XI Jésus est cloué sur la Croix

Publié le 3 Avril 2015

Je vous adore, Seigneur Jésus-Christ, abandonnant aux bourreaux vos membres sacrés, laissant clouer à la croix vos pieds et vos mains, souffrant enfin qu’on élève la croix au-dessus de terre.

J ’adore votre abandon, j’adore votre silence, j’adore votre divine passivité : il n’est pas rare, Seigneur, que vos fils aient à les imiter sur la terre;

vous permettez souvent qu’ils soient saisis, renversés, étendus sans mouvement et sans force, cloués à des croix douloureuses. Vous le permettez quelquefois pour les châtier, quelquefois pour réveiller leur vertu endormie, quelquefois pour faire éclater leur sainteté. Les "ministres de vos desseins sont nombreux et divers: les passions, la méchanceté des hommes, les maladies, les revers de fortune, les calomnies, les disgrâces, les humiliations d’autant plus cruelles qu’elles sont plus connues et qu’elles enfoncent davantage dans un ridicule irréparable, les ruines, la mort’ enfin toujours imprévue. Mais ce qu’il faut savoir, Seigneur, c’est que très-souvent, sous le déguisement de ces forces en apparence fatales, ce sont vos anges qui agissent, qui frappent, qui tranchent dans le vif et qui attachent le chrétien à sa croix.

Tandis qu’on clouait Jésus à la croix, il y avait sans doute un plus habile, un maître qui dirigeait les coups et surveillait le sanglant travail :mais c’était pour la mort.

Le doux et miséricordieux maître qui surveille à notre égard le travail de ses anges ne fait rien, n’ordonne rien que pour la vie de ses élus. Tout ce qu’il dispose est pour leur bien éternel; tout ce que nous souffrons en union à sa volonté, il le voit, il le compte, il le recueille: pas une souffrance perdue, pas une plainte égarée, pas une larme inutile.

Il console plus qu’il n’éprouve, il récompense une heure de patience par des siècles de béatitude, il prend soin de nous avertir « qu’il n’y a nulle proporu tion imaginable entre les souffrances u d’ici-bas et la gloire qui se lèvera sur « nous » Ayons donc un peu de foi et d’espérance. Livrons-nous sans arrière-frayeur en des mains si fortes et si douces. Étendons, comme Jésus, les pieds et les bras sur la croix qui nous fut préparée dès le commencement. Sachons demeurer silencieux dans l’acte d’un abandon définitif

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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