Comment ai je franchi la porte...

Publié le 1 Août 2009

Un liseur de ce blog demande comment je me suis retrouvé, un beau jour, chez les tradis, moi qui ne suis pas tombé dans la marmite étant petiot ! Tout cela lui parait tellement sévère, mystérieux, et lui fait peur !

D'abord, chaque parcours est différent, j'insiste sur ce plan !

Pour faire simple, bien que catholique, d'une famille catholique depuis plus de 10 siècles, j'ai été élevé par des parents victimes des retombées du concile et du relativisme galopant des années 70 !

J'ai fait ma première communion, et ce jour là, Jésus est entré dans mon cœur ! Faute de pratique religieuse, et face à la bêtise ambiante ou au relativisme des prêtres rencontrés, il s'est fait tout petit dans un coin de mon cœur pour se faire oublier (Car Notre Seigneur est ainsi, c'est Lui qui nous choisit, mais si on ne veut pas de lui, il se fait tout petit et discret, attendant son heure)
Un groupe d'aumônerie au collège (en  dehors du collège car j'étais dans le public) du style "Jésus revient" où le prêtre nous invitait au moment du Notre Père à recevoir un Pin's KT, le pain sans levain cuit au four et distribué par corbeilles dans la foule des fidèles...

Puis vient le scoutisme, où sous les conseils d'un cousin, je rejoints les scouts d'Europe, réputés dur et à droite, mais au final, juste catholique et proche des origines du scoutisme, sans dérive politique, ni militariste d'aucune sorte (Je peux témoigner du renvoi de scouts pour le port d'un simple béret de para ou des propos politiques)
J'ai rencontré un prêtre merveilleux, qui nous parlait de Saint maximilien Kolbe, le père Pierre Gaudray, et d'un chef de troupe merveilleux, Jacques Mougenot, qui a été un modèle.
J'ai eu aussi un aumonier de troupe, curé en poste, ordonné avant le concile ! Un breton extra, qui même si je l'ai perdu un peu de vue, reste dans mes prières !

Ajoutez par dessus cela le respect des livres liturgiques de Paul Vi, une tenue à la messe, le respect du prêtre...
En famille, si les parents ne sont pas très pratiquant, (En dehors des grandes fêtes) on a toujours veillé à la morale et aux valeurs du catholicisme.Mon père me racontait des histoires de la bible, mes grands parents aussi !
Mes parents ont toujours étés heurtés par les dérives progressistes de l'Eglise, par ce que ça ne correspond pas à l'éducation qu'ils ont eu. Ajoutez à cela un aumônier scout pour mon père qui militait pour le FLN pendant que mon grand père risquait de se faire tuer par ce même FLN en Algérie ...

En 1996, après une parenthèse Lycée (privé, mais avec une aumônerie ambiance pâquerette) je retrouve pendant mes études, les scouts d'Europe.
Le 2 novembre avec la route scoute d'Europe, à Vézelay, lors de la veillée d'adoration, le bon Dieu est rentré (ou a repris sa place...) tout d'un coup en mon cœur !

Dans ce cadre, ce n’était qu’une messe Paul VI, mais tellement digne ! Une dignité plus grande encore m’attendra, sans équivoque, dans la messe tridentine !
Me remettant à pratiquer, je me suis posé des questions, pourquoi la messe, que j’avais le dimanche était si éloignée de Dieu … J’ai emandé autour de moi, ai beaucoup lu... jusqu'au jour où, le dimanche des rameaux en 2001, le prêtre de ma petite ville a fait tomber les hosties du ciboire, les a ramassé, et remis dedans...

J'ai été très  blessé par cette attitude et par d'autres (refus de première communion pour un jeune handicapé moteur, et propos aux parents "De toutes façon, il ne peut pas comprendre, c'est un débile")


J'ai donc décidé de me rendre dans la ville d'à côté, où il y avait  "la messe ancienne" pour le dimanche de Pâques 2001 ! Je cherchais à être transporté vers Dieu, alors que le dimanche, habituellement, on ne cherchait qu'à m'infantiliser par des chants niais ! Dans tout ce bruit, je n'entendais plus le Bon Dieu, et pouvait il m'entendre ?
Je cherchais cette lumière qu'IL m'avait donnée à Vézelay, et que je ne trouvais nulle part...

Là bas, ce jour de Pâques, j'ai trouvé cette élévation du cœur, ce dialogue mystérieux et secret avec Jésus hostie dans la communion... J’ai revécu, en un instant, ma première communion, et Vézelay !


Quelques mois plus tard trouvant du travail sur Paris, je suis allé à Saint Nicolas.
Il n'existe pas de catholicisme dur, ou de traditionalisme dur... Le bon Dieu nous aime dans la vérité... qui est parfois dure à entendre !
A beaucoup, nos offices paraissent pesant, secrets, difficiles !
Il n'est besoin que d'aimer le seigneur, et de chercher à le côtoyer, à l'approcher au plus près. Pour cela il faut se laisser transporter sans se décourager par la beauté de la liturgie.
 (j'ai mis 3 mois (sans aide (avec aide, il faut 1 mois) pour bien comprendre la messe telle qu'elle se célèbre dans la forme dite extraordinaire (et c'est vrai qu'elle l'est !)) Dieu ne nous tient pas captif, et chacun doit trouver le chemin que notre père du ciel lui trace, il faut venir et voir, arrêter peut être, puis revenir, ou chercher ailleurs, c'est selon...
Il faut en parler, se faire violence pour franchir la porte (car parfois, le diable s'en mêle sachant que c'est bon pour nous !) vider son sac, aussi (les prêtres ne vous mangent pas, surtout le curé de Saint Nicolas ou l’abbé Schaeffer) et ouvrir son cœur tout grand pour que le bon Dieu puisse le remplir

Voilà cher frère dans le Christ, ce que je voulais vous dire, vous êtes libre !

PS: pour poser des questions, vous avez aussi le forum catholique, n'hésitez pas à contacter le ouaibemaestro !

Rédigé par Balthasar

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