Saint Nicolas de Flüe

Publié le 25 Septembre 2014

Suite à l'affreuse journée d'hier pour la France, et en hommage à notre compatriote, le blog est fermé ce jour

Nous fêtons Saint Nicolas de Flüe (1417-1487) Ascète, saint patron de la Suisse

Malgré son penchant pour la méditation solitaire, Nicolas ne suivit pas immédiatement ce qui était sa vocation première. Il épousa une femme courageuse, Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l'armée. Mais ce bon père de famille, cet homme d'un grand civisme, se retirait dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu'il le pouvait.

A cinquante ans, une voix intérieure lui dit : "Quitte tout ce que tu aimes, et Dieu prendra soin de toi." Il demanda à sa femme et à ses grands enfants l'autorisation de se consacrer entièrement à Dieu et se décida à tout quitter. Il s’éloigna, pieds nus, vêtu d’une longue robe de bure, un chapelet à la main, sans argent, sans provision, en jetant un dernier regard tendre et prolongé vers les siens.

Une nuit, Dieu le pénétra d’une lumière éclatante, et depuis ce temps, il n’éprouva jamais ni la faim, ni la soif, ni le froid. Ayant trouvé un lieu sauvage et solitaire, il s’y logea dans une hutte de feuillage, puis dans une cabane de pierre. La nouvelle de sa présence s’était répandue bientôt, et il se fit près de lui une grande affluence. Chose incroyable, le saint ermite ne vécut, pendant dix-neuf ans, que de la Sainte Eucharistie; les autorités civiles et ecclésiastiques, saisies du fait, firent surveiller sa cabane et constatèrent la merveille d’une manière indubitable.

Plus il s'isolait, plus il influençait la politique de son pays. On venait lui demander conseil, il dictait ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde. Et c'est ainsi qu'il sauva sa patrie en 1471, lors de l'invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui voulait l'annexer et, en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la confédération.

Nicolas fut atteint, à l’âge de soixante-dix ans, d’une maladie très aiguë qui le tourmenta huit jours et huit nuits sans vaincre sa patience. Il mourut le 25 septembre 1487.

Il a été canonisé le 15 mai 1947 par le pape Pie XII. Il est le saint patron mondial de la paix depuis cette date. Il est également, de même que Saint Martin et Saint Sébastien, le saint patron de la Garde Suisse Pontificale au Vatican. Il est aussi le patron des familles nombreuses, des médiateurs et le protecteur des épouses qui vivent séparées de leur mari.

Rédigé par Cdl Balthasar

Publié dans #Salve

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