Septuagésime

Publié le 24 Janvier 2016

~~Nous y voilà, nous allons entrer dans le cycle qui nous mènera à Pâques ! Remarquons, comme aujourd'hui, la parabole des ouvriers de la dernière heure, a à voir avec la miséricorde ! En effet, le Seigneur donne à chacun la même somme: ceux qui ont portés le poids du jour, et les derniers arrivés. La miséricorde est gratuite, et si l'on vient au Seigneur, il faut l'accepter toute entière, elle n'est pas négociable, et le Seigneur ne retire pas sa parole ! Il donne ce qu'il a promis, pourvu qu'on vienne à lui avec sincérité, sans maugréer, (le fait qu'ils regrettent de ne pas avoir été embauché, n'est-il pas signe qu'ils le souhaitaient, qu'ils voulaient eux aussi leurs parts) sans regarder les défauts du voisin, venu se mettre au service du Seigneur, car lui seul juge ceux qui viennent à lui avec l'envie de se mettre sous son joug et de marcher droit ! Oui, le Seigneur est bon pour nous !

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Le royaume des Cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au point du jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Etant convenu avec les ouvriers d'un denier par jour, il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, en vit d'autres qui se tenaient sur la place sans rien faire, et leur dit : " Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. " Et ils y allèrent. Il sortit encore vers la sixième et la neuvième heure, et fit la même chose. Etant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui stationnaient, et il leur dit : " Pourquoi stationnez-vous ici toute la journée sans rien faire ? " Ils lui disent : " C'est que personne ne nous a embauchés. " Il leur dit : " Allez, vous aussi, à la vigne. " Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : " Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en commençant par les derniers jusqu'aux premiers. " Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier. Quand vinrent les premiers, ils pensèrent qu'ils recevraient davantage ; mais ils reçurent, eux aussi, chacun un denier. En le recevant, ils murmuraient contre le maître de maison, disant : " Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le poids du jour et la chaleur. " Mais lui, s'adressant à l'un d'eux, répondit : " Ami, je ne te fais point d'injustice : n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire en mes affaires ce que je veux ? Ou ton œil sera-t-il mauvais parce que, moi, je suis bon ? Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers derniers. "

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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