Samedi dit de mi-carême

Publié le 14 Mars 2015

NB: La mention du "samedi de mi carême" n'est pas commune, elle apparaît chez les auteurs italiens au XVIII ème est n'est pas reprise officiellement

La station se fait à S. Caïus, à Ste. Susanne et à Ste. Marie des Anges. A S. Caïus, où il y a indulgence plénière, on vénère le corps de S. Caïus pape renfermé dans l'autel.

On expose une partie du cilice en laine grise et de la discipline en chaînettes de fer de Ste. Madeleine de Pazzi, ainsi que des vêtements et des cendres de S. Pie V. A Ste. Susanne, il y a indulgence de dix ans et dix quarantaines.

La messe est chantée en contrepoint à onze heures.

Les corps de Ste. Susanne m., de S. Gabin, de S. Eleuthère évêque et de S. Genès m. reposent dans la confession.

On expose les reliques suivantes: Crâne de Ste. Théodora m. Crâne de Ste. Pudicissime m. Dent de S. Fabien pape et m. Des ossements de S. Laurent m., de Ste. Praxède, des SS. Innocents. Reliques de S. Maur abbé, de S. Calépode m., de S. André, de S. Luc évang., de S. Etienne diacre, de S. Georges m., de S. Longin m., de S. Gabin, prêtre et m., de S. Maur m., de S. Zénon et de ses compagnons mm., de S. Sébastien m., de S. Pierre, de S. Paul, de S. Barthélemy, de S. Jacques majeur, de S. Simon, de S. Pamphile m., de Ste. Aurée, v. et m., de S. Fabien, pape et m., de Ste. Gertrude, v., de S. Clément, pape et m. Du manteau de S. Joseph (rayé jaune et rouge).

A l'église du Caravita, à huit heures, communion générale pour la clôture de la retraite des dames. A Ste. Marie des Anges, où il y a indulgence plénière, on ouvre la chapelle des reliques, qui contient les corps ou ossements de 730 martyrs, la plupart extraits des catacombes et disposés de manière à former un calendrier offrant un saint pour chaque jour de l'année.

Nous ferons ici l'énumération des principales catacombes qui ont fourni à la ville de Rome et au monde entier tant de corps de saints martyrs: En dehors de la porte Saint-Paul, sur la route d'Ostie, sur l'emplacement de la basilique Saint-Paul, était le cimetière de Lucine, dame romaine. C'est là que l'apôtre des Gentils fut enseveli après son martyre. Il y avait encore plus loin celui de Saint Zenon ou d'Anastase ad aquas Salvias, près duquel fut décapité le même apôtre, et où furent déposés les corps de dix mille martyrs.

Sur la rive opposee du Tibre, en dehors de la porte Portèse, sur la via Portuense, au lieu dit Pozzo Pantaleo, existe un cimetière où furent enterrés un nombre extraordinaire de martyrs mis à mort sur cette même voie. Sur une colline plus rapprochée de la ville est le cimetière célèbre de Saint Pontien, nommé ad Ursum pileatum, ou des saints martyrs Abdon et Sennen. A la voie qui conduisait à Porto appartiennent encore les cimetières de S. Jules I et de Générosa dit ad Sextum Philippi.

En repassant le Tibre, sur la voie Appienne, on rencontre les trois catacombes de S. Sébastien, où fut décapité le pape S. Etienne, de Prétextat et de Saint Calixte où furent inhumés Ste. Cécile, les premiers pontifes et quelque temps les corps des deux apôtres Pierre et Paul. Viennent ensuite sur la voie Latine les cimetières de Saint Apronianus, de saint Gordien, de Sainte Eugénie. Sur la voie Labicana, à égale distance de la Porte Majeure, sont ceux du martyr Caslulus, familier de l'empereur Dioclétien, et de S. Zotique ou Gétule, martyr, époux de Ste. Symphorose.

Un peu plus près, au lieu dit Tor Pignattara, on voit le cimetière des Saints Marcellin et Pierre appelé inter duos lauVoici les principaux martyrs: Corps de S. Libérat, soldat, sous l'autel. Côte de S. Boniface m. Côte de Ste. Colombe m. Côte de S. Vincent m. Crâne de S. Marcellin m. Corps de S. Prosper, avec une fiole de sang. Corps de Ste. Aurélie m. Jambe de S. Smaragde m. Jambe de S. Cyriaque m. Jambe de S. Maxime m. Corps de S. Maxime m., avec une fiole de sang. Corps de S. Janvier m., avec une fiole de sang. Corps de Ste. Valentine m., âgée de 17 ans et ros, où furent ensevelis ces deux saints martyrs avec Saint Tiburce, et où plus tard reposa Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin.

