui, je suis la lumière du monde, nous dit Notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous invite à la porter, cette lumière !

 

Il ne s’agit cependant pas seulement d’être le relais du flambeau, comme pour les jeux olympiques ! Il nous faut devenir à notre tour lumière du Bon Dieu …

 

Je suis la lumière du Bon Dieu

 

Notre Saint père Benoit XVI, disait à Fatima nous ne jouissons pas d'une lumière propre. Nous recevons celle de Jésus, dont la présence en nous, renouvelle le mystère et le rappel du buisson ardent qui, jadis sur le Sinaï, a attiré Moïse et ne cesse de fasciner tous ceux qui se rendent compte qu'une lumière spéciale brûle en nous sans jamais se consumer...

 

 

Tout en étant une flamme, initiée par le Bon Dieu et qu’il nous faut entretenir, notre âme est un miroir !

La fonction de celui-ci est de refléter le soleil divin dans toute notre vie et aux yeux de ceux qui nous entourent !

 

Or, bien souvent nous crachons sur le miroir qu’est notre âme !

Cette âme, nous devrons la rendre !

Qu’en faisons-nous ? Travaillons-nous à la rendre aussi blanche qu’elle nous fut donnée ?

Prenons garde ainsi, de ne pas séparer le contenant du contenu ! Nos vies, nos actions corporelles doivent tendre à ce que toujours nos âmes renvoient la lumière du créateur ! Un miroir taché, voilé, ne reflète pas la lumière…

Comment pourrions-nous parvenir à ce que nos corps soient semblables à celui de N.S.J.C, si déjà, ici bas, nos âmes ne reflètent pas Sa lumière… ?

 

Et pourtant, force est de constater que nous n’en faisons rien, de cette lumière, car nous suivons notre volonté, nos routes confortables, loin des exigences de notre seigneur, pleines des délices du Monde qui, lui, n’aime pas notre seigneur !

 

Soyons à l’image des saints martyrs  dans le Circus Maximus, reflétons la lumière du Christ, faisons étinceler nos âmes au milieu des épreuves, sourions et chantons !

Ecoutons Saint Paul, nous dire que sans la charité nous ne sommes rien !

Cette charité qui agit comme autant de fagots secs pour revigorer le feu de notre âme !

Ainsi, le lion qui voudrait s’approprier notre part d’héritage du Christ et la déchirer de ses griffes mauvaises, nous le coucherons à nos pieds, doux comme un agneau !

« Que nos ennemis ne triomphent jamais de nous. Dieu d’Israël, délivrez-nous de toutes nos tribulations » (introït du  second Dimanche de Carême)

Ainsi, nous gagnerons, guidés par Notre Pasteur,  la montagne de Sion où Il brille comme un phare sur le port appelant à lui comme un nautonier, toutes les petites barques que nous sommes !

 

Rédigé par Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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