IV Jésus rencontre sa Sainte Mère

Publié le 3 Avril 2015

Je vous adore, Seigneur Jésus, rencontrant Votre sainte Mère, et trouvant dans sa compassion un soulagement à l’extrémité de vos douleurs.

O Christ! quelle âme fut jamais plus forte que la vôtre, plus déterminée au sacrifice, plus prête à la souffrance et à la mort? Sans élever notre regard jusqu’à la divinité qui ne cesse, tandis que vous souffrez sur la terre, de vous unir et de vous égaler au Père dans les splendeurs des saints, nous trouvons encore en vous, comme homme, l’idéal de tout héroïsme et de toute force. Et cependant vous désirez, vous disposez cette rencontre de la Vierge Marie, et vous cherchez un allégement à vos maux dans les larmes. de sa piété maternelle, dans les regards de son immense amour.

Vous nous apprenez par là, Seigneur, à ne pas nous roidir dans la souffrance, à n’y point affecter un trop fort maintien, mais à être doux envers nos douleurs, et à estimer alors le secours de ceux qui nous aiment et que nous aimons.

O Marie! vous êtes le premier, le plus pur etle meilleur de ces êtres doux et chers qu’il est bon de rencontrer à l’heure de la détresse. Votre cœur est riche sans mesure des deux forces qui rendent une âme com patissante : l’amour et la pureté; et ce cœur incomparable est partout. Il n’y a terre si étrangère, exil si lointain où l’on ne puisse vous rencontrer, comme Jésus, au détour de la croix douloureuse ; vous êtes la dernière vision du jeune soldat qui meurt en regrettant sa mère ;vous êtes la dernière vision du missionnaire égaré qui, tombant de fatigue et de faim, loin des hommes, sent une étreinte maternelle envelopper sa tête mourante, et expire sur votre sein.

O Marie ! nous aussi, nous avons à souffrir en ce monde, et nul ne sait quelle sera la mesure de nos maux. Peut-être un jour serons-nous seuls, loin des nôtres, livrés au secours banal de l’indifférence et aux consolations qu’il faut payer. Venez alors, ô Marie!

ô Mère! venez au-devant de nos plaintes, mettez sur nos lèvres ce nom tant de fois invoqué depuis nos premiers jours, ce nom qui calme, qui apaise, qui purifie tout ce qui l’entend.

O Marie! qui avez été trouvée digne de consoler et de fortifier l’Homme-Dieu sur le chemin du Calvaire, voyez la faiblesse des hommes, voyez notre faiblesse, et jetez sur nous ce regard de mère qui allége le poids de toute croix.

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Ecclésial

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