En dehors de la porte Saint-Laurent, appelée anciennement Taurina et Tiburtina, parce qu'elle conduisait à Tivoli, s'étend la catacombe de Saint Cyriaque et de Saint Hippolyte, où fut inhumé le corps du diacre Saint Laurent et au-dessus de laquelle on voit aujourd'hui le grand cimetière de Rome. En faisant le tour des remparts, après la porte Pie, au deuxième mille sur l'antique voie Nomentane, près de l'église de Ste. Agnès, s'ouvre le vaste et magnifique cimetière qui porte le nom de cette sainte, parce que son corps y fut dépose.

Un peu plus loin est celui des saints martyrs Prime et Félicien, dit ad arcum Nomentanum, et celui que l'on nomme ad Nymphas Beati Petri, parce que le prince des apôtres y baptisa un grand nombre de chrétiens. Plus loin encore, au septième mille, on trouve les catacombes du pape Saint Alexandre, établies par Sainte Sevéria sur son domaine, et de Saint Restitute ouvertes dans un champ de Sainte Juste. Sur la voie Salaria Vecchia s'étend le vaste cimetière des Saints Hermès, Basille, Prote et Hyacinthe, dit ad Clivum eucumeris, et sur la voie Salaria Nuova celui non moins célèbre de Sainte Priscille, disciple de saint Pierre, qui l'inaugura. Plus tard, ayant reçu les corps des saints martyrs Silvestre et Crescence, il prit leurs noms. Tout à côte est celui de Sainte Félicité, dit Jordanorum, et, toujours sur la même voie, celui de Saint Hilaire, ouvert par ce saint dans son propre jardin.

En dehors de la porte du Peuple, avant d'arriver au pont Milvius, (aujourd'hui Ponte Molle), on rencontre le cimetière de Saint Valentin, restauré par le pape Jules I, et plus loin celui de Sainte-Théodora, ouvert par elle-même. Sur la voie Aurélienne, on trouve le fameux cimetière de S. Calépode, au-dessous de l'église de S. Pancrace, à l'entrée 7 mois. Corps de Ste. Félicité, m., avec une Sole de sang. Corps de S. Félix, avec une fiole de sang. Corps de Ste. Irène m., avec sa fiole de sang. Corps de S. Laurent m. Corps de S. Anastase m. Corps de S. Priscus, m., âgé de 37 ans. Corps de S. Nectaire, m. Corps de Ste. Quintiola m. Corps de Ste. Paria m. Corps de S. Victor m. Corps de Ste. Clémentine m. Tous ces corps de martyrs, de nom propre, sont accompagnés de vases en verre ayant contenu leur sang. duquel le jeune martyr fut décapité; puis le cimetière des Saints Processe et Martinien, martyrs.

Enfin, près de la même voie, plus près de l'ancienne Rome, le cimetière du Vatican, où fut enterré en premier lieu le corps de S. Pierre. Malgré la défense de la loi romaine, les chrétiens, quelquefois par nécessité, mais surtout par estime pour les martyrs du Christ, osèrent ensevelir secrètement les corps saints dans les cimetières creusés dans leurs propriétés, à l'intérieur de la ville. C'est à ce pieux usage que servirent souvent les Thermes de Novatien, placés dans le Viens patritius, ancien quartier d'une famille illustre, qui a fourni à l'Eglise les Saints Timothée, Novat et Pudens. Ce cimetière prit le nom de Priscille, mère du sénateur.

Après la mort de Sainte Pudentienne, fille de Pudens, il fut converti par le pape Saint Pie I, l'an 157, en une église semblable à celle de sa sœur, Sainte Praxède, et consacrée à Dieu sous le vocable de cette vierge héroïque. On croit que trois mille martyrs furent ensevelis en ce lieu sous la persécution d'Antonin, l'an 138.

Là encore reposèrent Saint Simétrius, prêtre, avec vingt-deux martyrs, que Ste. Praxède ensevelit de ses propres mains, et que l'on transporta, plus tard, au cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. On croit encore que ce cimetière servit de refuge aux chrétiens, et que les saints mystères y furent célébrés.

Ce qui est certain, c'est qu'il communiquait avec la catacombe de Népotien, où Saint Etienne I, pape en 253, régénéra dans l'eau du baptême cent huit catéchumènes. Non loin de ce lieu, sur l'Esquilin, se trouvait le cimetière dit ad Ursum pileatum, différent de celui du même nom placé en dehors de la ville sur la voie Portuense, et qui tirait son nom d'une figure d'ours représenté avec un chapeau sur la tête. Il fut ouvert par Saint Fabien ou Flavien, préfet de Rome, martyrisé sous Julien l'Apostat. Commencé par ce saint personnage dans sa propre demeure, il fut agrandi par ses deux filles, Ribiane et Démétrie qui, ainsi que leur mère Dafrose, y trouvèrent l'une après l'autre un glorieux tombeau.

Rédigé par Baglialto / Relecture:Amandine

Publié dans #Salve

Repost 0