XIV Jésus est mis au Sépulchre

Publié le 3 Avril 2015

Je vous adore, Seigneur Jésus, tandis que de fidèles mains emportent votre corps sacré, le déposent dans le sépulcre et ferment l’entrée d’une pierre.

Je vous adore durant le silence de cette nuit étonnante, où l’auteur de toute vie parut enchaîné dans les liens de la mort.

Les Pharisiens, troublés par le souvenir de vos oracles, ont fait sceller la pierre; des gardes veillent devant elle; vos disciples sont dispersés, tout se tait aux alentours. Il semble que la mort ait gagné la victoire et décidément assuré son empire.

Parlez, cependant, ô Maître, et dites-moi ce que je dois apprendre dans ce dernier acte de votre passion.

Jésus-Christ.:

"Mon fils, tu ne dois point chercher dans mon tombeau un mystère de mort, maison mystère de vie. Que le silence de ma voix, l’immobilité de mes membres, la froide inaction de mon cœur ne te trompent point: ce n’est pas la mort qui triomphe, c’est la vie qui se recueille et qui tout à l’heure va soulever pour toujours la pierre du sépulcre.

Rappelle-toi, mon fils, la parole que je dis un jour à mes disciples: «Si le grain de froment ne tombe en terre et s’il n’y meurt, il demeure seul; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. »

Considére un grain de froment dans la main de celui qui sème. Le grain est dur alors, concentré, stérile. Mais que la main du semeur le jette dans le sillon; il s’enfouit d’abord dans le sein de la terre; le voilà caché, recouvert comme d’un linceul; puis vient la mort. Il est. dissous par la pluie, par les ardeurs du soleil, par l’action même de son tombeau: il meurt; mais aussitôt une invincible vie s’échappe des limites mêmes du néant. Rien ne lui résiste, ni terre, ni pierres, ni ténèbres, ni linceul, ni sépulcre; elle grandit, elle monte, elle perce la terre et, regardant fortement le soleil, elle élève vers lui toute une moisson.

Cette mort triomphante du grain de blé est le symbole de ma mort et de la mort spirituelle de mes fils.

Elle représente fidèlement la féconde transformation des âmes qui savent, une fois pour toutes, mourir avec moi, et attendre leur heure dans mon sépulcre.

Bienheureuse l’âme qui comprend ce que c’est qu’attendre son heure dans mon sépulcre!

Pour toi, mon fils, à qui j’ai découvert mes secrets, tu le sais maintenant."

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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